Hommage national aux soldats tués en Afghanistan jeudi.

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

Une cérémonie nationale d'hommage aux dix soldats français tués en Afghanistan sera organisée jeudi matin aux Invalides à Paris, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy, annonce l'Elysée.

Une cérémonie religieuse aura lieu à 11h30 en l'église Saint-Louis des Invalides, avant un éloge funèbre prononcé par le chef de l'Etat, de retour d'Afghanistan. Il s'entretiendra en privé avec les familles des soldats tués, parmi lesquels figurent deux militaires originaires d'Outre-mer (Réunion et Nouvelle-Calédonie), selon le gouvernement.

Les dépouilles des dix soldats français tués dans une embuscade, au cours d'une mission de reconnaissance, devaient être rapatriées sur un aéroport parisien mercredi soir, selon le ministère de la Défense.

Les trois régiments d'origine des victimes ont reçu mardi et mercredi la visite du secrétaire d'Etat chargé de la Défense Jean-Marie Bockel.

Au total, 24 soldats français ont été tués en Afghanistan depuis l'engagement des forces françaises dans le pays, d'après le ministère de la Défense.

L'ancien président Jacques Chirac a écrit aux familles des soldats tués en Afghanistan "pour s'associer à leur douleur et leur faire part de ses plus sincères condoléances", selon son entourage. AP

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Publié dans Actualités nationales

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J
19/09/2008<br /> Embuscade: "indiscutablement un échec", selon la note d'un général de haut rang<br /> Dans un document interne, un général de haut rang de l'armée de terre livre ces "quelques réflexions sur l’embuscade afghane" afin "que ces soldats ne soient pas les premiers d’une longue série de « morts pour rien» <br /> <br /> "Sans disposer d’aucune information privilégiée, on peut tirer de cette douloureuse affaire quelques constats certains, qui conduisent à deux propositions susceptibles de donner de la hauteur et de la pertinence au débat parlementaire annoncé pour le 22 septembre 2008", écrit-il. <br /> <br /> "En préalable, vouloir dissimuler l’échec et la défaite par lesquels se solde cette opération n’est pas sérieux, et pourrait être criminel : en voulant ainsi s’exonérer de leurs responsabilités, le pouvoir politique et le commandement ne trompent pas les militaires, mais peuvent abuser les décideurs (dont le Parlement), qui feront l’économie de vraies décisions. Les militaires sauront alors qu’ils ne sont pas défendus, et devront continuer d’aller au casse-pipe sans moyens adaptés à leurs missions. Cette situation ne sera pas durable, car la discussion et la contestation dans notre société de l’information à tout va ne peuvent être bridées. Le débat s’instaurera sur le blog de Libération, au prix d’un affaiblissement sérieux de la discipline et de la cohésion de nos armées . Or, indiscutablement, il y a échec : une dizaine de morts et une vingtaine de blessés infligés à une troupe inférieure à 150 hommes, qui a dû de n’être pas exterminée qu’à l’intervention massive d’appuis et de renforts extérieurs à la manœuvre initiale, sans commune mesure avec les 100 à 150 talibans qui, semble t’il, leur étaient opposés. Erreur de conception (avec des moyens inadaptés à la situation) et sans doute erreur d’exécution, dans un dispositif qui ne tirait pas toutes les conséquences tactiques d’un éclairage préalable suffisant. Il ne s’agit pas ici de juger les hommes (encore qu’il le faudra, car il n’y a pas d’autorité qui dure sans responsabilité), mais de faire quelques constats plus généraux, qui peuvent fournir des indications sur les causes fondamentales de l’échec et les enseignements à tirer : <br /> <br /> 1.1 Ni homogénéité de la troupe, ni unicité du commandement : Le détachement était constitué de 4 sections de combat ( 8 ième RPIMA, RMT, 2 sections afghanes) et d’un groupe des forces spéciales US. On sait au moins que la section du 8 n’était pas organique, puisque son auxiliaire sanitaire venait du 2ième REP. Ces soldats n’avaient pas l’habitude de travailler ensemble, sans parler de la cohésion et de l’esprit de corps qui fondent l’efficacité au combat. Et ce qui frappe dans la description officielle de l’affrontement délivrée officiellement par le sous-chef OPS de l’EMA, c’est qu’à aucun moment n’est mentionnée l’action du commandant de ce détachement : chacun semble livré à lui-même. Y avait-il un chef, autre que formel et théorique, avec une autorité réelle sur ses éléments ? 1.2 Inadaptation et insuffisance des moyens réellement disponibles : Sans même rentrer dans le débat des moyens de reconnaissance aériens (drônes à l’efficacité sans doute contestables, mais surtout hélicoptères adaptés), on est frappé par la pauvreté des moyens d’appui permettant de dégager la section fixée : les seules mitrailleuses des VAB, manifestement en limite de portée. Notons que seul l’élément des forces spéciales US disposait des instruments de désignation laser des objectifs. Or ils étaient loin derrière, avec les sections afghanes : n’est ce pas ce qui explique d’abord l’usage tardif des A10 ? Quant aux appuis, que penser d’une part de l’incapacité à déclencher en temps utile des appuis aériens, et du recours final, pour une bonne part, aux seuls hélicoptères français Caracal ? L’EMA, en soulignant l’engagement et la générosité exceptionnelle des équipages d’hélicoptères français, qui ont travaillé toute la nuit met involontairement en lumière une propension moins évidente de nos alliés à prendre des risques pour voler au secours de nos soldats. Mais qui veut mourir pour le roi de Prusse ? Au total, il apparaît bien que nos moyens nationaux n’étaient pas à la hauteur, et que compter sur ceux de la coalition dans des circonstances extrêmes, celles du combat, ne va pas de soi. 1.3 : Une troupe non-aguerrrie : Constituée à partir d’engagés recrutés en juin 2007, la section du 8 était certes entraînée, mais depuis moins d’un mois en Afghanistan, c’était sa première expérience d’unité constituée en situation opérationnelle. Personne ne soutiendra qu’il n’aurait pas été préférable d’envoyer sur notre théâtre d’opérations le plus dangereux une unité plus aguerrie. Mais une armée de terre qui fait le pompier de la paix aux 4 coins du monde sans préjudice des « promenades » dans les gares métropolitaines ne peut donner que ce qu’elle a, quand le pouvoir politique décide sans préavis suffisant d’augmenter partout l’engagement de nos forces (faisons le bilan de ces nouvelles missions, pour le moment sans désengagement significatif ailleurs, depuis mai 2007 : Tchad, Afghanistan, Emirats, OTAN…). En résumé, l’armée peut-elle continuer sans augmentation de ses effectifs à aller au four et au moulin ?"<br /> <br /> (La note se poursuit pas des propositions sur lesquelles nous reviendrons)
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F
Dix jeunes soldats tués en Afghanistan, après avoir été pris dans un piège redoutable, la nouvelle ne pouvait que bouleverser l’opinion française en cette fin d’été. Les images ont forcément marqué les esprits : Nicolas Sarkozy rejoignant sur le champ notre armée éprouvée, la poignante cérémonie aux Invalides, Mgr Patrick Le Gal accueillant dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides les familles autour des dix cercueils. Alexis Breizet a très justement souligné pourquoi ce drame national constituait pour Nicolas Sarkozy « la véritable entrée dans sa mission de chef d’État qui implique la direction des Armées et la responsabilité suprême qui suppose d’envoyer à la mort des jeunes gens d’à peine vingt ans » (Figaro Magazine, 30 août).<br /> <br /> Car la politique, ce n’est pas seulement la griserie des victoires électorales, la captation habile des moyens de communication ou même la difficile conduite de l’économie en période de récession internationale. C’est la direction d’un pays dans les incertitudes d’un monde violent, où la France a des engagements extra européens. Nous voilà bien hors de la mythologie de la fin de l’histoire. La paix universelle demeure un rêve lointain, et bien des conflits possibles nous menacent. On l’a bien vu aussi ces dernières semaines avec l’intervention Russe en Géorgie, qui signifie le retour offensif de la Russie post soviétique sur des zones d’influence qu’elle n’acceptera jamais de céder à la puissance américaine agissant à travers cet instrument que constitue l’OTAN. La situation critique qui est celle des forces alliées en Afghanistan montre à quel point il faut se déprendre de tout optimisme pour l’avenir proche. Depuis des mois, les troupes américaines, notamment, sont défiées par une rébellion inférieure en arme et en logistique mais ne cessant de regagner du terrain.<br /> <br /> La France, qui se veut solidaire de la lutte contre les Talibans et le terrorisme international, se trouve ainsi entraînée dans un combat incertain. C’est à un tel point que nos responsables militaires se sont montrés très réticents lorsque le président a voulu amplifier notre puissance auprès des Américains. L’opinion afghane se détourne des alliés au fur et à mesure qu’elle voit des militaires passer dans ses villages, sans résultat tangible depuis 7 ans. Les soviétiques s’étaient déjà cassés les dents dans la dernière de leur guerre au sein de ce pays hostile. Le sacrifice de nos soldats exige un réexamen de notre stratégie afghane avec nos alliés. Nous ne pouvons nous enfermer dans une impasse toujours plus coûteuse en vies humaines et en désillusion dangereuse pour le moral de nos Armées.
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P
Le Parti Radical, par la voix de son Président, Jean-Louis BORLOO, exprime à nouveau son émotion à la suite des tragiques événements survenus en Afghanistan et s’associe pleinement à l’émouvant hommage rendu ce matin par la Nation toute entière à ses soldats.<br /> <br /> <br /> <br /> A cette occasion, le Parti Radical réaffirme son soutien sans réserve à l’engagement de troupes françaises en Afghanistan. Pour Jean-Louis BORLOO, il s’agit en effet « d’un combat pour la liberté, pour les Droits de l’Homme et pour la paix. Un combat pour des valeurs qui sont au cœur de notre pacte républicain et pour lesquelles la France s’est toujours battue. Il s’inscrit ainsi dans notre tradition d’humanisme et d’universalisme ».<br /> <br /> Pour les radicaux, l’heure n’est donc pas à la polémique politicienne mais au recueillement et à l’union nationale face au sacrifice de nos soldats.
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M
Je m’incline devant la douleur des familles des parachutistes français tués ou gravement blessés dans l’embuscade tendue par les talibans aux forces de l’OTAN dans le district de Saroubi.<br /> <br /> Je salue le professionnalisme rigoureux et le sens élevé du devoir dont font preuve nos soldats dans les missions périlleuses qui leur sont confiées en Afghanistan.<br /> <br /> Mais je ne puis que m’interroger à nouveau sur la pertinence des choix effectués récemment par la France, lors du sommet de l’OTAN à Bucarest, lorsqu’elle s’est plié à la demande américaine d’installer, sous commandement américain, un détachement français de haut niveau dans l’une des zones les plus dangereuses du pays et dans le cadre d’une stratégie globale définie uniquement par Washington.<br /> <br /> Ce type d’intervention est-il la préfiguration du nouveau rôle que l’on entend faire jouer à l’armée française réformée, celui de supplétifs de l’armée américaine auxquels on réserve les tâches les plus ingrates ?
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N
Tribune d'Hervé Morin et Bernard Kouchner<br /> <br /> Le 18 août dernier, dix soldats français sont morts en Afghanistan. Comme d’autres avant eux, ils sont tombés pour une certaine idée de la dignité humaine et de la liberté à laquelle la majorité du peuple afghan aspire. Tombés pour qu’il n’y ait plus de 11 Septembre ou d’autres attentats majeurs frappant nos démocraties. En quittant la France, ils étaient conscients des risques de leur mission. Ils y étaient prêts : comme tous leurs camarades, ils avaient suivi une formation longue de six mois spécifique à cette mission, ils étaient aguerris, équipés et entraînés pour faire face aux situations les plus extrêmes. Ils savaient que pour réussir une mission de paix, il faut parfois mener des opérations de guerre.<br /> <br /> Notre détermination, rappelée avec fermeté mercredi par le président de la République, sera la réponse à nos adversaires. Nous livrons en Afghanistan un combat pour défendre ce que nous avons de plus précieux : nos valeurs, notre sécurité et aussi une solidarité indispensable avec nos alliés. Et nous le faisons sous l’autorité du Conseil de sécurité des Nations unies, à la demande du gouvernement afghan démocratiquement élu.<br /> <br /> Ce qui est en jeu, ce sont d’abord nos valeurs. De 1996 à 2001, une dictature barbare, le régime des Talibans, coupait l’Afghanistan du reste du monde. La dignité de la femme y était bafouée, les droits de l’homme inexistants, l’obscurantisme et la terreur omniprésents. Sous ce régime, les femmes n’étaient ni scolarisées ni soignées, les opposants étaient pendus dans les stades, la culture et la civilisation du pays reniées.<br /> <br /> Aujourd’hui, nous nous battons pour offrir au peuple afghan des conditions de vie acceptables : égalité, justice, recul de l’arbitraire et de la violence. Nous voulons leur apporter cette sécurité nécessaire au développement et permettre aux enfants d’avoir un avenir – c’est-à-dire d’être éduqués et soignés.<br /> <br /> Ce qui se joue en Afghanistan, ce sont aussi nos intérêts de sécurité. En démontrant ensemble que nous ne cédons pas à la force, que nous ne reculons pas devant Al-Qaida, nous montrons au monde entier que le terrorisme ne gagnera pas. Partir, ce serait donner la plus belle des victoires au jihadisme international : celle de la propagande et de la création d’un sanctuaire qui deviendrait inexpugnable.<br /> <br /> Le terrorisme et le crime se confondent en Afghanistan comme ailleurs. Ici, c’est la production d’opium qui finance les opérations, ajoutant un fléau à la menace. Là encore le combat sera long et difficile. Les Nations unies viennent d’annoncer de premier résultats positifs, avec une réduction de la production d’opium. C’est une évolution positive et insuffisante.<br /> <br /> En Afghanistan, il s’agit enfin de solidarité. Souvenons nous que lorsque nous sommes entrés en Afghanistan, avec nos alliés, après le 11 septembre 2001, il s’agissait de chasser du pouvoir un régime qui avait accueilli sur son territoire des forces terroristes entraînées et équipées pour frapper l’un des nôtres. Nous avons, ensemble, adressé un message clair aux régimes complaisants avec le terrorisme : il n’y a plus d’impunité pour ceux qui frappent au cœur l’un d’entre nous. C’est la même lutte contre le terrorisme qui se poursuit aujourd’hui en Afghanistan. Nous sommes tous, solidairement, l’objet de cette menace terroriste. C’est tous ensemble que nous y répondons. Il est vital que nous poursuivions en Afghanistan, face à notre adversaire, notre démonstration de solidarité dans la durée : 50 000 hommes de la FIAS (force internationale d’assistance et de sécurité) représentant 40 nations se battent ensemble aux cotés de l’armée afghane. 25 des 27 membres de l’Union européenne sont présents. La France, avec 3 000 hommes, quatrième contributeur derrière les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne joue pleinement son rôle.<br /> <br /> La solution ne sera pas seulement militaire. Notre objectif est clair : donner aux Afghans toutes leurs responsabilités dans leur pays. Là-bas, nous ne sommes pas en guerre contre quiconque : nous construisons la paix. Cela se fera à travers la prise en charge progressive par les Afghans de leurs responsabilités de sécurité. C’est une des conditions que le président de la République avait mises au renforcement de notre dispositif avant le sommet de l’Alliance, à Bucarest. Il n' y a pas d’autre choix.<br /> <br /> C’est pour cela que la coalition a engagé un ambitieux programme de formation des forces de sécurité afghanes. L’armée nationale afghane compte ainsi aujourd’hui plus de 50 000 hommes. Elle participe à la majeure partie de nos opérations. Depuis hier, elle est responsable de la sécurité de Kaboul. Mais cela nécessite un engagement solidaire dans la durée. Nous partirons, mais donner une date à ce départ n’aurait aucun sens. Nos adversaires doivent savoir que nous resterons aussi longtemps que cela sera nécessaire pour atteindre notre objectif.<br /> <br /> Ce n’est pas une victoire militaire que nous recherchons en Afghanistan, mais la création des conditions qui permettront au gouvernement et au peuple afghans de prendre en main leur destin. C’est une approche globale, civile et militaire que nous avons souhaitée et que nous mettons en œuvre. La France pour sa part a doublé son aide civile et a organisé en juin dernier à Paris une conférence internationale de soutien à l’Afghanistan, à laquelle ont participé plus de 80 délégations, qui a réuni 20 milliards de dollars d’aide pour la reconstruction du pays. Cette conférence a surtout permis de donner un cadre stratégique au partenariat entre l’Afghanistan et la communauté internationale.<br /> <br /> N’ignorons pas les progrès accomplis en matière de reconstruction et de développement. La coalition a construit des routes et des canaux d’irrigation, elle a creusé des puits. Elle a fait baisser de 26 % la mortalité infantile. Le nombre d’enfants scolarisés est passé de moins de 1 million à plus de 6¬millions en six ans, dont 2 millions de filles. Il n’y en avait aucune en 2001. 80 % de la population a accès aux soins. Ils étaient 8 % en 2001. Des élections libres et démocratiques ont eu lieu, où pour la première fois les femmes étaient appelées aux urnes.<br /> <br /> Mais ne nous leurrons pas, le chemin qu’il reste à parcourir est long : les structures administratives sont toujours gangrenées par la corruption ; la police afghane est encore loin d’être fiable ; l’Afghanistan est de loin le premier producteur mondial d’héroïne ; le rôle ambigu joué par ses voisins, en particulier le Pakistan, nécessite une pression internationale accrue dans les mois à venir.<br /> <br /> Les résultats obtenus ne sont pas un motif de satisfaction, mais un encouragement à persévérer. Renoncer aujourd’hui en Afghanistan, ce serait abandonner le peuple afghan et nos alliés, ce serait renoncer à nos valeurs, ce serait donner une victoire aux terroristes qui menacent notre territoire et nos concitoyens. Nous quitterons l’Afghanistan dès que nos amis afghans n’auront plus besoin de nous.
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