Sauvons nos retraites par Jean Louis Chavoillon

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

      « Le travail est au cœur des valeurs qui nous rassemble »

  •  
    •  

           Les Réformateurs Toulousains

  •  
    •  

              Par Jean-Louis CHAVOILLON

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.
 
 

Avec le nouveau débat lancé par le premier ministre sur le rallongement de la durée de cotisation pour atteindre l’âge légal de la Retraite, avec l’ouverture du débat sur le travail dominical, on peut se poser légitimement la question sur la place de l’Homme en général et de la famille dans un système économique qui s’apparente plus à un désordre économique et sur la limite d’un système de protection sociale qui malheureusement arrive en bout de souffle, plombé par nos abus, notre manque de volonté de remise en cause et par un coût mondial de main d’œuvre extrèmement bas.

Les multiples réformes sur qui se succèdent sur le chapitre des retraites, nous donne un goût d’inachevé et ne nous délivre pas une perspective lointaine sur la viabilité du système à la française.

Ceci nous amène à penser que pour nous ménager, nous n’osons pas nous avouer à nous même que le système de répartition tel que nos parents, nos grands parents ont connu est en train de mourir. Et ceux ne sont pas les partenaires sociaux, avec leur légitimité relative, qui peuvent affirmer le contraire.

Le désengagement de la sécurité  sociale qui transfère de plus en plus de charges sur les systèmes privés, la généralisation des contrats à adhésion obligatoires tant pour les mutuelles que pour la retraite entraine un glissement de la protection sociale du public vers le privé. Néanmoins les déficits sont là malgré le courage de notre majorité mais le premier ministre, François FILLON n’avait t’il pas déclaré que la France était en faillite ? S’ajoute à cela les prélèvements sociaux, le problème de la revalorisation des petites retraites, le financement de la dépendance avec le rallongement de la vie, autant de défis qui amène à conclure qu’il faut repenser notre système et que le courage en politique est de dire la vérité.

Nicolas SARKOZY s’est fait élire sur le thème de la rupture et sur l’action. Plusieurs chantiers ont été lancés notamment celui des retraites et des régimes spéciaux qui avait toujours été repoussé notamment par la gauche.  Il convient donc de saluer son courage. Mais aujourd’hui avec l’ouverture d’un nouveau chapitre sur les retraites, la devise de la république doit retrouver toute sa force et plus particulièrement l’égalité devant la loi. Ainsi, sans pour autant viser une catégorie particulière, le traitement des salariés du public se doit d’être identique à celui du privé sous peine de  voir à terme exploser la fameuse solidarité française.

 

 

 

SOURCE www.sauvegarde-retraites.org

les 7 grands privilèges de la fonction publique

Après la réforme Fillon (2003), on pensait en avoir fini avec les passe-droits et les privilèges en tout genre qui émaillent notre système de retraite… Eh bien non ! Le principe d’équité a beau être écrit en lettres d’or à l’article 3 de la loi du 21 août 2003 : « Les assurés doivent pouvoir bénéficier d’un traitement équitable au regard de la retraite, quels que soient leurs activités professionnelles passées et le ou les régimes dont ils relèvent », les fonctionnaires bénéficient toujours d’une multitude d’avantages aussi méconnus qu’injustifiés. Jugez plutôt : 

Privilège n° 1 : la retraite avant 60 ans pour la moitié des agents

Ø      Officiellement l’âge de la retraite est de 60 ans dans la fonction publique mais, en réalité, 1,25 million d’agents (aiguilleurs du ciel, policiers, agents techniques, infirmières, etc.) sont autorisés à partir dès 55 ans ou même dès 50 ans. Sans oublier tous ceux, parents de trois enfants, qui peuvent bénéficier de la retraite anticipée. 

Privilège n° 3 : les bonifications d’annuité ou « trimestres gratuits »

Ø      Mutation à l’étranger, affectation dans l’enseignement technique, service spécial… Voilà autant d’occasions d’attribuer aux fonctionnaires des trimestres ou des années gratuites pour leur retraite, sans qu’ils aient besoin de cotiser ni même de travailler !

Privilège n° 4 : le calcul de la pension à partir des rémunérations de fin de carrière

Ø      Alors que pour les salariés du privé, la retraite est calculée à partir de l’ensemble de la carrière, la pension des fonctionnaires est toujours calculée à partir de la rémunération la plus élevée, celle des six derniers mois d’activité.

Privilège n° 5 : la réversion sans plafond

Ø      Contrairement à la réversion du privé, celle des agents publics n’est pas soumise à une condition de ressources (1509 € / mois) ni à une condition d’âge (55 ans).

Privilège n° 6 : les cotisations qui n’augmentent pas

Ø      Figée à 7,85 % du traitement de base, la cotisation retraite des fonctionnaires n’a        pas augmenté d’un iota depuis… 1990 ! L’équilibre du régime est donc intégralement assuré par l’Etat employeur, donc le contribuable.

Privilège n° 7 : « RAFP », le nouveau régime spécial

Ø      En contrepartie de la réforme Fillon, les fonctionnaires bénéficient, désormais, d’un nouveau régime de retraite, en capitalisation, qui leur est totalement réservé.

Privilège n° 8 : des retraites 100 % garanties

Ø      Quels que soient l’ampleur du choc démographique et l’impact de la crise économique, le montant de la retraite des fonctionnaires est garanti par l’Etat. C’est, quoi qu’il arrive, au moins 75 % du dernier traitement pour une carrière complète.
 

Retraite : comparaison public-privé

  Fonctionnaires Salariés du privé
Âge légal de la retraite 50 ans, 55 ans ou 60 ans 60 ans
 
 
Base de calcul de la pension
 
 
6 derniers mois de traitement
-          régime de base : 25 meilleures années

-          régimes complémentaires : ensemble de la carrière

Possibilité d’une retraite anticipée pour les parents de 3 enfants  
oui
 
non
Distribution de « trimestres gratuits » (hors bonifications familiales) Oui, bonifications pour les services hors Europe, pour les services Outre-mer, etc.  
non
 
Réversion
aucune condition d’âge

aucune condition de ressources

à partir de 55 ans

sous condition de ressources

 
Cotisations salariales
7,85 % du traitement de base

(et 5 % sur une fraction des primes)

10,55 % de l’ensemble de la rémunération
Dernière augmentation des cotisations salariales 1990 2006
Cumul emploi retraite libre restrictif pour les 60-65 ans
Mesures Compensatrices de la réforme Fillon Institution d’une retraite complémentaire (RAFP) et, dans certains cas, de primes NBI  
aucune
Niveau des retraites garanti oui, 75 % du dernier salaire pour une carrière complète non

Publié dans Dossiers

Commenter cet article