Toulouse 2008 : les interrogations des associations de commerçants !
18 associations de commerçants de Toulouse réagissent à la présence de leur représentant, vice-président de la Chambre de Commerce de d'Industrie de Toulouse et membre de la fédération départementale du MEDEF, Mr Daniel Benyahia sur la liste de Mr Pierre Cohen.
Voici en substance la lettre ouverte que les 18 Présidents d’Associations de Commerçants et d’Artisans Toulousains adressent à M. Claude TERRAZZONI, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse :
"Monsieur le Président,
En tant que représentants des commerçants et artisans de Toulouse nous sommes très attachés au bon fonctionnement et à notre représentativité au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse.
A ce titre nous avons été surpris par plusieurs articles parus dans la presse rapportant les propos de notre 2ème Vice-président en charge du Commerce, M. Daniel BENYAHIA, donnant une image négative des associations de commerçants.
Vous comprendrez que certaines paroles aient pu nous surprendre, voire même nous choquer :
“Le commerce est une partie de l’économie qu’il faut considérer” : C’est la raison même d’exister de la Chambre de Commerce et d’Industrie, même si nous en doutons depuis la délocalisation du service Commerce à Entiore (Balma) qui nous a éloigné de nos permanents de la Chambre.
“Misérabilisme des illuminations” : Petit retour en arrière. Il y a quelques années, peu de rues de Toulouse étaient éclairées car l’illumination de Noël était entièrement à la charge des Associations de Commerçants, et seules quelques unes avaient le moyen de se l’offrir. Grâce à la concertation de la Chambre de Commerce de l’époque et de la Mairie, il a été décidé d’attribuer une subvention aux Associations qui le souhaitaient, pour illuminer leurs rues (60 % Mairie, 5% Chambre de Commerce. Les 35 % restant + la TVA étant à la charge des Associations).
Pour lutter contre le misérabilisme nous vous suggérons donc d’augmenter la contribution de la Chambre de Commerce.
“Un budget pour que les commerçants sortent de cette relation de mendiant vis-à-vis de la mairie” : Nous vous rappelons que tous les Présidents d’Associations de Commerçants et Artisans travaillent de manière bénévole toute l’année pour promouvoir le commerce, l’artisanat et le rayonnement de nos quartiers, et nous reléguer au statut de mendiant est insultant.
“Je veux mettre en place un conseil représentatif du commerce (qui remplacerait l’ensemble des associations de commerçants de la ville)” : Mais de quel droit ? Faut-il rappeler que la liberté d’association découle de la constitution. En nous donnant le statut de mendiant on pourrait nous considérer comme des parias et nous écarter de la vie de la cité.
Ces propos tenus et rapportés dans la presse sont antinomiques avec l’idée que nous nous faisons du rôle d’un Vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie et il serait souhaitable que, si ces propos perdurent, M. le Vice-président soit commis à d’autres fonctions.
Nous souhaitions nous exprimer sur le caractère blessant de ces propos et nous plaçons toute notre confiance en votre soutien,
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées."
Mais les commerçants Toulousains ne sont pas au bout leur peine : avec l'annonce faite par Pierre Cohen d'une Police montée à Toulouse, ils devront faire face en cas d'election de ce dernier, non seulement au problème des déjections canines, mais également au problème des déjections chevalines en bas de leurs vitrines.
Tout un programme ...