Manipulation politicienne du PS en Outre-mer

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


L’UMP dénonce le comportement irresponsable du Parti socialiste qui s’empresse d’envoyer des émissaires pour soutenir ceux qui appellent au blocage de l’outre mer et ce alors même que la situation sociale mériterait que chacun en appelle au retour au calme.

L’UMP met en garde le PS contre des agissements qui ne témoignent d’aucun intérêt pour l’outre mer mais uniquement de la volonté d’instrumentaliser un mouvement social à des fins strictement politiciennes.

L’UMP demande aux Guadeloupéens et aux Martiniquais de refuser cette manipulation.

Les représentants du PS, Arnaud MONTEBOURG et David ASSOULINE devraient réfléchir sur les conséquences de leurs interventions.

Les Antilles ne doivent pas être le théâtre d’affrontements idéologiques que le PS voudrait faire porter au plan national alors qu’il ne s’est jamais occupé du développement de ces territoires et n’a jamais proposé de politique en outre mer.

Avec le Président de la République, l’UMP souhaite que s’engage un dialogue local, sans tabou, pour poser l’ensemble des problèmes que rencontrent nos compatriotes dans les collectivités d’outre mer.


Dominique PAILLE
Porte-parole adjoint

Communiqué du 16 février 2009

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Publié dans Actualités nationales

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B
Petit coup de gueule contre la désinformation des médias en métropole.<br />  <br /> Sous le couvert de la vie chère et autres voici le slogan scandé pas les manifestants antillais. <br /> LA GWADELOUP EST A NOU,<br /> LA GWADELOUP EST PA TA YO (...) !!!! Petite traduction : la Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe est pas à vous ; pas besoin de traduction pour savoir qui sont le "nous " et qui sont le "vous" et pour comprendre le climat de tension.<br /> Il faudrait aussi arrêter de « victimiser » les manifestants qui sont tout de même à l’origine de la grève et les instigateurs des violences (coup de feu, passage à tabacs, intimidations, racisme). L' Etat de la société Guadeloupéenne est le fait des Guadeloupéens , pas des métropolitains qui, pour leur grande majorité, ne sont que de passage.<br />  <br />  <br />  <br /> Pour votre simple information, voici quelques élements de fait, que se cache bien de vous dire les syndicalistes Guadeloupéens.<br />  <br /> -- En guadeloupe, les entrepreneurs ont droit à la Défiscalisation : - 35 % de tout ce qu'ils achètent pour le compte d'une société. Ces 35 % sont payés par L' Etat, donc vos impôts.<br /> -- En Guadeloupe, vous avez possibilté de contracter un crédit si vous êtes Rmiste.<br /> -- Le parc automobile est l'un des plus récent de france. La concession BMW de Guadeloupe a été en 2006 la 1° en Europe pour le nombre de voiture vendue. Les vendeurs ont été reçus à la Munich pour être récompénsés. Pour info la BMW la moins chère vaut près de 27 000 euros. Avez-vous une voiture de ce prix là??? Pas nous en tout cas.<br /> -- Les routes sont en meilleur état qu'on pense en Guadeloupe, mais le nombre considérable de gros pick-up et autres 4X4 à 35 000 euros laisse à penser le contraire<br /> -- Les syndicalistes clament haut et fort que la Guadeloupe est sinistrée par le chômage, mais si les entrepreneurs Guadeloupéennes commençaient à déclarer leurs employés et payer ainsi les charges salariales, le chiffre du chômage baisserait considérablement. Ily a du travail en Guadeloupe mais la plupart sont enregistrés comme chômeurs ou Rmistes et « jobbent » à côté.<br /> -- La guadeloupe est sale par le fait des Guadeloupéens. La Pâques est la plus importante fête de l'année. Toute la Guadeloupe se retrouve pendant 3 à 4 jours sur toutes les plages de l' île. Résultat: des semaines pour les nettoyer. Sont laissés sur le sable ou même dans l'eau  gamelles, vieux frigo, sacs poubelles, vieux canapés, télés, tables, etc...<br /> -- Les constructions illicites sont légions en Guadeloupe.  Pas de cadastre, donc pas d' impôt foncier ... malins les gars !!!!<br />  <br />  <br /> -- En ce moment , il n'y a plus aucune revendication sociale ou salariale, les slogans sont orientés sur la lutte des noirs contre les blancs. Allez sur dailymotion, tapez « elie domota » dans la recherche et écoutez les menaces de mort qu'il profèrent à la télé contre ceux qui s' opposeraient à ces camarades syndicalites.<br /> -- La plupart des syndicalistes qui mènent le mouvement et les actions coup de poing sont fonctionnaires d' Etat et/ou territoriaux. Ils bloquent une économie certes fragile car insulaire, maiseux ils ne risquent nullement de perdre leur emploi. Ils revendiquent une hausse du pouvoir d' achat : leur méthode: asphixié l' économie de l' île pour contraindre les intervenants à céder. Ca laisse rêveur sur leur vision de la vie...<br /> Pour avoir plus d' argent, détruire son outil de travail... qu'est-ce qu'ils sont drôles !!!!!!!<br /> -- Ces mêmes syndicalistes, qui menacent les gérants de stations services pour les faire fermer, se présentent aux stations réquisitionnées pour avoir de l'essence car leur emploi leur permet de percevoir de l'essence. <br /> -- Lors des mouvements de décembre 2008 relatifs au prix de l'essence, les barragistes refusaient de laisser passer les infirmières métroplitaines qui se rendaient à leur hôpital. En revanche, ils laissaient passer le président de la société Miss Guadeloupe Conquest car il devait se rendre à une émission à deux balles sur Canal 10 (chaîne Locale). Le pire dans tout cela c'est qu'il s'en est vanté d' avoir pu passer tous les barrages  juste par le fait qu'il dirige un comité de Miss guadeloupéennes... C'est sûr qu'entre la santé de leur « peuple » et les courbes de leurs « Miss », le choix est vite fait.<br /> -- La guadeloupe est le 2° département le plus criminogène de France (tous départements confondus). Si vous voulez savoir qui commet les viols, meurtres, et autres crimes, ne cherchez pas, ce sont des Guadeloupéens pas les « blancs ».<br /> -- Sur 35 communes gérées toutes par des Guadeloupéens, sans intervention des méchants blancs, près d'une trentaine sont sous tutelle de la cours de comptes en raison des déficites abyssaux. Pour exemple, la commune de POINTE NOIRE (7500 hbts) a eu, à sa plus belle époque, près de 350 employés communaux tous services confondus. Je vous laisse imaginer ce qu'il devait en être pour les communes de 25 000 ou 40 000 hbts.<br /> -- A DESHAIES, il existe un individu qui depuis 2007 est salarié à ne rien faire car étant chauffeur de camion-poubelle pour la commune, et cette fonction n'existant plus car reprise pa
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J
Antilles : la vérité sur le LK<br /> <br /> <br /> Révolte. De la vie chère à la cause identitaire, le collectif a mobilisé la Guadeloupe. Reportage.C'est le plus beau coup de marketing politique qu'on ait vu depuis longtemps. Un concept fédérateur, servi par une organisation sans faille, dans un contexte tout ce qu'il y a de porteur. En créole, cela s'appelle la "pwofitasyon". Profits abusifs, exploitation outrancière, les tentatives de traduction ne manquent pas pour définir les raisons de la colère ; goinfrerie serait peut-être le terme le plus approprié. Celle dont font preuve les sociétés qui tiennent l'économie insulaire, souvent aux mains de descendants de colons (voir encadré page 35), avec pour conséquence un coût de la vie supérieur d'un tiers à ce qu'il est en métropole.Il a suffi que le collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) appelle à une grève générale le 20 janvier pour que l'île soit en quelques heures saisie d'un engourdissement qui a rapidement tourné à la paralysie. Véritable poumon de l'économie locale, le tourisme est mis à mal : la saison bat son plein, mais les hôtels ferment les uns après les autres faute de clients ou parce que le personnel ne peut offrir les prestations attendues.À Pointe-à-Pitre, la rue Frébault, principale artère commerçante, est déserte pour cause de rideaux de fer baissés. En périphérie, la zone industrielle de Jarry et les centres commerciaux sont frappés du même mal. Tout comme les établissements scolaires et l'université des Antilles, dont les élèves et les étudiants pratiquent l'école buissonnière depuis fin janvier. Et ce qui est vrai de Pointe-à-Pitre l'est dans des proportions à peine moindres du reste du département, qu'il s'agisse de Grande-Terre ou de Basse-Terre.C'est finalement autour des barrages dressés lundi par les militants du LKP et aux abords de la vingtaine de stations-service encore ouvertes que se manifeste la plus grande animation. Des files d'attente s'allongent à toute heure du jour, les conducteurs devant parfois patienter plusieurs heures avant d'avoir accès au carburant : "Je suis déjà venu hier, se désole un chauffeur de taxi, mais mon réservoir a été siphonné dans la nuit."Le mouvement n'est pas né par génération spontanée. À la mi-décembre, le LKP a lancé un ultimatum pour obtenir une baisse des prix à la pompe, restés obstinément élevés alors que le cours du brut avait été divisé par trois depuis l'été. Dès lors, les animateurs de LKP disposaient d'un mois avant le début de la grève générale pour transformer cette formation embryonnaire en un puissant collectif au service d'une cause sociale, mais aussi identitaire.À l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), qui a remporté la majorité absolue aux dernières élections prud'homales, et à la quasi-totalité des autres formations syndicales sont venus s'ajouter des groupes alternatifs et de nombreuses formations culturelles. Au bout du compte, un agrégat de 49 structures différentes, représentant une majorité écrasante de la population guadeloupéenne. Avec les avantages et les inconvénients que cette diversité implique : une capacité à ratisser très large, mais aussi la nécessité de s'en tenir au plus petit commun dénominateur, frustrante pour certains. Ainsi la question de l'indépendance de la Guadeloupe est-elle taboue, alors que l'UGTG la revendique ouvertement.Il ne restait plus qu'à trouver une figure suffisamment légitime et charismatique susceptible de mener cette troupe à la bataille. Élie Domota avait déjà la légitimité en sa qualité de secrétaire général de l'UGTG. Et le charisme lui est venu assez rapidement. Carrure de rugbyman qu'enveloppent généralement des tee-shirts de couleur vive et à fort contenu politique, fine moustache qui coiffe parfois un sourire, plus souvent une expression de gravité, à 42 ans, Domota a vite appris les codes qui régissent sa nouvelle fonction.Didactique lors des entretiens, théâtral juste ce qu'il faut dans la négociation, capable de galvaniser les foules sans pour autant élever la voix lorsqu'il est sur une estrade, ce directeur adjoint de l'ANPE qui est passé par les Jeunesses ouvrières chrétiennes peut compter sur une logistique rodée, comme l'a prouvé la manifestation organisée le 14 février au Moule, une localité située sur la côte est de l'île.Pouvoir de mobilisationIl y a quelque chose de subliminal dans le calendrier fixé par le LKP. Le début de la grève générale aurait pu être fixé à un autre moment, mais si le 20 janvier a été retenu, c'est assurément parce que cette date correspondait également à l'intronisation de Barack Obama, premier Afro-Américain à accéder à la Maison-Blanche. Le jour de la première rencontre avec le secrétaire d'État à l'outre-mer, Yves Jégo, n'est pas anodin non plus : le 4 février, anniversaire de l'abolition de l'esclavage en 1794.Samedi 14 février, l'objectif du rendez-vous était plus clairement affiché. Il s'agissait de rendre hommage à quatre ouvriers agricoles en grève, tués dans ce village par les forces de l'ordre cinquante-sept ans plus tôt, jour pour jour. Et prouver au passage qu'après quatre semaines d'un conflit usant, le LKP n'avait rien perdu de son pouvoir de mobilisation. Une démonstration de force tranquille qui allait doucher les espoirs de pourrissement nourris par les adversaires de Lyannaj. Plus de 10.000 personnes (sur une île qui compte moins de 500.000 habitants) ont ainsi défilé sur un mode festif sans que le moindre incident soit à déplorer, les hommes du service d'ordre, reconnaissables à leur polo "Sécurité LKP", veillant à ce que rien ne vienne gâcher la fête.Deux jours plus tard, le collectif a administré une nouvelle preuve de ses capacités opérationnelles, mais dans un registre plus percutant. Domota a averti que, faute d'un accord sur le principal point d'achoppement, une augmentation de 200 euros pour les bas salaires, cette semaine serait celle de l'escalade. Ses hommes ont tenu parole, dressant à nouveau des barrages sur les principales routes de l'île, comme ils l'avaient fait au début de la grève.Personne n'a jamais douté de la possibilité, pour le LKP, de jouer sur les deux tableaux, mais tout indique, après un mois de bras de fer, que la manière forte est désormais privilégiée. La nécessité de maintenir un rapport de force favorable incite le collectif à privilégier les moyens coercitifs. Premiers visés, les commerçants qui refusent de se plier aux ordres de fermeture.Rideau baissé ou pillage ­organisé"Les hommes du LKP procèdent toujours de la même manière, témoigne l'un d'eux sous le couvert de l'anonymat. Ils viennent à plusieurs et expliquent que, si on ne boucle pas, ça sera ouvert à tout le monde ; bref, c'est rideau baissé ou pillage organisé." Et gare à ceux qui résistent ou affichent publiquement leur désaccord. À Sainte-Anne, station balnéaire proche de Pointe-à-Pitre, le gérant d'un magasin de photos s'est fait rosser par les gros bras du collectif pour avoir refusé d'obéir à leurs injonctions. Puis, ça a été au tour des entreprises de la zone industrielle de recevoir ce genre de visites dissuasives.Parallèlement, le LKP a opéré un glissement d'ordre dialectique, la dimension communautaire semblant prendre le pas sur la revendication sociale. Ce faisant, il joue sur du velours. Les propos aberrants tenus sur Canal+ par Alain Huyghues-Despointes, un vieux béké martiniquais hostile au métissage par souci de "préserver" sa race, risquent de lui valoir une condamnation pour incitation à la haine raciale, mais le mal est fait : les Antillais sont tentés d'en conclure que, décidément, rien ne changera jamais sous le soleil.Par ailleurs, l'absence de toute référence à la crise guadeloupéenne au cours de la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy a également choqué une population qui garde une certaine nostalgie de l'intérêt que lui portait Jacques Chirac. Et les accusations de double langage portées contre Yves Jégo, qui se serait engagé sur les fameux 200 euros (ce qu'il dément) avant de regagner Paris, trouvent ici des oreilles attentives."Autour de la table des négociations, vous avez des Guadeloupéens d'origines africaine et indienne qui revendiquent face à l'État et au patronat, qui sont à 99 % des personnes dites blanches. [...] Il faudra qu'une frange de ce patronat qui a toujours pensé que la compétence était blanche finisse par admettre que nous ne sommes plus dans l'ex-Afrique du Sud", avertissait le week-end dernier, dans le quotidien France-Antilles , une spécialiste des conflits sociaux insulaires, Patricia Braflan-Trobo.Dans ce contexte, la tentation est grande pour Domota et les siens de céder à un manichéisme en noir et blanc afin de galvaniser une base que la durée du conflit épuise nerveusement et surtout financièrement. Tentation à laquelle le leader du LKD cède parfois. Il insiste sur la dimension "afro-asiatique" du conflit (après l'abolition de l'esclavage, les colons ont fait venir de nombreux Indiens), et n'a pas hésité à accuser l'État de vouloir "tuer les Guadeloupéens". Le message passe comme une lettre à la poste. Chanté ou imprimé sur les tee-shirts, le slogan "la Gwadloup, sé ta nou, la Gwadloup, sé pa ta yo" (la Guadeloupe, c'est à nous, la Guadeloupe, c'est pas à vous) est de toutes les manifestations."Cette conception d'une société dans laquelle les patrons, forcément blancs, seraient les esclavagistes des temps modernes n'a plus de sens, explique Christophe Louis, président de la CGPME locale. Je connais beaucoup de petits entrepreneurs qui sont noirs ou métis, comme moi, et dont les sociétés ne survivront peut-être pas à la grève générale. Alors que les descendants de colons sont à la tête d'entreprises suffisamment solides pour n'être pas affectées."D'autres expriment leur ras-le-bol sur un ton plus expéditif : "Les soutiens du LKP sont, pour la plupart, des fonctionnaires, comme 40 % de la population active guadeloupéenne. Ils ne risquent rien, mais n'hésiteront pas à sacrifier courageusement les emplois des autres", s'emporte un commerçant qui se dit "sur la corde raide".Une logique qui n'échappe pas à l'homme de la rue. Dans un département qui affichait un taux de chômage de 26 % avant même d'être frappé par la crise mondiale, les conséquences économiques et sociales de cette opération île morte risquent d'être ravageuses. Certains reconnaissent mezza voce être écartelés entre la tentation de mettre un terme au mouvement avant que son coût ne devienne exorbitant et celle de continuer un combat comme la société guadeloupéenne n'en a pas connu depuis des décennies.En début de semaine, la même alternative se posait au LKP de façon plus aiguë encore, sauf à imaginer que l'État accède à toutes ses revendications. Capituler, renoncer à cette augmentation pour les salaires les plus bas, source de tous les blocages, serait suicidaire à ce stade. Mais jouer la carte de la lutte à mort avec toutes les conséquences qu'elle implique n'était guère plus envisageable."Le LKP est une structure de circonstance qui ne survivra pas forcément à cette grève générale, estime le politologue Julien Mérion. Mais, quelle qu'en soit l'issue, le problème identitaire demeurera." Il est même à craindre qu'il ne se pose avec plus d'acuité après qu'avant.<br />
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J
Guadeloupe: un syndicaliste assassiné par les émeutiers (Jégo), fusillades et pillages cette nuit, cela devait hélas arriver ! Il est plus que temps de reprendre la situation en main !
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J
<br /> Guadeloupe: les affrontements se multiplient, appel au calme du gouvernement<br /> <br /> <br /> Guadeloupe: fusillade et pillages cette nuit, cela devait hélas arriver ! Il est plus que temps de reprendre la situation en main !<br /> <br />  <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> © 2009 AFP (Julien Tack)<br /> Violences le 18 février 20098 à Pointe-à-Pitre<br /> <br /> <br /> La Guadeloupe a connu une flambée de violence dans la nuit de mardi à mercredi, et au moins trois policiers et trois gendarmes ont été légèrement blessés par des tirs d'armes à feu lors alors que les affrontements entre jeunes et forces de l'ordre se multipliaient.<br /> Le gouvernement "lance un appel au calme" en Guadeloupe", après les violences et pillages de la nuit, a déclaré mercredi sur Europe 1 son porte-parole, Luc Chatel.<br /> Plusieurs magasins ont été pillés à Pointe-à-Pitre, selon la préfecture, et des barrages, dont certains enflammés, dressés sur plusieurs rues de la ville désertées par les habitants, selon un photographe de l'AFP. Trois policiers ont été légèrement blessés par des tirs d'armes à feu dans une cité de la ville, où ils avaient été appelés pour une intervention.<br /> <br /> <br /> <br /> © 2009 AFP<br /> Incendies, pillages et violences<br /> <br /> <br /> A Baie-Mahault (10 km de Pointe-à-Pitre) de violentes échauffourées ont opposé dès 19H00 mardi (00H00 mercredi en métropole) une centaine de jeunes à des gendarmes mobiles. Selon le maire de la ville, Ary Chalus, une centaine de jeunes étaient présents dans la zone commerciale de Destrelland à Baie-Mahault, qui avait brièvement rouvert le week-end sous haute surveillance policière. Certains, munis de fusils à pompe, ont tiré à balles réelles en direction de la police, a-t-il également indiqué.<br /> Trois gendarmes ont été légèrement blessés, a ajouté M. Chalus, tandis que trois jeunes ont également été interpellés.<br /> Face à ce regain de violences, le "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui mène la grève générale qui paralyse l'île et son activité économique depuis le 20 janvier, a lancé "un appel au calme" sur la radio RCI en milieu de soirée.<br /> Des incidents avaient déjà eu lieu dans la nuit précédente. Lundi matin, les militants du LKP avaient dressé de nombreux barrages et les forces de l'ordre étaient intervenues, puis dans la soirée et la nuit des bandes de jeunes s'étaient opposées aux forces de l'ordre.<br /> <br /> <br /> <br /> © 2009 AFP (Julien Tack)<br /> Elie Domota le 17 février 2009 à Pointe-à-Pitre<br /> <br /> <br /> Selon la préfecture, "des incendies se déclarent dans des commerces, essentiellement dans l'agglomération de Pointe-à-Pitre". Ont notamment été pillés des magasins et entreprises appartenant au groupe béké -les descendants de colons blancs- martiniquais Bernard Hayot (GBH), notamment une concession Renault, un atelier de réparations auto rapides, un magasin de pneus et un hypermarché Carrefour.<br /> Les revendications du LKP portent notamment sur la cherté de la vie, dans des Antilles françaises où quasiment tout est importé, alors que le taux de chômage est le plus élevé de l'Union européenne et le PIB par tête deux fois inférieur à la métropole. Le conflit social a cristallisé un profond malaise autour des problèmes économiques et sociaux, sur un fond historique marqué par l'esclavage<br /> <br /> <br /> <br /> © 2009 AFP (Julien Tack)<br /> Violences le 18 février 2009 à Pointe-à-Pitre<br /> <br /> <br /> Le leader charismatique du LKP, Elie Domota, a lancé sur la radio RCI un appel au calme, en créole: "ne mettez pas votre vie en danger, ne mettez pas la vie des autres en danger". "Ne répondez pas à la provocation", a-t-il lancé aux jeunes, demandant dans le même temps au préfet de "retirer ses gendarmes". Vers 20H00 locales, sur RFO Télé-Guadeloupe, M. Domota avait appelé les manifestants à "laisser les gendarmes +débarrer+ et à reconstituer les barrages après leur départ".<br /> Appelant à "renforcer la mobilisation", M. Domota avait aussi affirmé que "plus il y a de Guadeloupéens sur les routes, plus Sarkozy, Fillon et consorts comprendront qu'il faut satisfaire nos revendications".<br /> Ce regain de violences survient alors que le président de la République doit recevoir jeudi à Paris les parlementaires et présidents des collectivités territoriales de Guadeloupe et Martinique.<br /> <br /> <br /> par Militant publié dans : Politique communauté : Toulouse Politique
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