Toulouse Avenir : Une promesse électorale qui s'envole : Les impôts des Toulousains en hausse de 5% en 2010

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

toulouse-avenir.jpgUne promesse électorale qui s'envole : Les impôts des Toulousains en hausse de 5% en 2010

Une promesse électorale qui s'envole : Les impôts des Toulousains en hausse de 5% en 2010

Pierre Cohen et son équipe avaient promis aux Toulousains de ne pas majorer les impôts au cours du mandat 2008-2014: dès 2010, cet engagement sera violé, puisque mon successeur vient d'approuver en conseil municipal l’augmentation des impôts de près de 5% en 2010, dont ni lui ni aucun de ses élus n’avait parlé lors du débat d’orientation budgétaire du dernier au Conseil municipal ; un comble ! Une promesse de plus qui s’envole ! Il y avait eu tant de promesses faites au cours de cette campagne municipale… Cette annonce donne, rétrospectivement, une tournure fallacieuse à diverses déclarations faites depuis l’an dernier, par lesquelles le Député-maire-président ou ses adjoints agitaient la menace de l’augmentation des impôts à toutes les sauces : « si l’Etat nous enlève la dotation de solidarité urbaine », puis « si on refaisait d’un coup toute la rue Alsace-Lorraine », ou encore «  si on devait satisfaire les revendications des éboueurs » quand ceux-ci étaient en grève. L’impôt municipal va donc être alourdi, même si aucun des faits précités ne verra le jour en 2010. Les réformes des collectivités territoriales et de la taxe professionnelle n’auront aucun effet sur les finances communales de l’an prochain, et ne peuvent donc pas servir de prétexte non plus. Cette augmentation pourrait, à la rigueur, être justifiée par le lancement d’un grand projet d’avenir, ou, par exemple, par une forte majoration de l’effort en faveur des transports ; mais il n’en est rien et, au contraire, la liste des projets abandonnés ou retardés ne cesse de s’allonger tous les jours… En quittant les responsabilités, en mars 2008, nous avions laissé une des situations financières municipales les plus enviées de France, grâce aux choix faits par Dominique Baudis et poursuivis ensuite : aucune dette, fiscalité bloquée selon l’inflation, volume d’investissements record. La municipalité actuelle, qui dénigre férocement tout ce que nous avons fait, s’acharne, visiblement, à détruire le modèle toulousain, qui a pourtant produit prospérité et qualité de vie aux Toulousaines et aux Toulousains. Aujourd’hui, j’éprouve une inquiétude plus grave encore : avec la mise en sommeil de la ville, organisée depuis plus de 20 mois, avec une ville qui fait le choix de discuter des projets à l’infini plutôt que d’en réaliser, avec l’absence de stratégie économique favorisant le développement et l’implantation des entreprises, c’est l’attractivité de notre agglomération qui risque d’être à terme menacée. Et si le produit fiscal issu de l’activité économique baisse trop, au-delà de la période de crise, si nous ne nous donnons pas les moyens et les projets pour être au rendez-vous de la sortie de crise, c’est toute la dynamique toulousaine qui va se gripper, et la fiscalité des ménages s’alourdir encore, à la manière d’une mauvaise spirale.
 
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

Publié dans Toulouse

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