Rachida Dati encore victime d'une controverse made in PS
DELIT DE SALE GUEULE
Et une controverse, encore une, sur Rachida Dati. On avait déja eu celles sur les démissions au sein de son cabinet, sur les démélés judiciaires de son frère - à ce que je sache on est en rien responsable des actes commis par les membres de sa famille, sur sa réforme de la justice refusée par les magistrats et les avocats ( difficile de voir partir de véritables rentes de situation comme la présence obligatoire d'un avocat lors d'un divorce) et sur son "autoritarisme"- que je n'ai pas pu vérifier.
La dernière controverse vient du fait que le grand couturier Dior, filiale de LVMH, prête des tenues de soirée à la garde des sceaux ( à la vue de certains juges et syndicats de magistrats on aurait envie d'écrire garde des sots). Ne leur en déplaise, la maison Dior, comme toute autre société, fait ce qu'elle veut pour promouvoir ses produits et il n y a rien de choquant à ce qu'une haute personnalité de l'état mette en avant la haute couture française qui reste un fleuron du savoir faire "made in France". Et, sans vouloir paraître machiste où désagréable, il est plus agréable de regarder Rachida Dati vétue de Dior qu'Huguette Bouchardeau ou Marie Christine Blandin , sénatrice verte du Pas de calais, coiffées avec un pétard et vétues avec des vêtements ressemblant fortement à ceux d'une scène demeurée culte dans la pièce de théatre "le père noêl est une ordure". Mais pourquoi cet acharnement à "chercher des poux" à Rachida Dati?
Plusieurs pistes sont à suivre. Tout d'abord Rachida Dati est une femme ataviquement de droite. Je ne ferai pas le procès en sexisme à ses détracteurs, contrairement à Martine Aubry qui disait sur ceux qui critiquaient la loi des 35 heures " on chasse la femme", mais être de droite est, comme le dit le titre d'un livre d'Eric Brunet "un tabou français".
Ensuite Rachida Dati n'est la fille de personne, sauf d'un maçon marocain, issue d'une famille nombreuse qui en a bavé pour réussir, qui a travaillé pour payer ses études en faisant, entre autres, aide-soignante et vendeuse en porte à porte. Dans ce pays d'héritiers, de "filles et de fils de", il est vrai que cela fait tache.
Et, pour couronner le tout, elle est une ministre qui agit, qui ne parle pas la langue de bois, et qui ose s'en prendre à certaines oligarchies, en particulier celles des juges, des avocats et des élus locaux. Il est vrai que dans ce domaine son "casier judiciaire" est particulièrement chargé. Fermeture de tribunaux dont l'existence était une abérration; remise en cause de la hiérarchie judiciaire; loi sur la récidive; remise en cause des jackpots financiers des avocats comme les divorces par consentement mutuel, excusez du peu en à peine 6 mois. Le cas Dati relève bien pour ces castes de l'anomalie voir de la provocation, leurs prébendes ayant été protégés et confortés depuis des décénnies.
Un proverbe arabe dit :"les chiens aboient, la caravane passe". Madame la Ministre, laissez couler ces torrents de boue. Mr Arnault, continuez à habiller Rachida avec goût et élégance et continuez à exporter le luxe français à l'étranger. De toute façon, pour ses détracteurs, Rachida Dati sera toujours coupable de délit de sale gueule, quels que soient ses vêtements.
Philippe DAVID