Régionales 2010 : Brigittes Baréges entretien avec Le Journal Toulousain

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

Comme toutes les dates symboliques, la journée internationale de la femme n'a pas pour origine un seul fait historique. Elle symbolise les luttes, les revendications, les débats et le parcours silencieux de millions de femmes dans le monde entier.

 

En 1857 et en 1911, à New-York des travailleuses du textile protestent contre leurs mauvaises conditions de travail. Un événement particulier va marquer ces manifestations le 25 mars 1911, un groupe de manifestantes trouve la mort lors d'un incendie, n'ayant pu s'échapper à temps (les portes de l'usine étaient fermées pour que les travailleurs ne sortent pas avant la fin de leur journée de travail).

 

Une autre référence historique importante, c'est bien entendu, la conférence internationale des femmes socialistes en 1910 à Copenhague ou Clara Zetkin propose la création d'une journée internationale de la femme. Enfin, le 8 mars 1917 (23 février du calendrier russe) des femmes travailleuses sortent dans les rues pour déclencher une grève générale pendant la Révolution Russe.

 

En un siècle et demi les femmes ont conquis l'égalité juridique et législative dans de nombreux pays du monde. Mais cette égalité reste à conquérir dans les faits.

 

La journée internationale reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977 et en France en 1982 est là pour nous rappeler les avancées des droits des femmes, mais surtout elle nous invite à réfléchir sur la condition de la Femme dans le monde entier.

 

C'est une journée qui doit nous aider à dresser le bilan des progrès accomplis, identifier les difficultés à surmonter et se pencher sur les décisions à prendre pour améliorer la place des femmes dans notre société, qu'il s'agisse de la sphère privée ou professionnelle

 

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Pourquoi avoir mené ce combat ? Il vous tenait à cœur pour quelle raison ?

 

Le combat pour le respect des droits des femmes et de l’égalité des chances est un sujet qui m’est particulièrement cher comme tous ceux qui visent à protéger les opprimés.

 

Avocat, j'aimais à défendre les femmes mais aussi  les enfants victimes de violence. Comme l'écrit l'historien Olivier Blanc à propos d'Olympe de Gouges « je me considère plus humaniste que féministe ».

 

A l'Assemblée Nationale lors de mon  premier mandat législatif, je faisais partie de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des hommes et des femmes et, à ce titre,  j'ai  été  désignée rapporteur du projet de loi sur les propos discriminatoires à caractère homophobe et sexiste dont le contenu figure dans les textes fondateurs de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité).

 

En fait l'injustice, sous toutes ses formes, me révolte , il n'y a aucune raison, en effet, pour que les hommes et les femmes n'aient pas les mêmes droits. 

 

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Pensez-vous que cette égalité des chances est pour demain ?

 

Pour demain, non, car hélas, il reste encore beaucoup à faire. Il faut rester vigilant, car nous sommes parfois tentés de considérer comme résolue la question des droits de la femme. Il n’en est rien : l'actualité médiatique nous rappelle à chaque instant le sort de millions de femmes blessées dans leur corps et leur esprit.

 

Ensemble, nous devons intensifier nos actions pour que soient enfin reconnus les droits essentiels de la femme. Car une Nation qui ne s'interroge plus sur la place qu'elle réserve à la femme dans ses valeurs, comme dans son mode de vie, se condamne à l'égoïsme et au repli.

 

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Quels seraient vos prochains chevaux de bataille en ce qui concerne les droits des femmes ? Que faudrait-il améliorer dans leur quotidien ?

 

Avec plus de 80 % de femmes actives, la France est l’un des tous premiers pays pour le travail des femmes.

 

Elles ont déjà conquis une place essentielle dans tous les domaines de la vie économique, créant des entreprises, innovant, prenant des risques,  prouvant quotidiennement leur talent à des postes de direction ou dans des métiers qui ont souvent été réservés uniquement aux hommes, y compris dans le sport (par exemple dans celui de « la voile en solitaire »).

 

Je me suis toujours battue pour le respect des droits de la Femme et notamment dans le milieu professionnel. Aujourd’hui, à compétences égales, des inégalités salariales existent  entre hommes et femmes. Il est donc indispensable de remédier à cette situation. Je tiens ici à souligner que la loi sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes que j’ai eu l’honneur de voter en 2006 à l’Assemblée Nationale, fixe aux partenaires sociaux l’objectif de supprimer les écarts de rémunération dans toutes les entreprises d’ici décembre 2010.

 

Mais je pense, aussi ,au combat que mènent de nombreuses femmes dans les quartiers sensibles qui se battent dans ces quartiers pour le respect, pour la laïcité et la liberté. Elles nous rappellent que rien n’est jamais acquis .

 

Vous venez d’être nommée aux côtés de Patrick Devedjian, Parlementaire en mission pour conduire une évaluation sur le plan de relance. Comment considérez-vous cette nouvelle tâche ? Comme une reconnaissance ?

 

Notre Premier Ministre vient effectivement de me nommer Parlementaire en mission auprès de Patrick DEVEDJIAN, ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance, à l’échelle de 4 Régions : Midi-Pyrénées, Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes.

 

Ma mission sera de favoriser son application rapide sur le terrain et de conduire une évaluation de ce plan.

 

En Juin 2009, nous aurons l’occasion d’établir un premier bilan et de permettre ainsi le démarrage effectif des 1000 premiers projets d’investissements retenus par le Comité Interministériel d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires (CIACT).

 

Au cours de cette période, je m’efforcerai de répondre aux deux exigences contenues dans ma lettre de mission : efficacité et célérité, car j’ai conscience de l’ampleur de la crise économique qui s’abat sur notre pays et de l’urgence qui s’impose à nous de la combattre par tous les moyens en préservant l’emploi.

 

 

Vous avez été élue première femme maire de Montauban. Quel souvenir gardez-vous de cette victoire ?

 

Un souvenir inoubliable : cela faisait 36 ans que la ville de Montauban n'avait pas connu d'alternance, je suis devenue, de fait, la première femme élue maire de Montauban. Au cours des premières réunions, je me suis surprise à remarquer que j'étais la seule femme présente, cela m'a rappelé mes débuts d'avocate, métier autrefois essentiellement exercé par des hommes.

 

Lors des premiers entretiens d'embauche de mes collaborateurs, on m'avait conseillé de leur poser la question de savoir s'il n'était pas gêné d'être dirigé par une femme. Puis consciente que cette question était ridicule parce que, de toutes les façons, le postulant ne me répondrait jamais OUI, j'ai fini par ne plus poser cette question, d'ailleurs, elle ne me paraît plus d'actualité aujourd'hui.

 

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Vous exercez également le métier d’avocat. Comment arrivez-vous à conjuguer vie politique, professionnelle, familiale ?

 

J’ai réussi à  conjuguer vie professionnelle, vie familiale (j'ai 3 enfants) et vie politique durant plusieurs années, à l'époque où je n'exerçais aucun mandat. Mais dès que j'ai été élu maire, puis député, j'ai souhaité me consacrer exclusivement à l’exercice de mes mandats et n'exerce donc plus mon métier d'avocat, à ce jour.

 

Montauban va fêter la femme ce 8 mars. En quoi est-ce important pour votre ville ?

 

Le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges, née Marie Gouze, est guillotinée, condamnée par un tribunal révolutionnaire pour avoir osé écrire, dans un dernier pamphlet, que chaque département doit  pouvoir choisir sa forme de gouvernement (s'opposant ainsi à l'indivisibilité de la République).

 

Déçue par la Déclaration des droits de l'homme de 1789 Olympe de Gouges répond à ce texte en rédigeant  la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Les femmes, dit-elle, ont "le droit de monter sur l'échafaud, elles sont donc en droit de monter à la tribune ». 

 

Inspirée par la philosophie des Lumières elle prône aussi une "chaîne d'union fraternelle" entre femmes, qu'elles soient "femmes publiques" ou "femmes de la société".

 

Figure de proue du combat pour l'émancipation des femmes, cette pionnière se bat sur tous les fronts, avec bon sens et modération. Dénonçant l'esclavage, militant en faveur de la création d'un théâtre national pour les « auteures », elle défend le droit au divorce, celui des filles-mères et des prostituées. Elle propose un nouveau contrat social dans lequel elle demandait déjà que les enfants puissent porter le nom de leur père ou de leur mère (en France, cette loi entre enfin en vigueur au 1er septembre... 2003 ! ).

 

« Pensez à moi et souvenez vous de l'action que j'ai menée en faveur des femmes, je suis certaine que nous triompherons un jour ! » écrit Olympe de Gouges. C'est pourquoi cette journée internationale de la femme revêt un sens tout à fait particulier pour la ville de Montauban qui l'a vu naître.

 

C'est d'ailleurs pour rendre un hommage à  cette femme de conviction et à son engagement politique que la ville de Montauban organise depuis 3 ans, des « journées Olympe de Gouges », événement culturel où conférences, expositions et documentaires sont programmées sur le thème des droits de la femme dans le théâtre qui porte désormais son nom.

 

Une femme que vous admirez ? Pour quelle raison ?

 

Olympes de Gouges fut une pionnière et une visionnaire à bien des égards. Par les nombreux combats qu’elle a menés avec courage et conviction contre toutes les formes d’inégalités, elle reste le symbole emblématique de la révolte contre les injustices et de la libération des femmes. Cela lui a d’ailleurs coûté la vie.

 

Elle force donc l'admiration pour avoir eu le courage d'aller au bout de ses convictions.

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Publié dans Régionnales 2010

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T
Hier soir, j'etais à la rencontre entre Brigitte Bareges et Gerard Tremeges. Je vais raconter une petite anecdote pour ceux qui n'y étais pas. Chacun s'est presenté puis est arrivé le moment des questions. Christian Raynal, parfait, a demandé d'être précis et court. La 1ere à sauter sur le micro : Danielle Damin. Elle nous a fait un discours à la Damin, on ne savait même plus ce qu'était la question. Elle a parlé du grand contournement de Toulouse...etc Bref, après 6 bonnes minutes... on entendait des "la question" "bouuuuuu", "plus court"... dans la salle. Donc après son speech. Gerard Tremeges ne s'empresse pas de repondre pour laisser Brigitte Bareges commencer... mmm bizarre. Brigitte Bareges tente de rassembler le puzzle, il est vrai que dans l'incomprehension de Damin, difficile de trouver la question... Bref, Brigitte Bareges réponds comme elle peut sur le grand contournement.. Puis c'est au tour de Tremeges qui commence par "on ne peut pas dire n'importe quoi..." et le voilà critiquant la réponse de Brigitte Bareges, la question était en fait un piège. Ce chantier ne concernerait pas la région. Tremeges est lui très précis sur la réponse... Aurait il eu connaissance de la question ??? A la fin de sa réponse Tremeges fait un clin d'oeil à Damin... On l'a bien compris la question avait été préparé. Pour cette politique de brigand, pour cette politique d'enc...lés, pour ces enfoirés qui sont capables de ça au sein de notre famille. JE DIS NON Votez Brigitte Bareges largement devant à l'applaudimètre...
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J
Une pétition pour le TGV Bordeaux-Toulouse-Montpellier<br /> <br /> <br /> TRANSPORTS. Caisses vides, désaccords quant au financement, déclarations dilatoires du Pdg de la SNCF: le projet semble ne pas devoir sortir de sitôt des cartons.<br /> Le TGV à Toulouse reste, certes, collé à l’horizon. L’horizon étant par définition une ligne qui recule au for et à mesure qu’avance celui qui le scrute, le Train à Grande Vitesse pour le Sud Ouest accèlère ces temps-ci, mais plutôt en marche arrière.<br /> Un «citoyen universitaire Toulousain» a fini par se fatiguer d’attendre en gare en se laissant bercer des bonnes paroles des uns et des autres. Un coup de gueule, d’abord. Lequel coup de gueule s’est transformé en pétition :<br /> <br /> <br /> <br /> LA PÉTITION «pour un TGV Bordeaux-Toulouse-Montpellier, enfin !» <br /> «En une vingtaine d’années, le territoire français s’est peu à peu couvert d’un remarquable réseau de  lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV) permettant la circulation de TGV dans plus de 170 villes. Ces trains et liaisons à grande vitesse ont offert à des millions de gens la possibilité de circuler rapidement et sans polluer d’un bout à l’autre du territoire et hors de celui-ci.<br /> Une exception subsiste. Une seule. Elle concerne les trois Régions du grand Sud-Ouest qui ne comptent aucune LGV. Si Bordeaux et Montpellier bénéficient des améliorations de temps de parcours des LGV Paris-Tours et Paris-Nîmes, il n’en va pas de même pour Toulouse, trop éloignée de ces infrastructures. De plus, aucune ligne à grande vitesse ne relie Bordeaux à Toulouse et à Montpellier.<br /> Les majorités de gauche et de droite qui se sont succédé dans ces Régions et ces villes n’ont manifesté que tardivement l’engagement et l’obstination qui ont permis, partout ailleurs, la réalisation des projets.<br /> Au moment où Toulouse, en particulier, devenue Communauté Urbaine, devrait accéder au statut de métropole européenne, cette situation est devenue insupportable, d’autant que le Grenelle de l’environnement s’est prononcé pour un doublement du réseau LGV à l’horizon 2020 notamment pour la LGV Sud Europe Atlantique.<br /> Nous soussignés, habitants des Régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, demandons la réalisation dans les plus brefs délais d’une liaison à grande vitesse Bordeaux-Toulouse-Montpellier».<br /> Réagir et signer (Prénom, nom, profession et lieu de résidence)Il est impératif que les candidats à la Présidence de Région, défendent ce dossier bec et ongles ! Cela n'a que trop duré ! Toulouse et sa région sont une plaque tournante économique régionale et Européenne sous dévelopée en liaison ferrovières à grandes vitesses ! C'est une priorité à ne plus négliger et j'espère que notre amie Brigite Barège en fera son cheval de bataille !<br /> <br />
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