Douste blazy: je ne serais pas sur la liste de cohen
C’est dans ces termes que Philippe Douste Blazy a terminé son intervention lors de la soirée de vœux de l’agglomération du Grand Toulouse.
Cette soirée de vœux, réunissant tous les acteurs importants de la ville de Toulouse, du département et de la région, était placée sous le signe de l’ambition pour l’agglomération. La présentation des deux très grands projets que sont la cancéropole et Aerospace campus, fut un succès. Le consensus était au rendez vous et l’intégralité de cette très belle présentation nous fait quelques temps oublier que nous étions en campagne électorale. Bien sur tous les élus de tous bords étaient invités, Pierre COHEN dans la salle et Jean Luc MOUDENC sur la tribune en tant que vice président de la communauté de communes.
Ces réalisation futures sont importantes, ambitieuses et certainement l’avenir de notre région. Il a aussi été question du grand projet des Nanotechnologies, le président de la république, sur la demande de Philippe Douste Blazy a nommé un toulousains dans le groupe des trois responsables Français de ce projet futuriste.
Après les présentations par les spécialistes, vinrent les conclusions faites par les élus. Le président du conseil général, comme par hasard était excusé. Le président de la région, Martin MALVY nous a crédités d’un intervention certainement très intéressante, très polémique aussi. Le parti socialiste ne peut pas s’empêcher, même quand nous sommes dans une soirée au cours de laquelle tout le monde s’était entendu pour parler d’une seule voix sur ces grands projets, de faire des intervention politiques politiciennes. Monsieur MALVY a profité de cette tribune pour interpeller les élus et les sensibiliser sur le rôle de la région et son manque de moyens pour servir d’aussi grands projets. Il a voulu faire entendre que les régions Françaises devaient être aussi indépendantes et aussi puissantes que les Landers Allemands ou bien le pays Basque qu’il a pris en exemple avec la Bavière. Et là, surprise, il affirmé haut et fort que le réforme de l’état était une réforme fondamentale et urgente. Personne n’a su alors si ce Fabiusien déclaré faisait allusion à Jacques Allati et son rapport proposant la suppression des départements. Il faudra lui demander car cette posture est pour le moins surprenante de sa part. Comme nous le voyons, le parti socialiste a toujours plusieurs positions de principe en réserve et se sert de celle qui arrange le mieux à l’instant.
Pour terminer Philippe Douste Blazy a fait un conclusion brillante, enthousiaste et convaincante, il a démontré que son obsession à la tête de la ville et de la communauté avait été de faire de Toulouse une grande capitale Européenne. Il a montré que sans ses charges de ministre il n’aurait pas eu la possibilité de faire tant pour Toulouse, en un mot il s’et positionné comme le Maire élu lors des dernières élections et comme le moteur de tous ces projets. Il a conclu sur une note mi humour mi acide, en se posant lui-même les question que disait-il les journalistes ne lui posent pas, il a répondu à la question « quel est votre avenir à Toulouse » en disant « Une chose est certaine, je ne serais pas sur la liste de Pierre COHEN que je salue, car elle est déjà publiée » il a ensuite enfoncé le clou en disant « Je n’aurais pas non plus été sur celle de Martin MALVY s’il s’était présenté » puis se tournant vers Jean Luc MOUDENC il a éclaté de rire en disant » je suis bête de me poser de telles questions piège ».
La salle a applaudi et les vœux se sont conclus là-dessus. J’ajoute que je n’aurais pas voulu être à la place de Jean Luc MOUDENC dont la liste n’est pas encore publiée, alors que tous remarquaient l’absence de Dominique BAUDIS pourtant soi disant très impliqué dans la ville et l’agglomération au point de vouloir en être sénateur.
Patrick Crasnier
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