LETTRE DE L'A.P.RE. 40: TAXE CARBONNE
« Le travail est au cœur des valeurs qui nous rassemble »
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La Lettre de l’A.P.Ré
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Avec la sensibilité accrue des problèmes environnementaux sur notre conscience collective, Nicolas SARKOZY a réaffirmé que la « contribution climat énergie » ou plus vulgairement la « Taxe carbonne » serait le nouveau chantier gouvernemental.
Présidé par Michel Rocard, un groupe de travail réfléchit à cette éventualité et à ses modalités d’application. Même si en matière de climat, le volontarisme est important pour bousculer nos habitudes, les difficultés d’appliquer une telle taxe laisse à penser qu’il est nécessaire de réfléchir pour trouver le juste équilibre.
En effet, les dommages colatéraux qu’elle pourrait engendrer tant au niveau des consommateurs qu’au niveau entreprises pourrait entrainer une révulsion à sauver notre planète qui est l’enjeu véritable de ce 21 ème siècle.
Déjà plusieurs taxes « ENERGIE » existent et qui pénalisent notre pouvoir d’achat voire notre compétitivité si nous sommes chef d’entreprise : TIPP sur le carburant de nos véhicules soit 263 euros par Français uniquement en 2007, TICGN sur le gaz naturel,TICC sur le charbon.
Avec la « Contribution énergie climat », on ne sait pas trop la conclusion finale de ce projet.
- Soit c’est une taxe de plus qui s’ajoutera et permettra de redistribuer des plus polluants vers les moins polluants sans pour autant directement lutter contre la pollution puisque par exemple dans le domaine des voitures les moteurs hybrides voire électriques restent marginaux notamment chez les constructeurs français.
- Soit le passage accéléré vers un système vert qui verra uniquement les ménages les plus aisés s’équiper des dernières innovations, entrainant ainsi le remplacement du concept de fracture sociale par un concept de fracture socio-environnementale. ( pour information un mètre carré de panneau solaire coûte par exemple 1000€)
Pour les entreprises, ce basculement vers une économie « verte » ne peut se faire que progressivement car même si pour la plupart des chefs d’entreprises, tous s’accordent à dire qu’il est plus que temps d’agir pour l’avenir de nos enfants, il arrive que ce changement de comportement nécessite une véritable révolution créatrice d’oû un problème de délai, de coût et de viabilité du process.
Comment différencier tel ou tel produit fabriqué avec tel ou tel outil plus ou moins pollluant ? Quel contrôle, quelle sanction ? Pour reprendre un titre de « Valeurs actuelles » : arrêter d’emm… les français !
La crise économique se rajoutant à cela, il est difficile donc de procéder à une mutation en un seul clic de « souris » sous peine de voir les ménages moins consommer et les entreprises moins embauchés compte tenu de chèreté de l’outil de production. La taxe carbonne ne donne donc pas des perspectives de croissance ; les pays nordiques qui ont fait ce choix l’ont tous accompagné d’un allègement de l’IR et des charges sociales.La solution pourrait être une taxe carbone extérieure. Déjà évoquée par Nicolas Sarkozy, celle-ci est remise en cause sur son principe par d’autres États européens. Même si l’idée de se servir des produits importés comme d’un instrument pour financer la sauvegarde de la planète, est intéressante, in fine, cela serait assimilé comme une taxe de plus à la consommation.Alors oui à une révolution verte conciliant économie. Ne doutons pas que nos gouvernants sauront trouver un juste milieu à cet enjeu qui est la survie de l’Humanité.