





Le Tribunal Administratif de Toulouse, que j’avais sollicité, vient d’annuler deux articles importants du Règlement intérieur du Conseil municipal de la Ville de Toulouse, et a condamné la Mairie à me verser 1 200 euros. A l’origine, la décision du député-maire et de sa majorité municipale d’imposer des règles que l’on ne retrouve dans aucune autre assemblée politique pour contrôler et limiter les débats, et de fait, nous empêcher de parler librement.
Jugez plutôt :
- limitation à 30 minutes du débat sur les grandes questions et l’actualité, avec interdiction pour un groupe politique d’avoir plus d’un orateur ; introduction et conclusion par le Maire. En fait, cela aboutissait à confiner la minorité à une seule intervention d’à peine 5 minutes, noyée par les prises de parole du Maire et de ses amis !
-obligation de soumettre au Maire 3 jours avant le Conseil les questions que l’on veut lui poser oralement, en plus des points qu’il a lui-même décidé de traiter, et possibilité pour lui de nous refuser l’autorisation d’aborder certains sujets.
- limitation à 30 minutes (y compris le temps pris par le Maire et ses élus pour nous répondre) de toute la discussion sur ces questions, quand nous sommes autorisés à les poser.
Quand nous étions aux commandes, le grand débat était d’une durée illimitée et tous les élus pouvaient s’exprimer, tandis que les questions que la minorité voulait aborder étaient énoncées en début de Conseil et toutes traitées sans filtrage par le Maire, en prenant tout le temps nécessaire sans limitation. Cela n’a pas empêché le député-maire, quand il a présenté sa candidature, il y 2 ans, de dénoncer « le manque de démocratie à Toulouse », en promettant de la rétablir s’il était élu ! Quel culot ! Et dire que certains, qui ne le connaissaient pas, me disaient que j’exagérais quand je dénonçais son sectarisme…
C’est vrai que l’allure est trompeuse, car, derrière une apparence inoffensive, se cache un personnage autoritaire comme on n’en fait plus, qui aime décider seul de tout, et imposer. La décision du Tribunal Administratif de Toulouse est une victoire pour la Démocratie et le Pluralisme. Elle signifie à mon successeur que, si certes il a été élu, il ne peut tout se permettre ; que si la Démocratie est la loi de la majorité, la minorité doit être respectée ; que si son rôle est de gouverner Toulouse, il ne peut le faire en interdisant le débat. A travers ce jugement, la quasi-moitié des Toulousains, que nous représentons au Conseil municipal retrouvent de la voix et un espace d’expression.
M. Cohen fera-t-il appel de cette décision ? On verra, mais ce sera le cas s’il pense que le débat est nuisible à la Démocratie et que la minorité doit s’exprimer le moins possible… En attendant, le jugement est exécutoire de suite, ce qui me permettra de reverser les 1 200 euros obtenus à Toulouse-Avenir, dont la raison d’être est d’incarner la différence démocratique dans le débat municipal avec tous les Toulousains, et de préparer une alternance qui mettra fin à l’ambiance de parti unique dans laquelle notre ville se trouve depuis 18 mois.
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à 2008
Madame, Monsieur,
Chers amis de l’A.P.Ré,
Après l’incident de samedi dernier, où dans une ambiance délétère mon honneur et mon nom ont été sali, je tiens à rappeler un certain nombre de valeurs de l’A.P.Ré qui sont :
La morale politique, la fraternité, le travail, la méritocratie et surtout la tolérance qui doit être le ciment commun pour rebâtir une majorité présidentielle forte en Haute-Garonne.
Le cap que nous nous étions fixé, à savoir celui de ne jamais attaquer les hommes, ni même les idées doit rester notre ligne directrice.
C’est pour cela que je vous demande à tous de rester digne dans votre indignation et de cesser les polémiques qui ne font que ternir le débat public et qui nous mettent au même niveau que nos détracteurs.
A mes yeux, seul compte la reconstruction de la majorité présidentielle et n’oublions pas notre véritable vocation qui est celle de rassembler, de fédérer et non de diviser.
Pour ma part, je tourne la page sans pour autant oublier ni pardonner ; ce problème sera réglé en son temps, et auprès de qui de droit. Privilégions l’action et non la réaction.
L’ambition de l’A.P.Ré, est de présenter et d’épauler des hommes et des femmes concernés et motivés aux élections internes de l’UMP en qualité de délégués ou de colistiers sur l’ensemble des circonscriptions du département pour participer à la reconstruction et au renouvellement politique nécessaire.
A cette occasion, l’A.P.Ré, ouvrira ses colonnes éditoriales pour faire un zoom politique local afin d’aider ceux qui se reconnaissent dans cette idée de rassemblement, de changement, de travail, et de tolérance.
Jean-Louis CHAVOILLON
Président de l’A.P.Ré
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