Chantal DOUNOT-SOBRAQUES

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

Toulouse vient de connaître à son tour un problème d’accueil de clandestins, et comme à chaque fois associations et partis de gauche montent au créneau en incriminant les pouvoirs publics qui ne feraient rien. 

Bien qu’il soit difficile de hiérarchiser la misère, je voudrais tout d’abord faire remarquer que nombre de Français seraient heureux que ces associations ou partis manifestent la même sollicitude envers eux, et que l’on règle en priorité leur situation. Tout le monde connaît des « Français de souche » avec un travail et qui néanmoins n’ont pas de logement décent, voire même pas de logement du tout et doivent vivre dans une voiture ou à la rue ! Ces Français dont les parents ont contribué à bâtir la France dont nous avons hérité ont droit à toute notre solidarité, et ne doivent pas être considérés comme citoyens de 2ème zone chez eux !  

 

Ensuite, il convient de donner satisfaction aux étrangers en situation régulière ou déjà naturalisés qui ont droit à une intégration pleine et entière. A ceux-là, nous devons l’égalité des chances et nous devons tout faire pour les aider à trouver une juste place.  

 

Si la France veut pouvoir intégrer ceux qui sont déjà là, dans de bonnes conditions, sans injustices, il faut renoncer à « accueillir toute la misère du monde » comme disait Michel Rocard. Je rappellerai qu’un Milliard 2 d’individus vivent hélas avec moins de 1 $ par jour et 3 Milliards avec moins de 2 $ !  

 

Je ne pense pas que les partis de gauche proposent de les accueillir tous… Pourquoi donc en accepter certains, et pas les autres ? D’autant que ceux qui arrivent à franchir les frontières clandestinement sont par définition les plus aisés(les passeurs coûtent cher) ou les moins scrupuleux quant au respect des lois des pays d’accueil !  

 

Arrêtons donc de conforter les immigrants clandestins dans une situation impossible. La France ne peut absorber et financer l’installation de nouveaux clandestins. Il faut avoir le courage de le leur dire, et appliquer les lois (la force injuste de la loi… selon Mitterrand). La loi n’est pas faite pour régler des situations individuelles aussi dramatiques soient-elles !  

 

Ce n’est qu’à ce prix que l’Etat pourra assurer la cohésion sociale et ne pas alimenter de nouvelles frustrations, et que nous serons fiers d’intégrer ceux qui ont fait le choix de la France, comme la récente initiative de Adnam Azzam « La France en marche », ou de nombreuses autres qui sont occultées par des médias sollicités sans arrêt par les sans papiers.   

 

 Chantal DOUNOT-SOBRAQUES

  Présidente du Club 89 de Toulouse

Publié dans Dossiers

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Bordenave-Gassedat 03/11/2010 15:28



Bonjour Chantal


 


La personne qui vient de vous écrire a tout à fait raison "la France doit prendre sa part (de la misère du monde)".


 


On peut se demander si avec quelques 10 millions d'immigrés y compris ses descendants, la France n'est-elle pas rassasiée. Faut-il encore demander du rabe?


Selon l'étude de Contribuables et associés l'immigration nous coûte 38 milliards/an. Pensez-vous que nous pourrions encore faire un petit effort?  Au point où on en est!


Compliments



ESTRADE Marine 13/11/2008 17:36

Madame,
je suis ce que l'on appelle une "française de branche rapporté". Née sur ce pays qui est le mien, d'origine marocaine, je me sent profondéement française. Ma sensibilité politique n'est pas la même que la votre (préférant la rose piquante au chêne) pour autant je partage votre point de vue sur une partie de ce que vous énoncée...l'immigration doit être régulé, mais la base de l'immigration reste, à mes yeux, le problème des laisser pour compte de la mondialisation...Je me permet, madame, de "corriger" une sitation de M.Rocard qui a été, ici, amputé: "La France ne peut acceuillir toute la misére du monde, MAIS ELLE DOIT EN PRENDRE FIDELEMENT SA PART".

Cordiallement.