EXCLUSIF A.P.Ré: J-L MOUDENC accorde un entretien à J-L CHAVOILLON

Publié le par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban)

 

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Jean-Luc MOUDENC et sa suppléante Laurence ARRIBAGE

 

Jean-Luc MOUDENC

Maire de Toulouse de  2004 à 2008

Président de l’UMP 31,

Candidat aux Elections Législatives

dans la 3ème circonscription de Haute Garonne,  

 

répond en exclusivité aux questions du Club de l’A.P.Ré

 

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JLC-20120529-1

Jean-Louis Chavoillon (JLC)

Président de A.P.Ré.

 


JLC - A.P.Ré-

 Bonjour Jean-Luc MOUDENC.

A la veille de ces élections législatives, comment va l’UMP 31 et quel est votre état d’esprit face à certaines candidatures dissidentes ?

 

 

JLM -

 

 L’UMP 31 va bien, après avoir mené une campagne active lors de l’élection présidentielle, marquée par la réussite des nos deux grandes réunions publiques, celle avec François FILLON, Alain JUPPE et François BAROIN, puis celle avec Nicolas SARKOZY.

Bien sûr, nous avons été déçus du résultat du 6 mai, mais le combat pour nos idées et pour notre pays continue, dans l’immédiat autour de nos 10 candidats aux élections législatives.

Les dissidences, c'est-à-dire la division, se trouvent dans le camp adverse : jamais depuis longtemps les Socialistes n’avaient connu pareils problèmes dans leurs rangs ! C’est dire si, même dans une terre aussi à gauche que la Haute-Garonne, la nouvelle Majorité présidentielle est politiquement fragile, à l’image de François Hollande lui-même.


JLC - A.P.Ré- Vous êtes candidat dans la 3e circonscription de Haute-Garonne « gagnable » pour la droite républicaine et le centre. Que répondez-vous à ceux qui dénoncent un certain « découpage maison », favorisant en théorie votre candidature ?

JLM -

  Ceux qui parlent ainsi du redécoupage, ce sont nos adversaires et certains de leurs relais médiatiques qui regrettent que les 10 circonscriptions n’aient pas toutes été découpées pour faire élire uniquement des députés socialistes. Tout cela parce qu’ils veulent conserver le monopole de la représentation à l’Assemblée nationale puisque le PS compte aujourd’hui 8 députés sur 8 avec environ 35% des voix seulement.

La vérité objective, quand on s’en tient aux faits et non aux affirmations polémiques, c’est que cette circonscription est plutôt de gauche : Martin Malvy y a fait 60% des voix en 2010 aux régionales, tandis que François Hollande a réuni presque 53 % des suffrages il y a quelques semaines. Comme circonscription redécoupée pour nous, il y a mieux !

 

JLC - A.P.Ré - Sur cette circonscription, le Maire de Balma se présente en dissident face à Mr SIMON, candidat officiellement investi par Europe Ecologie- Les Verts- PS. Craignez-vous cette candidature ?

JLM -

 Bien au contraire ! Alain Fillola, faisant prévaloir son ambition personnelle – que je peux comprendre – sur toute considération collective, provoque une profonde division à gauche, que je ressens tous les jours sur le terrain, en faisant campagne.

Pour avoir connu la division dans nos rangs, je connais les ravages qu’elle provoque et je suis bien heureux de voir que notre famille politique a su, ici en Haute-Garonne, reconstituer son unité – à des rares individualités près – alors que ce sont nos adversaires qui vivent ce mal chez eux maintenant.

 

JLC - A.P.Ré - En Haute Garonne, ceux sont  4 dissidents exclus,  un front de gauche qui souhaite se maintenir. Est-ce une chance pour la droite et le centre ?

JLM -

  La division est toujours un handicap pour ceux qui la connaissent. Le proverbe dit : « une maison divisée contre elle-même périra ». Cette situation créée des facilités pour nous et nous donne des chances supplémentaires de l’emporter dans plusieurs circonscriptions. Nos électeurs, déçus du résultat de l’élection présidentielle, doivent y voir un motif supplémentaire pour se mobiliser aux législatives !


JLC - A.P.Ré - Parlez nous de  votre suppléante, Laurence ARRIBAGE. Elle représente, une nouvelle génération qui est arrivée à l’occasion des dernières régionales conduites par Brigitte BAREGES marraine de notre club. Si vous aviez un mot pour résumer sa personnalité, quel serait-t-il ?

JLM -

 Je préfère plusieurs mots qu’un seul ! Dynamisme, facilité d’accès et humanité sont les qualités de Laurence qui me viennent à l’esprit tout de suite.

Tous les deux, nous formons une bonne équipe, très complémentaire.

J’amène mon expérience quand elle incarne le renouveau.

Elle est très spontanée et pose un regard neuf sur les gens et les choses : en cela, elle apporte beaucoup à la campagne.

Je l’associe à tout, davantage qu’un candidat titulaire le fait d’habitude pour son suppléant, et sa forte présence est très bien ressentie par tous nos contacts sur le terrain.

 

JLC - A.P.Ré - Que pensez-vous des autres candidatures de droite et du centre ? Ne craignez vous pas un éparpillement des voix ?

JLM -

  L’UMP est unie et c’est pour moi l’essentiel : notre famille politique dispose ainsi d’une force de frappe électorale et d’une représentativité politique fortes.

Seul un des nôtres fait dissidence dans la 4ème circonscription, mais sa candidature est davantage personnelle que le reflet d’un problème politique : elle est donc vouée à la marginalité.

Tout autre est la signification des candidatures des centristes appartenant à des partis extérieurs à l’UMP.

Ils ont voulu s’exprimer sous leurs propres couleurs. Pourquoi pas après tout ? L’essentiel est de se retrouver au second tour en se rassemblant face à l’adversaire socialiste, et de ne jamais se tromper d’adversaire.


JLC -A.P.Ré -Un mot sur le Front National. Certains membres de l’UMP militent pour tendre la main vers cette formation. Êtes-vous favorable à une alliance à l’occasion de changement de génération au sein de ce parti. Pensez vous que Marine LE PEN est plus compatible que Jean-Marie LE PEN ?

JLM -

  Fidèle à la ligne ancienne de notre famille politique, je fais la distinction entre les dirigeants, responsables et candidats du FN d’une part, et les électeurs de base du FN d’autre part.

Nous devons sans faillir rester fidèles à nos valeurs, sans nous compromettre avec ceux qui nous insultent à tout bout de champs ! Comment peut-on concevoir une alliance avec ceux qui nous assimilent au PS, ont facilité l’élection de François Hollande et affirment clairement leur volonté de nous casser en deux ?

Qui peut m’expliquer la logique consistant à vouloir se marier avec celui qui agit contre vous ?

Par contre, nous devons relever un défi : parler aux électeurs qui ont préféré le FN, écouter leurs préoccupations, formuler des solutions aux problèmes qu’ils soulèvent, de façon à ce qu’ils n’éprouvent plus le besoin de voter FN. Car ils sont loin d’être des fascistes !

A nous de construire des réponses aux problèmes qui font le succès du FN, dans le cadre de nos convictions irrévocablement démocratiques et républicaines.

Non sans courage, Nicolas Sarkozy a entrepris cela, malgré la virulence des critiques qu’il a essuyées : à nous de reprendre et d’approfondir le travail de fond sur ces sujets souvent difficiles. Mais ce n’est pas parce qu’un sujet est difficile qu’on doit esquiver et faire la politique de l’autruche ! C’est cela la noblesse et la difficulté de la politique. Mais, de grâce, restons nous- mêmes, c’est la condition absolue pour être forts !


JLC - A.P.Ré - François Hollande veut limiter les mandats et Pierre Cohen maire actuel de Toulouse, ne se représente pas aux législatives. De votre coté, vous vous préparez depuis des mois à la reconquête de Toulouse, pourtant vous allez à la bataille des législatives. Êtes-vous favorable au non-cumul des mandats, et si vous aviez un choix à faire quel serait-il?

JLM -

   Pierre Cohen ne se représente pas aux législatives parce qu’il était devenu le plus grand cumulard de France et parce qu’il ne faisait quasiment plus rien comme travail parlementaire, un véritable scandale d’ailleurs.

Oui, je suis favorable à une limitation du cumul des mandats, parce que le travail d’élu s’est complexifié et alourdi et qu’on ne peut faire bien trop de chose à la fois.

N’ayant à ce jour plus aucune responsabilité élective, je ne suis pas concerné par la question du cumul.

Une limitation plus stricte encore s’annonce : elle s’appliquera donc, mais veillons à ne pas couper le lien entre mandat parlementaire et fonction élective de terrain.


JLC - A.P.Ré En cas de cohabitation, pensez vous que Jean-François Copé est le candidat naturel de la droite pour former un gouvernement?

JLM -

 La Constitution et l’esprit de la Vème République sont très clairs : en cas de cohabitation, c’est au Président de la République, et à nul autre, qu’il revient de choisir le Premier ministre. Après, il y a un vote de confiance à l’Assemblée, qui permet de vérifier que le choix présidentiel reçoit bien l’aval de la Majorité parlementaire.


JLC - A.P.Ré -La cohabitation n'est-elle pas nocive ou est t’elle le mal nécessaire pour éviter le pire ?

JLM -

 Elle peut donner le pire comme le bon.

 Les Français peuvent très bien vouloir que François Hollande préside, représente le pays, l’incarne, porte la voix de la France à l’extérieur, et, en même temps, vouloir l’application du programme de l’UMP parce qu’ils le trouvent plus crédible et plus efficace pour redresser le pays, en particulier sur le plan économique et fiscal.

Je ne crois pas que les Français aient choisi le projet de Monsieur Hollande le 6 mai dernier.


JLC - A.P.Ré - Qu’avez-vous pensé du discours d’investiture de François Hollande et de son gouvernement?  Pensez-vous que lui et son équipe peuvent construire une légitimité sur ce que l’on a l’habitude d’appeler « l’antisarkozysme » primaire ?

JLM -

J’ai trouvé cette prise de pouvoir sobre et plutôt sympathique. Et c’est vrai que nous avions ressenti le besoin de cette simplicité et de ce retour à un style classique.

En revanche, je suis assez inquiet sur le fond. On ne vit pas dans un monde de bisounours où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Et pour affronter les dures réalités du monde actuel, l’équipe gouvernementale aux trois quarts inexpérimentée m’apparaît bien légère…

Faire de l’antisarkozysme pour gagner les élections, c’était facile. Agir, tenir les promesses faites, c’est tout à fait autre chose ! Et là, je suis très, très sceptique !


JLC - A.P.Ré - Sur le facteur croissance, croyez vous que l’énergie de François Hollande ait changé  la donne sur la scène mondiale et en Europe? Croyez-vous en un état de grâce socialiste ?

JLM -

Ah bon, vous le trouvez énergique ? Je le dirais aimable plutôt…

Pour le moment, j’observe qu’il a été bien reçu partout, ce qui est tout de même la moindre des choses, mais qu’il n’a rien obtenu, pas le moindre début de quelque chose, lui qui voulait changer tant de choses…   

Bien sûr, il est question de croissance, mais qui peut être contre la croissance ? En revanche, je ne crois pas que les dirigeants des autres pays mettent derrière ce mot la même signification que le Président français, qui rêve d’une illusoire relance à partir de dépenses publiques supplémentaires et de réformes en moins.


JLC - A.P.Ré - Vous êtes UMP mais venez de la famille centriste, par essence tempérée. Sur le sujet de la délinquance, Toulouse n’échappe pas malheureusement à la délinquance juvénile. La ministre de la Justice a annoncé ne pas vouloir réformer l'ordonnance de 1945 sur les mineurs. Qu'en pensez-vous?

JLM -

En prenant cette position, Madame Taubira adopte le moule idéologique de la Gauche sur ces questions. Quel retour en arrière ! La délinquance est hélas le fait de jeunes de plus en plus jeunes. Cela tient à la déliquescence des familles et à l’évanescence de l’autorité parentale qui en résulte.

Il faut donc réformer l’ordonnance de 1945, non pas pour des raisons idéologiques, mais parce que la société française a considérablement changé depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

De fait, les jeunes sont adultes plus tôt, ils doivent donc être considérés comme tels plus jeunes par la justice, de façon à mieux adapter la réponse de notre système judiciaire aux générations actuelles.

 

JLC - A.P.Ré - Vous êtes un centriste au sein de l’UMP. A l’heure où l’on voit fleurir bon nombre d’associations dont la dernière en date, « les Amis de Nicolas Sarkozy », êtes-vous favorable à l’organisation de courants au sein de l’UMP ?

JLM -

Si, à la création de l’UMP, j’y suis venu, en provenance de l’UDF et de la mouvance centriste, c’est entre autres parce qu’on nous avait promis l’existence de courants permettant à chacun de conserver son identité politique propre : centriste, radicale, libérale, gaulliste, conservatrice, etc...

Hélas, l’UMP n’a pas fonctionné ainsi et a opté pour une méthode plutôt monolithique.

Cela a eu pour conséquence de provoquer un malaise chez certains.

Aussi, je suis heureux de la décision que nous avons prise en Bureau politique le 2 mai dernier de mettre en place bientôt, enfin, ces courants.

A nous de les organiser intelligemment, non pas sur la base d’affinités personnelles qui déboucheraient sur des écuries présidentielles minant notre indispensable unité, mais sur de vrais courants de pensée.


JLC - A.P.Ré- L’électorat de la droite républicaine et centriste souhaite l’Union. Or sur les 10 circonscriptions, on constate que l’union n’est pas de mise. Bon nombre de candidats se présentent sous leur propre bannière dont les radicaux emmenés par Mr BOLZAN que vous connaissez bien et avec qui vous avez travaillé. Si vous aviez un message, quel serait-t-il  et êtes vous favorable au retour des radicaux au sein de l’UMP?

 

JLM - Cette question rejoint celle que vous m’avez posée plus haut.

Il est arrivé quelque chose de rare et d’assez terrible à nos amis du Parti radical : ils ont quitté l’UMP pour présenter leur propre candidat à l’élection présidentielle en la personne de Jean-Louis Borloo. Puis, patratas, il ne s’est pas présenté et a même soutenu notre candidat dès le premier tour !

Je comprends qu’après pareille aventure nos amis radicaux en aient eu le tournis !

J’aurais préféré une Union complète avec eux dès le premier tour, à partir d’une discussion et d’une concertation très en amont.

Mais cela n’a pas été possible car les radicaux ont été pris dans leur propre logique, entrainés dans l’engrenage qu’ils avaient eux-mêmes souverainement enclenché en mai 2011.

Ils ont voulu se distinguer de l’UMP, proposer aux électeurs une offre politique à part au premier tour des législatives, se regrouper – avec grandes difficultés – avec les autres partis centristes situés hors de l’UMP.

Je les ai vus osciller en permanence, des mois durant, entre deux stratégies contradictoires : l’entente avec l’UMP dès le premier tour et la différenciation d’avec l’UMP.

J’ai été le témoin de leurs divisions personnelles aussi…

L’UMP ne pouvait s’en remettre à de telles hésitations : nous avons donc avancé de notre côté.

Ce sont maintenant aux électeurs à trancher : après tout, en Démocratie, il n’y a rien de plus sain. Cela permettra de mesurer le poids réel des uns et des autres.

L’essentiel, comme je l’ai déjà dit, c’est de ne jamais se tromper d’adversaire et de se retrouver au second tour.

Je souhaite que nous préparions ensuite ensemble les futures échéances locales, municipales en particulier, dans un esprit de partenariat retrouvé et rénové.

 

JLC - A.P.Ré - Avec 1.140.000 de voix séparant  François Hollande de Nicolas Sarkozy, pensez vous que c’est la campagne « droitière » du Président SARKOZY, qui a fait la victoire de la gauche ?

 

JLM- Il était utile que Nicolas Sarkozy s’adresse aux électeurs de M. Le Pen du premier tour de façon à ne pas les abandonner à un vote FN. Il fallait les ramener dans le giron d’un vote républicain et démocratique.

Je comprends que la Gauche s’en soit offusquée car cela est contraire à ses intérêts : plus le FN est fort, plus la Gauche ramasse la mise lors des seconds tours.

Toutefois, les thématiques centristes – Europe, lutte contre les déficits, moralisation de la vie politique, ré industrialisation de la France – auraient mérité d’être mises en avant de manière égale.

Cependant, la virulence de l’antisarkozysme et l’ampleur de la crise économique – qui avait déjà emporté une quinzaine de dirigeants européens depuis 2008 – étaient de toute façon, et quoi que Nicolas Sarkozy fasse, plus forts que toute stratégie électorale.


JLC - A.P.Ré - Êtes-vous d'accord avec l'idée que certains avancent : Nicolas Sarkozy a raté l'entrée dans son quinquennat, mais réussi sa sortie ?

JLM -

Oui. Des erreurs mineures mais symboliques et ultramédiatisées au début, une hauteur de comportement rare à la fin.

Le Sarkozy des 6 et 8 mai a mis fin lui-même à l’antisarkozysme de plusieurs années.

 

JLC - A.P.RéJean-Luc MOUDENC, vous menez, au-delà de ces législatives, un combat local pour reprendre la gestion de Toulouse. Malgré les résultants électoraux probants de François HOLLANDE en Haute Garonne, on entend un certains nombre de critiques récurrentes sur la politique menée par la municipalité actuelle. Comment expliquer ce paradoxe ?

JLM -

Par une vérité ancienne : les Toulousains sont de gauche et l’expriment lors des scrutins nationaux avec constance. Mais, pour la gestion municipale, ils sont plus indépendants et préfèrent juger sur pièce.

Aussi, les critiques que j’entends envers la municipalité toulousaine portent sur des faits, des décisions, des attitudes et des projets.

Jamais je n’entends de critique sur l’orientation politique de gauche de mon successeur et de ses élus. Sauf de nos électeurs bien sûr.

 

JLC - A.P.Ré -Je sais que vous êtes soucieux d’ouverture et rassemblement. Lors d’un entretien privé, vous aviez indiqué l’importance de la société civile dans la construction d’une nouvelle majorité municipale. Vous aviez d’ailleurs souligné l’importance de clubs comme le nôtre Etes-vous dans ce même état d’esprit ou pensez-vous que seule est importante l’union de partis politiques  de partis politiques ?

JLM -

Je pense toujours ainsi !

Pour la future liste municipale, nous aurons tout à la fois besoin de l’union de toutes les familles politiques du Centre et de la Droite et d’un apport substantiel de la société civile.

Il faut les deux !

Une approche seulement politique et partisane serait insuffisante pour provoquer l’indispensable rassemblement des Toulousains autour d’un projet.

Je reste donc fidèle à la conception « baudisienne » de l’action municipale.


JLC - A.P.Ré - Dernières questions pour les adhérents de l’A.P.Ré : avez-vous un pronostic au niveau national pour ces élections et un pronostic pour cette fameuse troisième circonscription de Haute-Garonne ? Si par cas le succès n’était pas au rendez-vous, pronostiquez vous une implosion de l’UMP comme le disent certains ?

JLM -

Le seul pronostic que je puisse faire, c’est que cela sera serré. Dans les deux cas ! D’où l’importance de la mobilisation de notre électorat, surtout dans un contexte plus abstentionniste que lors  de l’élection présidentielle.

Au niveau national, nous aurons soit une cohabitation, soit une majorité juste pour le nouveau pouvoir présidentiel. C’est important pour empêcher le PS et ses alliés d’atteindre la majorité des trois cinquièmes au Parlement, qui permettrait une modification constitutionnelle avec, par exemple, le droit de vote des étrangers.

Seul un score très fort du FN pourrait, au second tour, provoquer un raz de marée PS qui permettrait à la Gauche de faire cette modification constitutionnelle.

C’est important de l’expliquer autour de nous: voter FN, c’est favoriser l’instauration de ce droit de vote !

Quant à l’implosion de l’UMP, je n’en vois aucun signe avant coureur: n’ajoutons pas la division à la défaite subie le 6 mai ! Cela ne profiterait qu’à la Gauche, dont nous savons qu’elle est minoritaire dans notre pays.


Merci Jean-Luc MOUDENC

Jean-Louis CHAVOILLON

Président de l’A.P.Ré

Publié dans Toulouse

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