TVA SOCIALE : UNE REFORME INDISPENSABLE

Faudra-t-il perdre tous nos emplois pour comprendre que les charges qui pèsent sur les entreprises soumises à la concurrence internationale sont excessives ?
Tout d’abord, un produit fabriqué en France et qui reste sur le marché français est défavorisé sur son coût horaire vis à vis de son concurrent étranger, qui plus est lorsqu’il vient des pays en voie de développement où les coûts salariaux et sociaux sont très faibles. Et plus nous augmentons nos salaires et plus nous creusons notre tombe.
Il est donc essentiel que l’on charge les produits importés de cette TVA sociale afin d’augmenter leur prix de vente et de les faire participer au financement de notre social. Car outre le fait que les français achètent le produit étranger parce qu’il est moins cher, notre social repose sur de moins en moins de revenus salariaux. Nous avons inventé un effet démultiplicateur de notre chômage et de la disparition de nos entreprises.
Dans le même temps, par le transfert des charges sociales vers la TVA, nous abaissons le coût du travail qui pèse sur nos emplois. Nous redonnerons ainsi de la compétitivité à nos entreprises. Et plus ce transfert sera important et plus nous provoquerons un électrochoc sur la consommation des produits nationaux.
Il serait plus que justifié que le plan de relance intègre cette réforme pour inverser le cercle vicieux dans lequel la France se perd depuis trente ans : augmentation des prélèvements sociaux, augmentation du chômage, disparition des entreprises. Si nous voulons retrouver des emplois industriels tout en préservant ceux qui restent, la condition sine qua non est la mise en place de la TVA sociale !!!
Patrick AUBIN
Délégué
à la structuration du territoireFédération Nouveau Centre de Haute Garonne
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