Toulouse : une dalle en béton lancée sur les pompiers

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

Violences urbaines. Un bloc de 15 kilos jeté depuis le douzième étage d'une barre d'immeuble, à Empalot, s'est écrasé sur le toit d'un véhicule d'intervention.

Colère chez les pompiers. La chute d'une dalle en béton d'environ 15 kilos sur le toit d'un véhicule incendie dans la nuit de vendredi à samedi à Empalot suscite un très vif émoi dans les rangs des soldats du feu. Depuis plusieurs mois maintenant, l'intervention des pompiers comme celle des policiers au cœur des quartiers sensibles à Toulouse, se transforme selon certains en véritables « traquenards », mettant sérieusement en danger l'intégrité physique des fonctionnaires et des pompiers.

Vers 1 heure, dans la nuit de vendredi à samedi, les sapeurs-pompiers de Buchens-Ramonville, partent sur un feu de voiture, rue de Cannes, dans le quartier d'Empalot.

miracle

Comme chaque soir, ce type d'intervention qui, a priori, peut paraître banal et sans danger, n'a pourtant rien de routinier. Alors que les policiers sécurisent la zone d'intervention, comme le prévoit le nouveau protocole mis en place depuis près de deux ans, les pompiers se tiennent à distance à 500 mètres de là, rue du Férétra, en attendant le feu vert des forces de l'ordre.

Quelques minutes plus tard, le signal est donné. Les pompiers filent rue de Cannes vers la voiture en feu. À l'approche d'un passage souterrain étroit, un sapeur-pompier part en reconnaissance à pied se tenant à quelques mètres du fourgon. Un projectile jeté depuis le douzième étage d'une barre d'immeuble ricoche sur un balcon et plusieurs morceaux atterrissent violemment sur le toit du véhicule d'intervention. Aucun pompier n'est blessé. Un vrai miracle ! Car l'objet en question n'est pas un caillou ou une boule de pétanque, encore moins une friteuse ou une poêle à frire mais une dalle de béton de 60 centimètres de diamètre arraché d'un toit d'immeuble. Avec la vitesse liée à la chute, le poids de ce bloc de béton avoisinait les 6 tonnes. Dans la précipitation, les pompiers ont fait marche arrière et se sont repositionnés 500 mètres plus loin. Arrivés en nombre, les policiers ont à nouveau sécurisé les abords des tours. Ce nouvel épisode de violences urbaines où les secouristes sont directement pris pour cible est interprété aujourd'hui comme une « tentative de meurtre », par certains pompiers. Signe de cette inquiétude grandissante, le colonel s'est rendu hier à la caserne. Lundi, un autre officier est attendu à Buchens-Ramonville. Toujours à Empalot, vendredi, peu après 17 heures, des projectiles ont été lancés depuis des coursives en direction des agents de bus Tisséo.

Publié le 28 octobre 2007 à 08h01 | Auteur : Frédéric Abéla
http://www.ladepeche.fr/article/2007/10/28/127089-Toulouse-une-dalle-en-beton-lancee-sur-les-pompiers.html

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Marielle et Richard, même aux USA les racailles des ghettos ne sont pas assez idiots pour viser les pompiers. Et là bas, lorsque les policiers attrappent un membre d'une bande, il s'en souvient... Ici, si un policier touche un sauvageon il peut se retrouver inculper. Il faudrait plus de pouvoir à la Police et en exagérant : le pouvoir de tirer sans avoir peur d'être poursuivi. Mais en france, les personnes violentes auront toujours le droit et la liberté d'empoisonner la vie de la majorité silencieuse qui a peur,  qui a honte, qui souffre sans avoir le moindre risque alors pourquoi s'en priveraient il ?. Et ça c'est peut être le pire...
Répondre
R
Tout à fait d'accord avec Marielle.
Répondre
M
Encore une minorité violente parmi une majorité silencieuse qui a peur,  qui a honte, qui souffre et qui attend certainement qu'on la protège. Des remèdes ont été essayés,  sont-ils assez puissants ? Le mal empire-t-il ?   
Répondre
G
On peut remercier le dernier maire socialiste en date...élu voici  plus de 35 ans, monsieur Bazerque, qui avait pris l'initiative de "ghettoriser " les français issus de l'immigration, au Mirail et partout ailleurs dans nos banlieues toulousaines.Aujourd'hui le travail est colossal , tant vis à vis de ceux qui occupent ces quartiers aujourd'hui , et souhaitent y vivre et y travailler , que vis à vis des voyous qu'il faudra bien un jour ou l'autre parvenir à éradiquer de ces quartiers pour le bien être et la qualité de vie de ses habitants.Un rappel des heures de gloire de monsieur Bazerque qu'il s'agirait de mettre sous le nez de monsieur Cohen, actuel candidat PS à la mairie de Toulouse.Toulouse, monsieur Cohen,  a déjà donné !  Voyez donc par vous même...
Répondre