Entretien avec Le Nouveau Patron de L’UMP 31

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

INTERVIEW de Jean-Luc MOUDENC

Nouveau patron de L’UMP 31

 

   


 

1 – Bonjour Monsieur MOUDENC, merci de répondre à cette interview. Avant toute chose comment allez-vous depuis votre élection à la tête de l’UMP 31 ?

Je m’efforce de faire passer, auprès de tous les auditoires que j’ai pu approcher, en particulier lors de la période des galettes de Rois, le message de l’unité, et de son impérieuse nécessité.

Depuis fin février, Laurence ARRIBAGE est à mes côtés comme chargé de mission départementale, épaulée par Sacha BRIAND et Sébastien CAZAULON.

 

2 – Cette élection n’a pas été sans attiser des querelles et des conflits internes à l’UMP pouvez-vous nous dire  aujourd’hui comment les choses se passent ? 

Dès mon élection comme Président le 17 décembre, j’ai tendu la main à tous ceux qui voulaient travailler, sans exclusive ; la plupart des militants, quelle qu’ait pu être leur préférence lors du débat interne, aspire à travailler dans la sérénité et le rassemblement.

 

3 – Nous avons vu quelques personnes se jeter l’anathème par l’intermédiaire de journaux locaux, votre première action à la tête de l’UMP31  a été de rassembler, y êtes vous parvenu ?

C’est triste de voir certains membres, parfois éminents, de notre propre famille politique utiliser des journaux tenus par nos adversaires politiques pour critiquer les amis et non les adversaires ! Mais de tels comportements pervers ne sauraient empêcher la volonté du plus grand nombre de travailler ensemble.

 

4 – La première grande mobilisation sous votre présidence est celle des cantonales, comment se passe cette campagne pour les candidats ayant le soutien de la majorité présidentielle ?

Je demande à tous les militants de l’UMP, d’ici la fin du mois de mars, de concentrer leurs efforts sur les cantonales autour de nos candidats, qu’ils soient issus directement de nos rangs, qu’ils appartiennent à des formations alliées ou qu’ils soient des personnalités sans étiquette. La moitié des cantons est renouvelable. Pour l’autre moitié non renouvelable, je demande à nos amis de se mobiliser dans le canton voisin où on votera les 20 et 27 mars prochain.

 

5 – Pensez vous que cette soit pour l’instant suffisamment efficace, certains candidats paraissent avoir des difficultés à se reconnaitre dans l’UMP ?

Les cantonales constituent un scrutin local et, traditionnellement, beaucoup de candidats se présentent avec une étiquette plus large que la seule étiquette du parti. Je sais que cela peut choquer certains. J’ai été Conseiller Général et je trouve tout à fait normale la volonté de rassembler l’électorat le plus largement possible sur des thèmes de la vie quotidienne très éloignés de toute approche partisane.



6  Croyez-vous à la victoire en Haute-Garonne dans des cantons qui étaient depuis longtemps tenus par la Gauche ? Et si oui quelle est la recette, à votre avis, pour gagner ?

Je crois la victoire possible dans certains cantons, en particulier là où la Gauche est divisée. La recette pour gagner tient en un mot : le terrain. Il faut être sur le terrain, rencontrer les gens, les écouter sincèrement, être capable de proposer des solutions concrètes et réalistes à leurs problèmes.

 

7 – Vous êtes depuis les dernières élections municipales, le chef de file de l’Opposition à Toulouse ; être à la tête de l’UMP a-t-il changé le rapport de force avec la Majorité municipale ?

La Majorité municipale sait que le chef de file de l’Opposition est désormais également le patron du principal parti de la Majorité présidentielle.

Cela le mérite d’établir, face à la municipalité toulousaine, une unité de commandement et une coordination des initiatives de nature à ce que nous soyons plus cohérents et plus efficaces.

Cela va se voir à travers les 8 réunions publiques que nous allons tenir à travers les quartiers de Toulouse entre le 14 mars et le 21 avril, et la distribution à 170 000 exemplaires d’un document où nous donnons notre vision de notre ville à la mi-mandat.

 

8 – Un de vos combats menés depuis toujours est celui de la sécurité, peut-on dire qu’à ce jour vous ayez été entendu ?

La Majorité municipale campe sur des positions dogmatiques en matière de sécurité, comme son refus de fait de la vidéosurveillance ou de l’extension de l’armement de la police municipale. Elle a parfois de bonnes idées mais elle se donne rarement les moyens de les mettre en œuvre.  Il en va ainsi de l’Office de la Tranquillité ou de la décentralisation de la police municipale dans les différents quartiers de la ville.

 

9 – Toulouse la ville que vous aimez et que vous défendez est devenue une ville très en retard en France pour beaucoup de chose, mais est-ce que la sécurité (ou l’absence de sécurité) n’est pas le point le plus problématique ?

L’insécurité progresse hélas à Toulouse et, en face ce phénomène, on a une Mairie figée dans l’immobilisme. Elle préfère jouer politiquement avec ce problème, malgré sa gravité, et renvoyer la balle à l’Etat. Le citoyen est le grand perdant d’une telle attitude.

 

10 – Quels sont les solutions que vous aimeriez mettre en place pour gagner sur ce terrain de l’insécurité dans la vie de tous les jours des Toulousains.

Une bonne coopération entre police nationale et police municipale me paraît être la base de toute action efficace dans ce domaine. Toulouse gagne 7 000 habitants chaque année : au lieu d’avoir des effectifs de police municipale en recul ou en stagnation, il faut doubler la présence des agents sur le terrain. Je préconise aussi le rétablissement des patrouilles de nuit, supprimées depuis septembre 2010, la constitution de petites équipes d’intervention rapide agissant sur instruction du 3101 et l’équipement de toute la ville en caméras de vidéosurveillance.



11 – A côté de la sécurité, un autre problème mine depuis longtemps la ville et son agglomération, ce sont les transports, quelle est votre position aujourd’hui ?

Il faut redonner à Toulouse une politique des transports en commun qui corresponde au développement économique, démographique et urbanistique de notre agglomération. Aujourd’hui, pour les années à venir, seuls 3 petits bouts de tramway sont prévus respectivement de 3, 2 et 1 kilomètres ! Ce n’est pas sérieux !

Il faut des réalisations fortes et structurantes pour attirer les gens vers le métro ou le tram. Doubler la capacité de la ligne A du métro, prolonger la ligne B du métro à Labège, créer une vraie ligne de tram entre Arènes et Saint-Orens, relier par une ligne de tram à part entière  l’aéroport à la future gare TGV de Matabiau sont, selon mes amis et moi, des solutions beaucoup plus efficaces pour répondre aux besoins actuels et futurs.

 

12 – Les rocades sont saturées maintenant d’une façon permanente, qu’aurait-il fallut faire à votre avis pour éviter d’en arriver à cette situation devenue inextricable ?

Il faut remettre en perspective le grand contournement autoroutier de Toulouse !

La plupart des agglomérations françaises travaillent sur des contournements alors même qu’elles sont moins dynamiques que l’agglomération toulousaine en création d’emplois et en progression démographique.

Il est aberrant de nous soyons la seule à n’avoir aucune réflexion en cours à ce sujet ! C’est un comble !

S’il faut développer les transports en commun, on ne peut occulter le fait que 3 déplacements sur 4 se font en voiture et que notre agglomération gagne 1100 voitures chaque mois !

 

13 – Pour les mois et les années à venir quelles vont être vos priorités d’action à la tête de l’UMP 31 ?

Une fois les cantonales passées, l’UMP doit organiser en son sein des débats de fond sur les grands sujets que font l’actualité : la réforme fiscale, la dépendance, etc…

Ces débats devront s’organiser tant au niveau de la fédération qu’à l’échelon des circonscriptions.



Je souhaite aussi que l’on ravive les contacts avec les socioprofessionnels, que l’on aille à leur rencontre, que nous cernions mieux leurs attentes à la veille de l’échéance majeure que constitue l’élection présidentielle.

Pour tous ces débats, il faudra que l’UMP de la Haute-Garonne s’ouvre : à la fois en accueillant des personnalités nationales et en faisant intervenir des acteurs de la société civile, spécialistes et praticiens des thèmes abordés.

 

 

14 – Pour terminer quel est le message que vous voulez faire passer aujourd’hui à nos lecteurs.

L’APRé, depuis sa création, constitue une entité amie de l’UMP qui  affiche des convictions politiques tout en ayant aussi le souci de s’ouvrir sur la société non politique.

C’est une bonne approche, de nature à redonner des vitamines à notre famille politique.

Je souhaite donc un APRé actif en Haute-Garonne et je fais toute confiance à Jean-Louis CHAVOILLON pour animer cette montée en puissance si souhaitable!

 

Merci  Monsieur MOUDENC

 

Patrick CRASNIER

Pour l’A.P.Ré

 

 

 

Publié dans Actualités locales

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