Ségolène Royal se dit "suivie" et alimente la polémique

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


AFP - Jeudi 10 juillet, 19h56

PARIS (AFP) - La socialiste française Segolene Royal a affirmé jeudi être sans doute "suivie" ou "écoutée", alimentant ainsi la polémique qu'elle a suscitée en liant un récent cambriolage de son appartement à ses attaques contre le président Nicolas Sarkozy.

Une femme de 23 ans, originaire de l'ex-Yougoslavie, a été identifiée par les services de police comme un possible auteur du cambriolage du domicile de Ségolène Royal le 23 août 2006, a-t-on appris jeudi auprès du ministère de l'Intérieur.

Relevant que cette "mise à sac" récente avait eu lieu dans un laps de "temps très court", entre 20H30 et 22H30, "à un moment où il n'y a pas de cambriolage car il y a beaucoup d'allers et venues", Mme Royal a déclaré sur la radio RTL qu'elle était "sans doute suivie".

"Soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu'à mon domicile, c'est une évidence", a dit Mme Royal, battue à la présidentielle par M. Sarkozy et candidate déclarée au poste de premier secrétaire du Parti socialiste.

Mme Royal, qui veut se positionner comme la principale opposante au chef de l'Etat, a vu dans ce cambriolage commis le 27 juin non "une affaire personnelle, mais une affaire politique".

Elle a relevé une nouvelle fois la "coïncidence très étrange" de l'effraction, survenue au lendemain de sa mise en cause de "la mainmise sur la France du clan Sarkozy".

Lors de cet incident, "il y a eu effraction, mais il n'y a pas eu vol", selon des sources proches du dossier. L'appartement de Mme Royal avait déjà été cambriolé en août 2006.

Le parti UMP au pouvoir (droite) a vivement réagi, suggérant à Mme Royal de recevoir une "aide psychologique".

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a affirmé que les propos de la dirigeante socialiste ne correspondaient "à rien", et a appelé à attendre le résultat des enquêtes "qui permettront de savoir dans quelles circonstances et pourquoi l'appartement de Mme Royal a pu être visité".

Les précédentes déclarations de l'ancienne candidate à la présidentielle avaient déjà suscité mercredi quolibets et indignation à droite. Dans le camp socialiste, ses proches avaient pris sa défense, d'autres se montrant plus prudents.

Le Premier ministre Francois Fillon lui avait reproché de "perdre le contrôle d'elle-même", tandis que le président UMP de l'Assemblée Bernard Accoyer avait jugé qu'elle avait atteint "un niveau de stupidité affligeant".

Mme Royal a dénoncé jeudi "la violence et la vulgarité" des propos de responsables UMP. "Dans n'importe quelle autre démocratie, le pouvoir se serait ému", a-t-elle estimé.

Le quotidien de gauche Libération se montrait également critique jeudi à l'égard de Mme Royal, qu'il avait soutenue lors de la présidentielle. Il a publié sa photo en Une surmontée du titre "La gaffitude", en référence au néologisme de "bravitude" que la candidate socialiste avait utilisé pendant la campagne électorale de 2007.

Le quotidien de droite Le Figaro a vu dans les accusations de Mme Royal une stratégie "pour exister coûte que coûte".

Mme Royal avait déjà suscité un tollé la semaine dernière dans la classe politique, y compris dans les rangs socialistes, en déclarant que le président Sarkozy n'était "pour rien" dans la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.


Autre possibilite dont les journaux ne peuvent parler : Segolene Royal pourrait avoir monter de toute piece cette mise en scene au vu des retombes mediathiques de ses premiers cambriolages. N'ayant pas grand chose a raconter et connaissant ses facons de proceder, elle pourrait tres bien revenir au devant de la scene mediatique par ce type de manoeuvre. L'UMP n'a aucun interet a faire ce genre d'action puisque Royal se sarbode seule losqu'elle ouvre la bouche (cf: ces propos suite a la liberation d'Ingrid Betancourt) ... Aucune piste n'est a ecarter....
Frederic GUYONNET

 

source : yahoo actualites.

Publié dans Actualités nationales

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Delaire 12/07/2008 14:26

Elle est devenue folle où elle se prend pour Mitteranr...! Les deux...!

FG 11/07/2008 23:21

Le vrai-faux attentat des jardins de l’observatoire, en Octobre 1959 : une affaire soigneusement etouffée et dont peu de gens se rappellent .....

- Octobre 1959 : De Gaulle dirige les affaires du pays depuis 1 an. La vague gaulliste laisse progressivement sur le bord du chemin les hommes de la IV ème république précédente et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Parmi eux deux anciens députés que le gaullisme a renvoyés dans leurs foyers se rencontrent par hasard ( ?) : François MITTERRAND et Robert PESQUET. MITTERRAND, battu aux récentes élections législatives a rebondi au Sénat. PESQUET, menuisier de son état, il a milité activement dans les rangs du RPF après la guerre où il était secrétaire administratif. En 1956, alors que le gaullisme est en reflux il a été élu député en Loire-et-Cher. Un conflit avec Chaban-Delmas le fait chuter au dernières élections de 1958. MITTERRAND siégeait plutôt à gauche, PESQUET franchement à droite mais cela n’empèche pas les relations "chaleureuses". Et c’est ce qui se passe lors de cette rencontre du 7 Octobre 1959.


- A MITTERRAND qui lui demande ce qu’il devient, PESQUET répond : "Les électeurs m’ont prié de ne plus m’occuper d’eux...J’avais abandonné mon entreprise de menuiserie à l’époque où les gaullistes avaient besoin de moi .... maintenant, j’ai quelques problèmes... " et MITTERRAND de répondre : "Vous avez misé sur le mauvais cheval. Vos amis de droite sont des ingrats. Aujourd’hui, ils vous lâchent ... Chez nous, les gens de gauche, il y a heureusement une solidarité ... Je regrette qu’un homme comme vous ne soit pas dans nos rangs... ". Une heure plus tard, les deux hommes se retrouvent à nouveau à la sortie du Palais de justice. Toujours par hasard ( ?). MITTERRAND est accompagné de Maitre Roland DUMAS. Tous trois s’en vont boire un verre. DUMAS s’éclipse. "Comme MITTERRAND n’avait pas l’air pressé, nous nous mîmes ensemble à marcher sur les quais de la Seine" raconte PESQUET. Et ils parlent des problèmes en cours, l’Algérie etc .. et des commandos lancés par les tenants de l’Algérie française contre les personnalités françaises qui préconisent la négociation avec le FLN. MITTERRAND lui offre alors la possibilité de le tirer de sa médiocrité s’il accepte de lui rendre certains services. Selon PESQUET, MITTERRAND suggère alors la solution du faux attentat. "Un attentat simulé, dit-il, présentait le double avantage, aux yeux du sénateur, de lui permettre de redorer son blason à l’intérieur de la gauche et perturber la droite".


- Le plan prévoit que François MITTERRAND abandonne sa Peugeot sur le côté gauche de la rue, à hauteur du jardin de l’Observatoire, en laissant sa portière ouverte, faisant croire à une fuite éperdue suite à une poursuite. Et après qu’il se soit mis à l’abri, PESQUET viendrait mitrailler la voiture vide. Un vrai roman de série noire.

- Le 15 octobre au soir, MITTERRAND dîne chez LIPP, avec son ami DAYAN. En face, PESQUET attend dans l’ombre. Lorsque MITTERRAND sort vers minuit et demie, PESQUET, à distance, lui fait un signe de la tête : l’opération Observatoire peut commencer. François MITTERRAND s’installe au volant de sa 403 pendant que PESQUET rejoint sa 4 CV où l’attend Abel DAHURON, ancien jardinier et ami. Il est armé d’une mitraillette.


- Il est une heure du matin. La première partie du plan se déroule sans incident : MITTERRAND sort de sa 403, laisse la portière ouverte, enjambe une haie et se jette à plat ventre dans le gazon. Mais PESQUET et DAHURON sont ennuyés par un couple d’amoureux qui s’attarde... puis un taxi dépose un client. La 4 CV refait le tour du square. Quand elle repasse à proximité de MITTERRAND, celui-ci lance : "Alors, allez-y !... ". Une rafale de mitraillette est tiré par DAHURON. Elle réveille tout le quartier. Les appartements s’allument, du monde apparait au balcon, quelques personnes descendent dans la rue et finalement la police arrive.

- MITTERRAND porte plainte. Une voiture Renault Dauphine l’aurait suivi. Inquiet (le climat est aux attentats), il aurait modifié son itinéraire, et, parvenu face au Sénat, aurait tourné à gauche vers le boulevard Saint-Michel, au lieu de tourner à droite vers son domicile. Mais la voiture suspecte l’ayant suivi, il aurait fini par tourner à droite dans la rue Auguste-Comte, puis abandonné son véhicule, et sauté par dessus la haie des jardins de l’Observatoire, juste à temps pour éviter une rafale de mitraillette, sept balles tirées sur sa voiture par ses poursuivants. Le juge d’instruction Braunschweig ouvre une information contre X pour tentative d’assassinat, et confie l’enquête au commissaire Clot, chef de la brigade criminelle de la police judiciaire, qui lance des recherches très actives durant plusieurs jours.


- MITTERRAND est très entouré. Est-il blessé ? non ... La nouvelle de l’attentat circule vite dès le lendemain matin. L’affaire est à la une de tous les journaux. L’Humanité demande la dissolution des "bandes fascistes", la gauche s’indigne "le fascisme est en marche, les paras vont sauter sur Paris, c’est la guerre civile qui menace ..." et MITTERRAND déclare à la presse : « Je ne dirais rien qui puisse ajouter au désordre des esprits. Mais il est logique de penser que le climat de passion politique créé par les groupements extrémistes explique cet attentat". A droite on crie à la provocation pour déclencher une répression dans les rangs des partisans de l’Algérie française. Mitterrand est un héros et devient le leader de la lutte contre l’extrème droite.


- Le 20 octobre, PESQUET et MITTERRAND se rencontrent à nouveau dans un café de l’avenue de la Grande-Armée, le Crystal. MITTERRAND semble préoccupé... Puis PESQUET se rend au bureau de postes de la rue Vaugirard en compagnie... d’un huissier pour y retirer une lettre qu’il s’est envoyée à lui-même. L’huissier fait le constat.

- Que contient la lettre ? Le récit des entretiens avec François MITTERRAND, ce qu’ils ont décidé ensemble, la façon dont l’attentat se déroulera, l’endroit, etc ... Aucun détail n’est négligé. La preuve que tout a été combiné à l’avance par les deux anciens députés.

- Le 21 Octobre, le journal Rivarol, publie les révélations de Robert Pesquet qui affirme n’avoir eu d’autre commanditaire que MITTERRAND lui-même, soucieux de faire remonter sa cote de popularité.

- Le 22 octobre, Me TIXIER-VIGNANCOURT,­ "ferre le poisson" en invitant la presse au domicile de Me DUPUY, l’avocat de PESQUET. Ce dernier lit aux journalistes la lettre qu’il s’est adressée et qui décrit à l’avance l’opération. Il ajoute : "C’est à la demande de François MITTERRAND que cet attentat bidon a été organisé".


- C’est le scandale et aussi un immense éclat de rire. MITTERRAND se retrouve seul : Lui, l’ancien Ministre de l’Intérieur et de la Justice, a menti à la France. Bien sûr, il nie être l’instigateur de la comédie mais .... Au juge d’instruction, François MITERRAND donne une deuxième version et dépose une double plainte : pour tentative d’assassinat et pour diffamation. Selon lui, Pesquet, qu’il connaissait mal, l’aurait "intoxiqué" en lui "révélant" qu’un attentat était prévu contre lui par les partisans de l’Algérie Française, que Pesquet devait en être l’exécutant, mais qu’il avait préféré avertir sa future victime pour l’épargner, et lui suggérer à la place un attentat manqué. Proposition que lui, MITTERRAND, aurait acceptée de peur d’être tué réellement par d’autres "amis" de Pesquet si celui-ci leur faisait savoir qu’il renonçait.

- Le juge inculpe PESQUET et DAHURON de détention illégale d’armes de guerre. Il inculpe aussi André PEQUIGNOT, qui a fourni la mitraillette (un "souvenir" de la Résistance). Enfin, le juge demande au Sénat de lever l’immunité de Mitterrand pour afin de l’inculper d’outrage à Magistrats.

- Michel DEBRE, Premier Ministre, appuie la ­demande de levée d’immunité parlementaire. Le 25 novembre, MITTERRAND, qui ne voit pas qui a monté ce piège, monte à la tribune du Sénat et accuse Michel DEBRE d’être à l’origine de l’attentat de février 1957 au BAZOOKA contre le général SALAN, suspecté d’être incapable de garder l’Algérie française. A cette époque François MITTERRAND était Ministre de l’Intérieur. Curieusement, les auteurs de cet attentat furent relachés et l’affaire étouffée d’une manière magistrale. Les auteurs de l’attentat au bazooka avaient affirmé à l’époque avoir été commandités par Michel DEBRE. L’intervention de MITTERRAND à la tribune n’empêche pas le Sénat de voter la levée de son immunité parlementaire par 175 voix contre 27.

- PESQUET connaitra lui les foudres de la justice et les tracas de la police comme si MITTERRAND et DEBRE avait intérêt à étouffer lez 2 affaires ... PESQUET fera de la prison pour ... une bombe dans les toilettes de l’Assemblée ?. Il rejoindra l’OAS, sera condamné à vingt ans de prison et fuira en Espagne puis au Portugal. Là il ira combattre en Angola avec les commandos portugais puis reviendra en France avec de faux papiers.

- EPILOGUE : De Gaulle, réélu en janvier 1966, promulgue une loi d’amnistie qui efface entre autres le délit de port d’armes de Pesquet et Dahuron et , pour la première fois dans l’Histoire, elle s’étend également au délit d’outrage à magistrat : Mitterrand est donc lavé lui aussi. Ce "cadeau" semble confirmer que les gaullistes craignent de voir Mitterrand sortir ses "dossiers". Le 8 août 1966, le juge Sablayrolle, qui a remplacé le juge Braunschweig, rend une ordonnance de non-lieu pour ce qui concerne le délit de tentative d’assassinat. C’est donc un reconnaissance que l’attentat était simulé. Néanmoins Mitterrand fait appel de la décision de non-lieu en faveur de Pesquet, non-lieu qui implique sa complicité. Le 28 novembre, la Chambre d’Accusation de Paris le déboute et le condamne aux frais et aux dépens. Il insiste, se pourvoit en Cassation... puis, discrètement, se désiste. Le 30 mai 1967 la Cour de Cassation prend acte de ce désistement tout en le condamnant aux frais, là encore. L’affaire est terminée pour tout le monde. MITTERRAND va pouvoir devenir Président de la République pendant 14 ans et donner des leçons de morale à tout le monde.


- A la question, vingt ans après, "qui a monté le vrai faux attentat ?", Pesquet répondra : "Michel DEBRE !" Peut-on croire PESQUET ? Pour d’autres, l’instigateur aurait été TIXIER-VIGNANCOUR.... PESQUET est redevenu menuisier. Est-il encore de ce monde aujourd’hui ? MITTERRAND est mort le 5 janvier 1996. Pendant les deux septennats de MITTERRAND (1981-1995), plus personne n’a évoqué l’affaire de l’Observatoire. En politique aussi l’essentiel est de durer.

Mr Crowley 11/07/2008 17:34

Le cambriolage monté de toute pièce ne serait qu'une évolution logique pour cette mitterandienne, rappelez vous plutôt :

http://notrejournal.info/destins/MITTERRAND-OCTOBRE-1959-Le-FAUX

Le parallèle entre le faux attentat de Mitterand et le faux cambriolage de de Ségolène est édifiant ...