Les progressistes : Gouvernement - Pourquoi Juppé a dit non à Sarkozy

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


Dans Paris Match, l'ancien Premier ministre confirme que le chef de l'Etat lui a proposé d'entrer au gouvernement en juin dernier. Et il explique les raisons de son refus.

Affichant sa liberté de ton, il ironise aussi sur "la rupture affichée par Nicolas Sarkozy".

 

"Il est vrai que Nicolas Sarkozy m'a proposé l'Education nationale et que j'ai refusé". Placide, Alain Juppé confirme, dans un entretien à Paris Match, qu'il a bel et bien décliné une entrée au gouvernement au mois de juin dernier. Pourquoi ce refus, alors qu'il a accepté de co-présider avec Michel Rocard la commission sur l'emprunt national ? "Pour moi, entrer dans un gouvernement n'est pas d'actualité, même si je cherche, bien sûr, à être utile à mon pays. Je ne peux pas être maire de Bordeaux et membre d'un gouvernement, c'est, me semble-t-il, une question de cohérence". Un peu plus loin, il estime par ailleurs : "être là où je suis me laisse une grande liberté de parole".

 

Cette liberté de parole, l'ancien chef du gouvernement en fait aussitôt la preuve lorsqu'on l'interroge sur le bilan de Nicolas Sarkozy : "Sur beaucoup de sujets, la rupture affichée par Nicolas Sarkozy me fait souvent sourire. Je pense à la politique africaine de la France, à la position de la France sur l'Otan. Là, on est clairement dans la continuité". Même si, souligne-t-il, "beaucoup de réformes ont été engagées" et que "les lignes bougent". Même liberté de ton sur un sujet douloureux, la hausse annoncée du forfait hospitalier : "Les chiffres de l'assurance maladie sont préoccupants, et les remèdes forcément douloureux. Tout de même, passer de 16 à 20 euros par jour, ce serait beaucoup. Cela ferait 25 % d'augmentation !"

 

Mais Alain Juppé donne aussi quelques pistes sur la mission qui lui a été confiée, en duo avec Michel Rocard : le grand emprunt. "Nous avons encore un mois et demi pour rendre nos conclusions. Je pense que nous proposerons plusieurs scénarios : soit un échelonnement de l'emprunt sur plusieurs années à raison de 20 milliards d'euros par an, soit un emprunt en une seule fois pour ne pas se perdre dans les dédales de l'administration". Mais il met un cap à ne pas dépasser, selon lui : "En tout état de cause, 100 milliards d'euros me paraissent un maximum".

 

source : TF1.fr

Publié dans Actualités nationales

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