Lynchage du président : des dérapages inquiétants !
Cela fait aujourd'hui un mois jour pour jour que le Nouvel Obs publiait sur son site internet le SMS que Nicolas Sarkozy aurait envoyé à Cécilia : "Si tu reviens, j'annule tout !".
Un mois et toujours pas de preuve du dit SMS et pour cause : le SMS en question n'a peut être jamais existé !
En effet, entendu par les enquêteurs le 21 février dernier, le journaliste Airy Routier , auteur de l'article du SMS a avoué ne jamais avoir lu le SMS en question. Il aurait écrit son article sur l'information de sources "verbales fiables", sources verbales qu'il n'a d'ailleurs pas daigné divulguer car un bon journaliste "ne divulgue jamais ses sources"
Il est donc fort possible que Mr Airy Routier ou un de ses proches ait tout inventé.
Que le SMS soit un canular ou non, cette affaire montre la totale incompétence de la direction éditoriale du Nouvel Obs qui a publié une information pour le moins calomnieuse sans avoir eu la moindre preuve que les faits soient avérés.
Cette fausse affaire du SMS est symptomatique de la course au lynchage du chef de l'Etat entreprise par les médias depuis quelques mois, et reprise en choeur par l'opposition, François Bayrou et Ségolène Royal en tête.
Tout est prétexte à trainer le président dans la boue, à le salir inlassablement.
Mais la polémique et le mensonge ne grandissent pas ceux qui les pratiquent.
Tout d'abord, les journalistes qui préfèrent traquer les écarts Présidentiels plutôt que de faire un vrai travail journalistique finissent de décrédibiliser une profession déjà mise à mal. Pourquoi acheter le Nouvel Obs si on y lit les mêmes articles que dans Voici et France Dimanche ? Autant acheter l'original.
Ensuite, les ténors politiques qui s'engouffrent dans cette brèche par facilité ne font pas non plus le bon choix : ce n'est pas en ternissant l'image présidentielle que l'on devient présidentiable. Ce n'est pas en s'attaquant au président plutôt qu'aux débats de fond que l'on convainc les indécis.
Certes, les journaux auront bien gagné quelques milliers de ventes dans cette entreprise de démolition de la fonction présidentielle; certes, la gauche aura gagné quelques % peut être décisifs aux prochaines municipales sur rejet de Sarkozy mais qu'en restera-t-il à terme ?
Le journalisme français ne pourra faire l'impasse d'une remise en question profonde s'il veut retrouver un peu de sa superbe.
Quant à la gauche française, sa possible victoire aux futures élections municipales ne cachera pas longtemps son absence totale de projet de société, son incapacité à proposer une alternative crédible à la politique gouvernementale.
Le rejet de Nicolas Sarkozy est aujourd'hui le seul élément fédérateur d'une gauche française en quête d'identité.
Mais on ne construit pas sur le rejet de l'autre, tout au mieux, on survit, mais pour combien de temps ?
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