« La Région de l’après à la réunion de l’APRé »

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

2010-02-11 3eme circo APRE Chavoillon 049

C’est devant un parterre bien garni que le président de l’A.P.Ré., Jean-Louis CHAVOILLON, accueillait jeudi soir 11 février ses sympathisants et adhérents dans la salle municipale de Saint-Orens-de-Gameville.


Etait réuni un plateau d’intervenants relevé : le sénateur-Maire de Revel, Alain CHATILLON, Brigitte BAREGES, député maire de Montauban, chef de file régional et tête de liste en Haute-Garonne Majorité présidentielle aux élections régionales, Jean-Luc MOUDENC, conseiller municipal d’opposition à Toulouse et ancien maire, Jean-Louis ROBARDEY, vice-président du Conseil économique et social, fondateur de la société SOGECLAIR, Philippe EVRARD, chef d’entreprise, et Jean-Michel MOREAU, expert comptable et commissaire aux comptes.


Le thème de cette soirée était « La réforme de la taxe professionnelle » mais il était prévisible que ce sujet nous porte vers bien d’autres questionnements et interventions de la part de nos élus, ce fut le cas et personne n’a été déçu.


Jean-Louis CHAVOILLON après avoir salué l’assistance et remercié la responsable du MPF , Marie-Pierre CHAUMETTE pour son concours dans la réalisation de cette soirée, a lancé le débat en posant à Alain CHATILLON la question que tout le monde attendait : « Monsieur le sénateur, lors de la présentation de la réforme de la taxe professionnelle, en tant que chef d’entreprise vous étiez pour, mais en tant qu’élu local vous aviez bien des freins, comment avez-vous résolu cette contradiction ? »


Précisant qu’il venait d’être nommé par le ministère du budget pour aider à la mise en place de cette réforme, cette question phare a ouvert la porte à une explication détaillée du Sénateur. Alain CHATILLON a démontré que la compétitivité des entreprises était une des grosses difficultés françaises tout en insistant sur le fait que la suppression de la taxe professionnelle seule était insuffisante. « Les charges qui pèsent sur les entreprises sont beaucoup trop lourdes » expliquait-il en ajoutant, « il est urgent d’aller plus loin dans les réformes ».


Alain Chatillon a également abordé la politique locale en expliquant qu’en 2014, la création des nouveaux conseillers territoriaux serait une étape importante pour mettre fin à la mainmise des socialistes sur la région. Il a conclu en exprimant des idées fortes sur l’Europe et ses regrets sur un élargissement européen quelque eu hâtif et en rappelant l’absolue nécessité d’avoir un véritable politique industrielle pour Midi-Pyrénées, citant le général de Gaulle à cette occasion.


Puis, ce fut au tour de la société civile, par la bouche de  Monsieur MOREAU, de s’exprimer. Celui-ci  a abordé le côté pratique de la réforme exprimant certaines réserves sur certains points notamment sur notion de valeur ajoutée qui risque de pénaliser le pouvoir d’achat des salariés. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous avons demandé à notre invité de nous répercuter ces propos que nous ne manquerons pas de vous communiquer.

Jean-Luc MOUDENC a ensuite expliqué certains éléments de la réforme concernant en particulier la répartition des taxes entre les communes, le conseil général et le conseil régional. Egratignant au passage le côté marxiste et même stalinien des institutions en Haute-Garonne, ses explications ont permis de comprendre que nombre de mairies, même de droite, devaient faire allégeance au conseil régional et à son « patron » s’ils voulaient obtenir les subventions auxquelles ils ont légitimement droit. Cette réforme, a expliqué Jean-Luc MOUDENC, va permettre de libérer ces municipalités en étant beaucoup plus indépendants et responsables de leurs budgets.


La société civile a repris la parole par le biais de Messieurs ROBARDEY et EVRARD

Jean-Louis ROBARDEY, fondateur de la société SOGECLAIR, membre élu de la CCI, vice président du conseil économique et social a élargi le débat sur la fiscalité qui pèse sur les entreprises. Sans pour autant demander l’annulation de la fiscalité, il a évoqué nombreux exemples européens et demandé de trouver des solutions pour recapitaliser nos entreprises.

Philippe EVRARD, quant à lui s’est présenté comme le défenseur des petites et moyennes entreprises en indiquant que celles-ci étaient comme « le thon rouge » en voie de disparition. Il a regretté le temps où le ministre de l’économie et des finances était issu des rangs de la société civile (René MONORY) et a demandé un certain pragmatisme et courage à avoir notamment en s’attaquant sur l’ISF. Il a enfin salué les exonérations fiscales que le gouvernement accordé lorsque l’on  investit au profit d’une entreprise.


Jean-Louis CHAVOILLON a enfin donné la parole à Brigitte BAREGES, Marraine de l’A.P.Ré en indiquant qu’elle incarnait les valeurs de son club : Courage-Volonté-Conviction.

Brigitte BAREGES a naturellement centré son discours autour de la campagne des régionales. Elle a refusé de parler du bilan du président sortant en regrettant que le seul mode de gestion depuis douze années soit le clientélisme et le saupoudrage des subventions sans objectif réel et sans ambition régionale importante.


Brigitte BAREGES a également évoqué le conseil général de Tarn-et-Garonne et son président qui profite du seul journal régional (dont « l’objectivité n’est plus à démontrer ») pour démonter depuis des mois la réforme de la taxe professionnelle. Ceci toujours avec des arguments faux : par exemple, le titre de ce journal le jour même de la réunion assurait que la suppression de la taxe professionnelle obligerait les conseils généraux à supprimer des subventions aux différentes associations sportives, culturelles ou autres.


Brigitte BAREGES a expliqué ensuite que son objectif ambitieux est de développer la Région autour de grands axes vitaux que sont l’emploi, les entreprises et les universités. Elle a enfin insisté sur la nécessité d’améliorer le rayonnement international de Midi-Pyrénées en se rapprochant de Bruxelles ou Strasbourg plutôt que de Barcelone en insistant sur l’importance de la recherche et de l’enseignement. Bref, un projet fort et  ambitieux que l’ensemble de la salle a salué par un standing ovation.


Une réunion importante de l’A.P.Ré efficace comme d’habitude, très bien organisée et dont le succès est à mettre à l’actif de Jean-Louis CHAVOILLON et son équipe.

 

Par Pierre ESPUGLAS

Publié dans Régionnales 2010

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