UNE DECENNIE S’EST ECOULEE DEPUIS LE 21 SEPTEMBRE 2001

Publié le par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban)

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Mercredi 21 septembre 2011, Toulouse a commémoré le dixième anniversaire de la catastrophe d’AZF. Un millier de personnes était ainsi réuni sur le site de l’ancienne usine chimique, dont l’explosion en 2001 avait causé la mort de 31 personnes et blessé 10.000 autres.

La cérémonie s'est déroulée en présence de la plupart des associations de victimes  dont le collectif Plus jamais ça, arrivé en cortège  malgré les différends qui les opposent.

Une minute de silence a été observée à 10h17, heure de la catastrophe, tandis que les sirènes de la ville ont résonné de concert pour inviter les Toulousains à se recueillir.

Le nom des de chacune des 31 victimes a ensuite été cité, avant qu’une nouvelle minute de silence ne soit observée. Une messe a enfin été célébrée en la Cathédrale Saint-Etienne.

 

Seule ombre au tableau, la manifestation en parallèle au rond-point du 21 septembre, de l’association des Sinistrés du 21, sous les drapeaux de la CGT.

Ce rassemblement bruyant et ultra-politisé a empêché de nombreux toulousains de se recueillir à l'heure, sur les lieux du drame, en perturbant gravement la circulation.

Alors que ce jour devait être une journée de rassemblement et de recueillement pour tous les toulousains, la CGT a encore une fois montré son attitude irresponsable et irrespectueuse en déversant sa propagande en s'appuyant sur le chagrin et la tristesse.

 

Cet évènement aussi douloureux qu'obscur ne sera probablement jamais complètement résolu. Les uns voulant à tout prix la condamnation de Total même si le doute persiste, les

autres essayant de se dédouaner de tout ou presque, de manière peu honorable.

Dix ans après, il semble évident que l'on arrivera jamais à savoir exactement, dans les moindres détails, ce qu'il s'est réellement produit ce matin de septembre 2001 à 10H17 …

Les théories les plus improbables ont été évoquées à droite et à gauche, mais aucune ne peut être retenue sans une once d'hésitation ou de doute.

Une décennie s'est écoulée et maintenant, aucune condamnation, quand bien même serait-elle symboliquement considérable, ne pourra faire revenir les disparus ou atténuer

les douleurs physiques ou morales des blessés.

Laissons toutefois la justice suivre son cours et acceptons sa décision quelle qu'en soit la teneur.

Aujourd'hui, tout en maintenant le devoir de mémoire, il faut se tourner vers l’avenir et poursuivre la reconversion de ce site et le développement du Cancéropôle. La douleur et

la mort qui planent encore sur ce site doivent petit à petit se convertir en espoir pour les malades du cancer afin que la vie reprenne pleinement ses droits sur cette terre.

 

Guillaume Brouquières

Président des Jeunes POP

Pour l’A.P.Ré

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