Brigittes Bareges : A propos du très grand emprunt

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


Pour le Parti socialiste, « un grand emprunt c'est d'abord une grande dette de plus », pour reprendre l'expression du président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée Nationale. Celui-ci aurait dû écouter plus attentivement le discours du Président de la République à Versailles le 22 juin dernier devant le Sénat et l’Assemblée nationale réunis en Congrès qui disait en substance : « Certes nous avons un problème de finances publiques mais pour le résoudre, il nous faut changer notre approche des déficits, notre façon de poser le problème ».

 

Il faut en effet distinguer le mauvais déficit qui finance essentiellement des dépenses de fonctionnement et qui est imputable à la crise, d’un déficit qui serait occasionné par le financement de dépenses d’avenir. Ainsi, l’Etat est tellement endetté qu’il ne peut aujourd’hui financer des grandes dépenses consacrées à l’investissement. Il est pourtant vital de construire dès à présent la France du XXIème siècle, celle de l’après Kyoto, de la croissance verte et de la révolution numérique. Le Général De Gaulle l’avait fait en son temps en assumant des choix qui avaient permis la prospérité de notre Pays dans les « trente glorieuses ».

 

Aujourd’hui, seul un Grand Emprunt aura pour effet de générer ce potentiel de croissance qui apportera ainsi des recettes supplémentaires à l’Etat et permettra la création de nouveaux emplois. De la même manière, le risque est le même pour un chef d’entreprise qui investit dans du matériel innovant pour devancer ses concurrents. Ces investissements sont certes lourds mais ils lui apporteront des retombées positives à terme.

 

Pour l’heure, la polémique autour du montant de cet emprunt est sans intérêt. Il convient effectivement de définir au préalable quels sont ces grands investissements d’avenir porteurs de recettes et, alors seulement, il conviendra d’arbitrer sur le volume de cet emprunt.

 

C’est pourquoi, j’ai cosigné cette tribune en rappelant que l’efficacité économique des dépenses devait être le maître mot.

 

Brigitte Bareges

Publié dans Régionnales 2010

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Delaire 22/11/2009 16:13


Je dirais deux choses :
Ne plus appeler TRES grand emprunt, mais le grand emprunt...!
Je crois que c'est la voie de la sagesse économique qui a été proposé, reste au président, au premier ministre, et aux ministres des finances et du buget à trancher !
Wait and see !


David C. 22/11/2009 00:23



Ni dettes, Ni emprunts, la France doit créer de l'Argent !


 


Non à l'emprunt Sarkozy !

Face au pillage de notre pays organisé, depuis plus de 30 ans, par les marchés financiers qui gonflent artificielle, par les taux d'intérêt, la dette de notre pays, et afin de promouvoir des
politiques de bien commun le gouvernement Français doit rompre avec la loi Giscard-Ponpidou du 3 janvier 1973, et tous les traités européens depuis Maastricht.

Le gouvernement doit reprendre sa souveraineté économique et émettre du crédit productif Publique émit par une nouvelle Banque de la France.

Le château de cartes de la finance est entrain de s'effondrer, il faut sortir de la spéculation et remettre l'argent au service de la population.


 


David C.


david.cabas.over-blog.fr




crasnier patrick 13/11/2009 09:55


Madame barège a été élue par les adhérents de l'UMP, cela n'est pas à remettre en question, nous sommes tous derrière elle pour la victoire aux régionales et ceux qui veulent encore alimenter des
polémiques, des petites guerres des action négatives uniquement pour leur petite parano n'ont pas leur place ni à l'ump ni comme pollueurs des sites s'activant pour l'unité et la victoire. (surtout
avec un pseudo)
Alors laissons Monsieur Baudis à l'Europe où il y fait un travail excellent, et oeuvront tous pour Brigitte Barège pour sa victoire.


Tony 12/11/2009 13:07


Mme Bareges nous sommes derriere vous.