Pittsburgh ou l’avènement d’une nouvelle ère d’après-crise

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

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Pittsburgh ou l’avènement d’une nouvelle ère d’après-crise
Faire émerger un nouveau monde économique et financier, tel est le programme du G20 de Pittsburgh des 24 et 25 septembre, et l’ambition de Nicolas Sarkozy, à l’initiative de cette réunion des grands dirigeants mondiaux.
Une fois de plus, Nicolas Sarkozy veut des résultats !

Faire émerger un nouveau monde économique et financier, tel est le programme du G20 de Pittsburgh des 24 et 25 septembre, et l’ambition de Nicolas Sarkozy, à l’initiative de cette réunion des grands dirigeants mondiaux.
Une fois de plus, Nicolas Sarkozy veut des résultats !


Il y a un an, la crise financière touchait toutes les places boursières du monde. A la demande de la France, les Etats se sont organisés avec pour principal objectif commun : mettre fin aux dérives du monde de la finance mais surtout refonder l’ordre financier et économique mondial pour en faire un système viable.

Après Washington en novembre 2008 et Londres en avril 2009, quelques semaines après le début de la crise, le G20 a posé les jalons d’une nouvelle ère économique remettant les Etats en responsabilité. Londres a accueilli en avril 2009 un sommet qui a vu émerger des mesures concrètes de réponse à la crise. Aujourd’hui, dans un contexte de reprise et au moment où la fin de la récession est en vue, c’est l’évaluation des mesures prises et la gestion de l’après-crise qui sont au cœur du débat.


Trois mesures fortes pour moraliser le système financier

- Lutter contre les paradis fiscaux passe par des sanctions à l’égard des pays qui n’ont pas signé les protocoles d’échanges d’information fiscale. Concrètement, et Nicolas Sarkozy l’a déclaré à la veille du sommet du G20, « les paradis fiscaux et le secret bancaire, c’est terminé », rappelant que l’un des enjeux de Pittsburgh, c’est de prévoir des sanctions dès 2010 pour les pays qui ne respecteraient pas les nouvelles « réglementations internationales ».

- Limiter les salaires et bonus des traders et sanctionner leurs prises de risques excessives. Pour ce qui concerne les rémunérations variables des banquiers, dits « bonus » que le Président de la République souhaite voir encadrés, si des discussions sont en cours sur les modalités de cet encadrement, les 27 pays de l’union européenne ont expressément demandé à ce que le G20 examine les moyens de limiter leur montant en fonction des revenus et des profits des banques et Nicolas Sarkozy l’a rappelé avec force : « Nous voulons clairement que le montant des bonus soit plafonné en fonction, par exemple, d’un pourcentage du chiffre d’affaires, d’un montant de fonds propres ». Pour éviter que les traders ne prennent des risques excessifs comme ça a été le cas, en France, il n’y aura plus de bonus sans malus, « aucun bonus ne sera payé sur la première année, on l’étalera sur trois ans. Et si le trader a fait une perte l’année suivante, on lui prendra un malus », a déclaré le Président de la République.

- Renforcer la solidité financière des banques. La France souhaite que les activités de spéculation qui représentent un risque élevé, soient encadrées par une meilleure définition des fonds propres.

 
 


Normes comptables qui régissent les banques et entreprises, fonds spéculatifs et rôle du Fonds Monétaire international (FMI) sont également au programme des discussions prévues à Pittsburgh.

 

L’ensemble des pays du G20 sont prêts à « tracer le chemin vers une croissance qui soit équilibrée et durable », comme l’a déclaré Barack Obama à la tribune de l’Assemblée générale des Nations-Unies. « Cela veut également dire établir de nouvelles règles et renforcer la réglementation de tous les centres financiers, de façon à mettre fin à la cupidité, aux excès et aux abus qui nous ont menés au désastre et éviter qu'une telle crise se reproduise jamais », a-t-il ajouté.

Publié dans Actualités nationales

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