Nouveau monde, nouveau capitalisme? par Eric Besson

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


ericbesson-lesprogressistes.jpgA la demande de Nicolas Sarkozy et de Tony Blair je vais organiser (par mon secrétariat d’Etat) un colloque intitulé « Nouveau monde, nouveau capitalisme ? » les 8 et 9 janvier à Paris .

eb_tblairsorb_3.jpgCette perspective m’enchante. Je me réjouis de retrouver Tony Blair ; sa venue le 31 janvier dernier à la Sorbonne devant « les Progressistes » restera l’un de mes meilleurs souvenirs, politique et personnel.

Le moment est propice pour rappeler que l’économie ne peut être que de l’économie politique. L’ampleur de la crise ouvre un espace inattendu pour la remise en cause des dogmes et des pratiques naguère jugées immuables.

Nous allons donc, avec des politiques, des experts et des économistes (Armatya Sen, Joseph Stiglitz, Francis Fukuyama, Edmund Phelps, Jean-Paul Fitoussi ont d’ores et déjà confirmé leur présence) débattre de questions fondamentales. Le capitalisme peut-il être «éthique » ? Peut-on le « moraliser » ? A-t-on surestimé les bienfaits de la globalisation. Jusqu’où peut-on et doit-on réguler le capitalisme financier ?

A suivre donc.  


Billet d'Eric BESSON

Lorsque le PS se réveillera, (nul ne doute que Martine Aubry va le réveiller), il s’apercevra que Nicolas Sarkozy s’est emparé de quelques valeurs fondamentales de la gauche et du centre gauche : la régulation du capitalisme et le multilatéralisme notamment. Pour simplifier : sur quelques sujets fondamentaux le terrain est occupé. Par le verbe. Et dans l’action.



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Publié dans Actualités nationales

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S
Tout à fait d'accord avec vous Gold31.
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G
Je pense que la création d'une nouvelle gauche par monsieur Bockel, ne peut être que salutaire à l'équilibre de notre démocratie, où la gauche doit nécessairement retrouver ses marques.L'ouverture maintenue et proposée plus largement encore par Nicolas Sarkozy, ne peut que nous conforter dans l'assurance que la France saura, par le rassemblement de ses talents, surmonter la crise.Le PS à la papa de madame Aubry, ou celui plus ubuesque de madame Royal, ont semble-t-il vécus. 
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C
LE FIGARO. - Les différentes composantes de la majorité, dont les leaders se retrouvent jeudi à l'Élysée, peinent à exister à côté de l'UMP. Que souhaitez-vous ?<br /> Éric BESSON. - La majorité est confrontée à un choix. Les centres, du Nouveau Centre d'Hervé Morin au Parti radical de Jean-Louis Borloo, en passant par Jean-Marie Bockel, Jean-Marie Cavada et mon mouvement, Les Progressistes, auraient pu essayer de se regrouper et créer un second parti à l'intérieur de la majorité. Mais je ne suis pas certain que tout le monde le veuille vraiment, ni que cela corresponde à l'analyse du président de la République qui sait que, dans toutes les grandes démocraties, la politique est organisée autour de deux blocs principaux. Je crois davantage à l'idée d'une confédération de la majorité présidentielle. Elle aurait l'avantage de respecter les sensibilités et histoires de chacun : nous ne sommes pas tous venus à Nicolas Sarkozy par les mêmes rivières. Une confédération donnerait aussi un cadre structuré aux sympathisants, aux futurs militants, à de potentiels candidats aux élections qui se retrouvent dans la politique du président mais s'interrogent, légitimement, sur la cohérence future de l'organisation de la majorité.<br /> <br /> Éric Besson : «Une confédération de la majorité présidentielle aurait l'avantage de respecter les histoires et sensibilités de chacun.»<br /> photo : Le Figaro<br /> <br /> eb_le_figaro.jpgAvez-vous défendu cette idée auprès de vos partenaires de la majorité ?<br /> -L'année dernière, le sujet avait été abordé et le premier ministre François Fillon avait organisé une réunion en ce sens. Le Nouveau Centre avait alors exprimé des réticences. Depuis, cette idée n'a plus été évoquée collectivement. Mais, pour les réformateurs de droite, comme pour la gauche réformiste, un fait s'impose : en privilégiant le multilatéralisme, en créant l'Union pour la Méditerranée, en prônant la régulation du capitalisme, Nicolas Sarkozy a changé la donne politique. Cela a même pesé sur le congrès de Reims. Une fenêtre de tir s'est ouverte en France. Et même à l'international, puisque la crise que nous traversons ébranle les convictions les plus établies.<br /> <br /> Le colloque «Nouveau Monde, nouveau capitalisme», que Nicolas Sarkozy coprésidera les 8 et 9 janvier avec Tony Blair, s'inscrit-il dans l'ouverture voulue par le chef de l'État ?<br /> -J'avais esquissé le projet avec Tony Blair lorsque je l'ai reçu au sein des Progressistes le 31 janvier. Nicolas Sarkozy et Tony Blair se sont vus fin août et ont décidé ensemble des thèmes et de la date. La décision a donc été prise avant le déclenchement de la crise financière. Le président avait déjà évoqué plusieurs fois la régulation du capitalisme en se prononçant pour «un capita­lisme d'entrepreneurs et contre un capitalisme de spéculateurs».<br /> <br /> Les Américains voient dans cette rencontre un deuxième G20.<br /> -Effectivement, la presse américaine s'en est saisie en se demandant ce que souhaitait la France. Le malentendu a vite été dissipé ; il ne s'agit pas d'un G20. L'objectif de cette rencontre est de permettre à des représentants des gouvernements du Nord et du Sud, à des économistes, des intellectuels et des chefs d'entreprises de réfléchir ensemble aux valeurs fondamentales de notre système de production. Trois thèmes seront discutés : l'éthique du capitalisme et ses valeurs, la globalisation et ses effets et l'ampleur possible et souhaitable de la régulation du capitalisme.<br /> <br /> Qui assistera à ce colloque ?<br /> -Nous aurons des ministres des cinq continents. Le président a invité Angela Merkel, qui lui a donné son accord de principe. Le gouvernement britannique sera représenté par un ministre. Barack Obama, qui n'aura alors pas encore pris ses fonctions à la Maison Blanche, dépêchera probablement une délégation qui assistera à nos travaux. Par ailleurs, plusieurs économistes de renom seront présents : ­Joseph Stiglitz, Francis Fuku­yama, Amartya Sen. La commissaire européenne chargée de la Concurrence et le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, ont également donné leur accord.<br /> <br /> Les représentantsdes mouvements altermondialistes sont-ils conviés ?<br /> -Non. Tous ceux qui participent à ce colloque, quelle que soit leur sensibilité, croient à l'économie de marché régulée et veulent refonder le capitalisme et non rompre avec lui.<br /> <br /> Ce colloque a-t-il vocation à se renouveler ?<br /> -J'aimerais qu'il devienne un rendez-vous annuel. Mais nous n'en sommes pas là.
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B
Bonjour, j"ai lu avec intéret votre blog et je vous rejoins malgré la distance dans cette mouvance Je me rejouis que le président Sarkozy ait convoqué pour le mois de janvier prochain  , une réunion relative au nouveau monde Je suis membre de la société civile Camerounaise et je souhaite vous faire part de ma réflexion, de ma vision du nouveau monde et si possible je souhaite etre associée aux travaux Si vous pouvez me communiquer votre email, je vous ferais parvenir ma reflexion et mon cv Merci pour votre intéret éventuel 
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