LES PRIMAIRES SOCIALISTES

Publié le par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban)

 

BILLET D’HUMEUR DU PRESIDENT DE L’UMP 31, JEAN LUC MOUDENC

 

Certes 95 % du corps électoral ne s’est pas déplacé. Mais 2,8 millions d’électeurs pèseraient ils moins que 5000 congressistes d’un parti ?

 

Certes, ces primaires ne s’inscrivent ni dans la tradition gaulliste, ni dans les habitudes de la Vème République. Mais la Vème République est toujours bien là au lendemain de ce scrutin inédit et point n’a été nécessaire de modifier notre Constitution.

 

Certes,la gestion du fichier électoral par un seul parti ouvre la possibilité à toutes les dérives ultérieures de fichage des citoyens, surtout quand ils sont agents des collectivités territoriales dirigées par le PS ou demandeurs de subventions aux collectivités en question. Mais les hautes autorités indépendantes de notre pays n’ont pas retenu l’argument de ce risque.

 

Ces primaires sont modernes car elles offrent à tout citoyen la possibilité, jusqu’ici inédite en France, de participer à la définition d’un des termes du choix suprême que chacun de nous fera pour la direction de notre pays au cours des 5 années à venir.

 

C’est cet aspect participatif qui lui confère cette modernité évoquée par le Premier Ministre François FILLON.

 

Pour le Parti socialiste, ce fut un excellente opération : quasi-monopolisation des médias, quintuplement du listing des sympathisants et donc de la force militante potentielle pour la faire la campagne, effet de dynamique pour le lancement de la campagne du candidat désigné.

 

Bref, c’est une opération « tout bénéfice », à peine ternie par des « petites phrases » assassines des uns sur les autres, contenues toutefois par une discipline collective globalement respectée.

 

J’observe que, mieux que nous, les socialistes savent débattre et se disputer puis refaire vite bloc pour nous combattre.

 

Cela aussi est une leçon pour nous.

Certains, ici en Haute-Garonne (mais ailleurs aussi) seraient bien inspirés de méditer cela et de s’en inspirer !

 

Mettre l’ambition collective avant les considérations personnelles : un vrai programme … pour nous !

 

Que cela nous fasse plaisir ou non, rien ne sert de s’accrocher à des postulats de principe pour nier l’avantage qu’a su se créer le PS à l’orée de la campagne présidentielle.

 

Cependant, sur le fond, le citoyen a-t’il gagné quelque chose à ce débat ?

 

Ce n’est pas sûr, car l’exercice des primaires citoyennes a fonctionné comme un concours de beauté, où le style des candidats et leurs traits de caractère ont été les critères dominants des commentaires faits et donc du choix à effectuer.

 

En effet, tous les candidats avaient adhéré au même projet et tous l’ont porté, en l’infléchissant dans un sens ou un autre à l’aide de nuances secondaires ou de propositions annexes.

 

Bien sûr, rien n’est joué pour l’élection présidentielle : une hirondelle socialiste ne fait pas un « printemps » socialiste !

 

Mais nous avons devant nous le piège à éviter : nous en tenir à un débat de forme et de personnes avec les Français.

 

C’est sûr le fond de notre bilan et le fond de notre projet que nous devrons porter le fer de notre combat prochain.

 

ET C’EST SUR LE FOND QUE NOUS POURRONS LE GAGNER !

 

Quant aux primaires, mettons cela de côté. On en reparlera plus tard pour nous.

Pour 2017 disent certains de nos amis.

Et pourquoi pas aussi pour 2014 et la préparation des municipales ?

 

 

Jean-Luc MOUDENC

Président du Comité départemental de l’UMP 31

 

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Jacques-Daniel DELAIRE 24/10/2011 14:55



Je partaage tout à fait le point de vue de Jean-Luc Moudenc ! Pourquoi pas des primaires pour les municipales de 2014, le candidat ou la candidate en sortirait avec une grande légitimité et nous
serion tous amené à être unis pour la reconquête de Toulouse ...!