Dominique Baudis : "Quand on a un bon maire, on le garde !"

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)



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Interview de Dominique Baudis publié dans l'édition du vendredi 29 février de 20 minutes :

Dominique Baudis a été maire de Toulouse pendant dix-huit ans. Nommé à la présidence du CSA, il ne s’est pas représenté en 2001, et c’est Philippe Douste-Blazy qui lui a succédé, lui-même remplacé en mars 2004 par Jean-Luc Moudenc.
Aujourd’hui, le président de l'Institut du Monde Arabe apporte son soutien à l’actuel maire de Toulouse. Interview.

Pourquoi ne pas être sur la liste de Jean-Luc Moudenc?
Il n'en a jamais été question, car mon soutien était clair et total, ce n'est pas un soutien par obligation. Si j'avais été sur la liste en position inéligible, cela aurait signifié exactement la même chose.

Et pourquoi pas en position éligible?
Parce que quand on a été maire de Toulouse pendant dix-huit ans, c'est difficile d'être conseiller municipal. En 2001, j'ai estimé qu'au bout de dix-huit ans, j'avais fait mon travail, accompli mes objectifs, réalisé le programme sur lequel j'avais été élu, j'avais terminé mon travail et permis de mener certains chantiers comme le métro, les grands équipements culturels et surtout l'assainissement financier qui fait de Toulouse une ville exemplaire.

Est-il vrai que votre soutien a été conditionné par l’absence sur la liste de Philippe Douste-Blazy?
Mon soutien est lié aux bons résultats obtenus par la municipalité et au projet, bon aussi: maintenir la dette zéro, plafonner l'impôt local, aménager les rives de la Garonne. Très franchement, ce qui m'intéresse c'est Toulouse, pas monsieur Douste-Blazy.

N'êtes-vous pas là pour vous assurer du maintien de votre héritage, notamment celui de la dette zéro?
Si on n’a pas de dettes à Toulouse, c'est pas grâce au père Noël, c'est que dans les années 90 les Toulousains ont fait les efforts nécessaires pour rembourser leurs dettes, c'est un acquis obtenu grâce aux efforts des Toulousains.
Il y a un débat clair: la liste d'opposition a un objectif, ils l'écrivent, c'est dire «la dette zéro, c'est pas bien. On veut avoir une dette, faire du déficit.» C'est bien parce que c'est clair. Il faut que les gens le jour du vote sachent ce qu'il y a derrière le bulletin, ce n'est pas une question de partis politiques ou de vie politicienne nationale, c'est une question d'avenir pour Toulouse. Qu'est-ce qu'on préfère: une ville sans dette ? Alors il faut voter alors pour la liste de Jean-Luc Moudenc. Une ville avec dettes? Il faut voter pour la liste de Pierre Cohen.

Pourtant, Jean-Luc Moudenc ne s'interdit pas d'avoir recours à l'emprunt, notamment pour les transports en commun...
Les transports en commun, ce n'est pas le budget de la mairie. Il y a des structures intercommunales, spécialisées, qui ont une ligne d'emprunt. C'est normal, pour la première ligne métro nous avons emprunté, ce n'est pas une nouveauté, c'est comme ça partout. Ce qui est unique en France c'est le budget de la ville, la dette zéro et je suis convaincu que Jean-Luc Moudenc maintiendra cette position parce que c'est une position privilégiée pour les contribuables, les citoyens.

Pour vous, qu'est-ce qui fait que Jean-Luc Moudenc est un bon maire?
Il est maire depuis trois ans, les gens peuvent juger s'il est un bon maire qui fait son travail ou un mauvais maire qui pense à autre chose. Il connaît ses dossiers. Quand on a un bon maire, on le garde.

Il a échoué dans des bastions, comme la première circonscription, celle des maires de Toulouse...
Les élections municipales sont totalement différentes des élections législatives qui sont dans la foulée de l'élection présidentielle où l'on est dans un grand choix politique pour la France, là on est dans un grand choix pour la ville.

Les sondages lui sont défavorables. N'est-ce pas préoccupant?
Dans les sondages publiés, un chiffre m'a beaucoup intéressé. Pas tellement celui du pronostic du résultat à un ou deux points près, mais un chiffre massif. Plus de 70% des Toulousains se déclarent satisfaits ou plutôt satisfaits de l'action de la mairie. Un peu moins de 30% sont mécontents. A ceux qui sont satisfaits mais qui s'apprêtent néanmoins à voter pour un changement radical, je dis « réfléchissez bien, ne vous précipitez pas dans l'inconnu pour exprimer un mécontentement vis à vis de ce qui se passe à Paris. Ensuite, c'est vous qui en subirez les conséquences de votre vote municipal et notamment sur la feuille d'impôt local et l'endettement de la ville.»

Que pensez-vous de l'ouverture opérée par Jean-Luc Moudenc ?
Quand j'étais maire, j'ai toujours veillé à ce que figurent sur ma liste des femmes et des hommes qui pensaient différemment. Au terme d'ouverture, je préfère celui de diversité d'opinion qu'elle soit professionnelle, politique, géographique, générationnelle ou d'origine. Il faut que chaque citoyen puisse se dire «je suis représenté par certains au conseil municipal». J'ai sans cesse fait venir dans mon équipe des gens qui avaient appartenu à l'opposition municipale, comme Claude Llabres qui avait secrétaire général du parti communiste pendant plus de dix ans et a été vice-président communiste du conseil général.

On dit que l'ombre de Dominique Baudis est toujours présente au Capitole, notamment à travers la main de Pierre Trautmann, son secrétaire général...
Je ne fais d'ombre à personne. Quant à Pierre Trautmann, Jean-Luc Moudenc et Toulouse ont bien de la chance de l'avoir, car c'est un bon secrétaire général, un fonctionnaire qui a le sens de l'intérêt public. Je sais bien que beaucoup de gens auraient aimé me faire disparaître, mais je suis toujours là.


Recueilli par Béatrice Colin
Merci à Mr Gérard Garrigues pour la photo !

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Publié dans Toulouse 2008

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P
Pas terrible le sondage de ce matin...<br /> Si l'électorat de gauche va à la pêche pendant l'élection gagnée, c'est peut-être une bonne nouvelle.
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D
Gérard, tu es le meilleur et très doué en photographie ! Ta photo fait le tour des blogs l'ami !
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L
A Gégé (pardon mais j'appelle tous les Gérard "Gégé" et tous les Patrice "Patoche"): tu es le père de Maxime ou aucun lien ?
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G
Au Petit Grognard :<br /> Je l'ai déjà vendu, et à bon prix ! (rire)
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L
A gégé: et tu veux la vendre ?
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