





Intervenant mardi 24 novembre, lors de la session plénière du Parlement européen, Christine de Veyrac - qui siège à la commission Environnement - s'est prononcée contre la signature d'un "accord à n'importe quel prix" par l'Union européenne.
Elle a rappelé l'attente des opinions publiques sur un accord luttant efficacement contre les dérèglements climatiques, et a posé en exigence la nécessité de dépasser les discours à travers un accord chiffré et juridiquement contraignant : "si certains pays ne souhaitent pas assumer leur part du fardeau... il faudra en tirer les conséquences en refusant de signer, mais aussi en instaurant à nos frontières une taxe protégeant notre industrie de la concurrence de ceux qui décideraient de ne pas participer à un effort global."
Christine de Veyrac a ainsi rappelé que les européens étaient à la pointe des efforts en faveur de l'environnement, "que cela soit avec le Paquet Climat signé sous Présidence française, ou avec des initiatives nationales comme la Taxe carbone", et qu'il convenait désormais de rétablir une certaine équité avec les autres puissances industrielles.
Pour Stéphane Demilly, Député de la Somme, Président du groupe d’études sur les biocarburants à l’Assemblée Nationale et Secrétaire national du Nouveau Centre chargé de l’environnement, l’étude de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) montre clairement que la filière française de biocarburants est une source renouvelable et durable de carburant, et qu’elle a toute sa place dans une stratégie de bouquet énergétique alternatif aux énergies fossiles et de lutte contre le réchauffement climatique.
En effet, l’étude de l’ADEME relative aux bilans énergétiques et environnementaux des biocarburants (bioéthanol et biodiesel) vient d’être rendue publique. Basée sur une méthodologie scientifique extrêmement rigoureuse proposée par un cabinet d’experts indépendants, cette étude montre de façon objective et indiscutable que le bilan énergétique des biocarburants produits en France est très nettement supérieur à celui des carburants fossiles, et que leur bilan environnemental se traduit par des gains d’au moins 60% en termes d’émission de gaz à effet de serre. Ces résultats satisfont pleinement aux exigences de durabilité définies par la directive énergies renouvelables de la Commission Européenne, et le temps des polémiques sur les biocarburants produits en France est donc clos.
Stéphane Demilly forme le vœu que ce soit le signal d’une nouvelle impulsion en faveur du développement des biocarburants :
- sur le plan national, en garantissant dans la loi de finances 2010 des dispositions fiscales favorables à la consolidation des filières industrielles
- et sur le plan européen, en faisant respecter aux frontières de l’Europe nos critères de durabilité pour la production de biocarburants, grâce à l’écocertification, afin d’éviter les
dérives dommageables que l’on peut constater dans certains pays.
L’harmonisation par le haut promise en 2008 ne vient pas. Et oui, Monsieur COHEN, vous devez respecter vos promesses ! Aujourd’hui, les Toulousains subissent par ricochet, cette situation, créée par la précipitation avec laquelle a été votée la Communauté Urbaine. Beaucoup de services s’en trouvent désorganisés et les élus de la Majorité Municipale et Intercommunale actuelle ne prennent pas les décisions nécessaires pour rétablir la pleine cohérence et efficacité des services publics de proximité concernés. La grève générale organisée par l’ensemble des syndicats est une première, dont la signification doit faire réfléchir le Député-Maire – Président de la Communauté Urbaine. Je demande à Pierre COHEN de rétablir un dialogue social sincère, au lieu de s’enfermer dans une position d’autoritarisme et de refus violent.
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à 2008
Gribouille serait-il de retour ? Est-il pertinent pour diminuer la pollution de créer une usine à gaz fiscale supplémentaire ?
La taxe carbone génère en tout cas un brouillard dans le ciel des idées claires de la majorité.
Première idée : la France est lourdement handicapée par le poids de ses prélèvements obligatoires qui favorisent les produits en provenance des pays avantagés par le dumping social et écologique. Toute nouvelle taxe pesant sur nos coûts de production est donc à proscrire.
Deuxième idée : le pouvoir d’achat et la consommation doivent résulter de la création de travail et de la production de richesses. Les transferts sociaux sont déjà très importants dans notre pays. Toute proposition de redistribution du produit d’une taxe frappant nos entreprises, en vue d’accroître la consommation est suicidaire puisqu’elle favorise doublement les produits en provenance de pays démunis de protection sociale et de fiscalité écologique. Le discours démagogique stigmatisant telle ou telle grande entreprise française est de ce point de vue indigne d’un responsable politique de haut niveau.
Troisième idée : l’importance de l’électricité d’origine nucléaire dans la production d’énergie de notre pays est un atout considérable. Elle contribue fortement à la réduction de nos rejets de gaz carbonique. Il serait absurde de la pénaliser.
Quatrième idée : chacun sait que la carotte est en général plus efficace que le bâton. La prime à la casse le prouve une fois encore en permettant un rebond de l’industrie automobile française, qui construit d’excellentes petites voitures peu gourmandes.
Cinquième idée : la croissance nécessaire à l’emploi peut et doit s’appuyer sur le développement durable. Cette conception n’est pas celle des écologistes qui visent en fait aujourd’hui la décroissance et ne craignent pas une fiscalité qui la favoriserait.
Chargé d’occuper le terrain écologique, Jean-Louis Borloo est un ministre actif et sympathique, élu du Nord. Mais il est radical. Sa position au centre-gauche explique une tendance mal contrôlée à augmenter les dépenses et les recettes de l’Etat. Nous n’avons échappé que de peu à la taxe « pique-nique ». Il a malheureusement également contribué au renoncement à la TVA sociale qui équilibrait la baisse des charges de nos entreprises, et l’augmentation du coût des produits importés. La majorité doit mettre un terme aux discours qui privilégient la démagogie et la mode, la redistribution et l’environnement, au détriment de notre économie, de la création de travail et de richesses sur notre territoire.
Le bon sens devrait nous conduire à trois conclusions.
D’abord, il ne faut pas plus d’impôt et plus de redistribution, mais moins d’impôts, plus de travail et donc plus de véritable pouvoir d’achat.
En second lieu, la France n’est pas une île. La seule mesure équitable sur le plan de la fiscalité écologique consisterait à taxer les produits selon leur provenance en proportion de la part que prennent les énergies génératrices de CO2 dans la production nationale. Cela ne frapperait ou n’encouragerait que des politiques nationales, et non des personnes, des ménages, ou des entreprises qui n’ont pas la pleine maîtrise de leur dépense énergétique (transport, chauffage par exemple). On dira bien sûr que l’OMC s’opposera à ce type d’orientation, sans parler de l’Europe… Mais n’est-ce pas le Président de la République qui a proposé la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement ? N’est-ce pas l’Europe qui exige qu’en 2020 notre énergie soit renouvelable à hauteur de 20 % et que nous diminuions de 20 % sa dépense globale ? Des avancées ont été réalisées ces derniers temps : ainsi, l’OMC a publié, fin juin, un rapport conjoint avec le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) où elle se montre ouverte -certes d’une manière évasive- à la mise en place d’une telle taxe et des pays, comme les États-Unis en juin, ont pris des mesures unilatérales. Certains pays comme la Suède ou la Finlande ont certes introduit une taxe sur le CO2 mais en l’accompagnant d’une baisse des charges sur le travail afin de maintenir ou même d’améliorer la compétitivité des entreprises. C’est un exemple dont on peut s’inspirer.
Enfin, si le but de la taxe carbone n’est pas de renflouer Bercy mais de lutter contre le réchauffement climatique et le rejet de gaz carbonique, il est infiniment plus urgent de multiplier les incitations et les encouragements à participer à cet effort plutôt que de pénaliser inutilement nos entreprises et nos ménages. Primes et avantages fiscaux liés aux investissements réduisant la consommation d’énergie, TVA réduite pour les produits respectueux de l’environnement, soutiens aux entreprises qui concourent à la réduction des rejets de CO2 ou à sa récupération, depuis l’installation du chauffage solaire, jusqu’à l’aménagement forestier : telles sont les mesures indispensables.
Un discours positif qui stimule l’effort et encourage la participation à une œuvre collective dont chacun peut espérer les dividendes personnels, me parait beaucoup plus performant que la mise en œuvre d’un système compliqué de taxation et de redistribution. Certes, celui-ci illustre une fois encore le génie de l’exception française. Sachons pourtant renoncer à cette manie de la complexité qui nous conduit à construire sans cesse de nouvelles usines à gaz fiscales et administratives. La première mesure écologique, c’est de dépolluer l’atmosphère de notre fiscalité et de notre économie. Choisissons l’écologie fiscale plutôt que la fiscalité écologique.
AMSTERDAM, November 17 /PRNewswire/ --
- Une nouvelle invention hollandaise remporte le prix prestigieux de technologie d'innovation.
Une nouvelle invention révolutionnaire hollandaise rendra possible le reboisement des grands déserts et des zones rocheuses de la planète dans les années à venir. Des expériences dans le désert du Sahara ont montré que la Waterboxx permet de planter des arbres dans des conditions difficiles et de leur apporter suffisamment d'eau. .
L'invention de Pieter Hoff, homme d'affaires et inventeur, a remporté le prix prestigieux Beta Dragons à l'occasion du sommet annuel des Sciences et des Technologies Flying Dutchman de 2008, organisé à Amsterdam. Un comité de chercheurs et de chefs de l'industrie à proclamé sa conception comme étant le projet le plus prometteur et le plus innovant. Gerard Kleisterlee, Président-directeur général de Philips lui a remis la somme correspondante de 10 000 euros.
La WaterBoxx ressemble à un seau rectangulaire en plastique, avec un trou au centre, permettant de planter l'arbre dans le sol. Sa conception sophistiquée retient l'eau de la condensation durant la nuit et avec l'eau de pluie et les rares averses, elle est distribuée en petites doses à l'arbre. Par ailleurs, le Waterboxx évite l'évaporation de l'eau des couches superficielles du sol et protège les racines du soleil, du vent, des mauvaises herbes et des rongeurs. Un an après, l'arbre est suffisamment fort pour pousser seul et la Waterboxx peut alors être retirée.
Les arbres peuvent pousser dans des zones arides mais ne peuvent germer. La Waterboxx leur donne cet avantage. explique M. Hoff.
Il a récemment testé son invention avec succès, dans le Sahara marocain. 90% des arbres plantés avec la Waterboxx étaient toujours vivants et verts après quelques mois dans des conditions d'été extrêmement chaud, tandis que 90% des arbres plantés sans la Waterboxx, sont morts malgré un arrosage hebdomadaire.
Hoff est convaincu que si l'on plante les bonnes espèces, de grandes parties de la terre pourraient être reboisées sans sacrifier les terres agricoles. Il recherche des investisseurs pour mettre en oeuvre son invention au Moyen-Orient, en Inde, en Afrique et sur d'autres territoires arides. Si nous pouvons reboiser 2 milliards d'hectares, les arbres consomment plus de CO2 que ce que les hommes produisent ; le problème de CO2 serait alors résolu. , affirme M. Hoff. Sa Waterboxx sera disponible à partir du 1er juillet 2009.
Pour de plus amples informations, consultez le site : http://www.aquaproholland.com
La quantité de dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère va augmenter de près de 40% d'ici 2030 si rien n'est fait pour limiter les émissions de ce gaz, selon un rapport gouvernemental américain publié mercredi.
Selon l'Administration de l'information sur l'énergie (AIE), la consommation mondiale d'énergie devrait augmenter de 44% au cours des deux prochaines décennies, alimentée par la reprise puis l'expansion de l'économie. Les plus grosses hausses viendront des pays en développement tels que la Chine, l'Inde et le Brésil. (suite)
Le Forum des économies majeures (MEF) a réuni lundi et mardi à paris 17 pays représentant 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le MEF constitue l'un des forums de discussions internationales devant préparer la conclusion en décembre à Copenhague d'un nouvel accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce traité remplacera le protocole de Kyoto, qui arrive à échéance en 2012.(suite)
L'étude a été menée par Greenpeace, l'Association européenne d'électricité solaire thermique (ESTELA) et le groupe SolarPACES de l'Agence internationale de l'énergie. "Les centrales électriques solaires sont la prochaine grande étape dans l'énergie renouvelable", a déclaré un co-auteur du rapport. (suite)
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