"Chasse à courre" par Philippe David

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

CHASSE A COURRE

Je ne pensais pas en réécrivant sur le blog avant hier un article sur la gauche "morale" , article repris par le site de l'APRé et par EMEDIAT, que l'actualité me pousserait aussi vite a reprendre la plume, pardon le clavier, pour en remettre une couche sur cette même gauche morale. Pour quelle raison? Pour dénoncer le passages sous les forches caudines de la bien pensance dont est victime Brice Hortefeux suite à la mise sur le net d'une vidéo volée dont les paroles sont par ailleurs quasi inaudibles pour partie d'entre elles!

Elle n'a en effet pas tardé à réagir la gauche "morale" dont voici le florilège des cris d'orfraie. Martine Aubry, la Susan Boyle du Parti Socialiste pour citer Laurent Gerra,s'est déclarée "choquée et consternée". Les Verts ont parlé de "racisme banal, bête et méchant" tandis que Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Olivier Besancenot, le Kim Jong Il de Montmartre, demandaient la démission du Ministre de l'intérieur. Comme avant hier j'ai gardé le meilleur pour la fin avec la réaction de l'association "SOS soutien ô sans papiers" ,dont je ne connaissais ni l'existence ni les qualités orthographiques, qui a osé demander, excusez du peu, la comparution de Brice Hortefeux devant la Cour de Justice de la République.

Il est extraordinaire de voir que des gens qui se réclament partisans de la liberté d'expression prônent à ce point la censure.

Il est choquant de voir qu'une association qui se consacre à la défense de personnes violant les lois de la France se comporte en Torquemada de la pensée autorisée en demandant le passage devant une juridiction d'exception d'un Ministre pour des propos tenus en privé. En clair, on assiste de la part de ces grands liberticides au rétablissement des poursuites pour délit d'opinion, opinion exprimée dans un cadre privé! On peut imaginer que les mêmes rêveraient de voir Brice Hortefeux dans un chariot vétu d'une robe de bure pour aller se faire guillotiner en place de Grêve qui est située à quelques mètres de la place Beauvau!

Quant au fait que Martine Aubry soit "choquée", je la rassure, tous les démocrates de France sont, eux aussi, choqués par les bourrages d'urnes dont elle et ses amis se sont rendus coupables lors des éléctions internes du PS tout comme par les bourrages d'urnes pratiqués par les amis de Ségolène Royal car, comme dirait le proverbe: "qui se ressemble s'assemble".

Enfin, on n'a pas assisté aux mêmes jérémiades éplorées lorsqu'une autre vidéo volée montrait Manuel Valls sur un marché à Evry déplorer qu'il n'y ait "pas plus de blancs, de white, de blancos".
On n'a pas assisté aux mêmes communiqués larmoyants lorsque François Mitterrand, alors Président de la République, avait déclaré concernant l'immigration, que "le seuil de tolérance était dépassé".
Bref, une fois de plus, l'indignation est à géomètrie variable.

Cette affaire servira peut-être de leçon à Brice Hortefeux qui, il y a peu, s'était joint à la meute pour virer le Préfet  Paul Girot de Langlade soupçonné lui aussi d'avoir tenu des propos que la pensée unique ne peut tolérer. Désormais, Brice Hortefeux sait ce qu'est être le cerf dans une chasse à courre.

Philippe DAVID


Publié dans Actualités nationales

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A.P.ré. 12/06/2010 13:56



Notre blog est libre et pour notre part nous restons fidèle a notre famille politique et nous soutenons Brice Hortefeux.



sôs 12/06/2010 08:37



HORTEFEUX : LE PREMIER FLIC DE France EST RACISTE


 


 


            Chacun le savait depuis longtemps : Brice Hortefeux est raciste et le racisme
constitue le moteur même de son action.


            Son parcours ministériel depuis le ministère identitaire jusqu’au ministère policier
le démontre à l’évidence. Son bref et oublié passage par le ministère des affaires sociales a été perçu à juste titre comme un canular.


            Il est certain qu’apparaître comme le Dracula de la politique française n’est guère
plaisant et l’ « auvergnat » est sans doute conscient de ce que, si on lui proposait d’être comédien dans une fiction traitant de la seconde guerre mondiale, il aurait peu de chances de
décrocher le rôle de Jean Moulin.


            L’an dernier, dans la torpeur de l’été finissant, Brice avait cru trouver enfin un
ami arabe. Il lui a aussitôt déclaré son affection avec cet humour si particulier qui le caractérise et qui l’a souvent fait comparer aux plus grands comme Dieudonné.


            Hélas on n’est jamais trahi que par les siens et, malgré le soutien aussi passionné
que malhabile du brave Amine, la sanction vient de tomber. Pour la première fois dans l’histoire de la république (et de la royauté aussi d’ailleurs), un ministre en exercice vient d’être
condamné pénalement pour des propos à caractère raciste.


            Si Hortefeux est contraint à la démission, il sera temps de tirer le bilan de la
glorification de l’ « identité nationale », de la multiplication des actes racistes et des bavures policières ainsi que de la traque des sans-papiers.


            Si Hortefeux est maintenu à son poste, les choses seront claires : le pouvoir
assumera alors sa dérive raciste et sécuritaire et rompra ainsi les derniers liens qui le rattachaient de façon de plus en plus ténue à un universalisme qui, malgré les ombres de l’histoire
coloniale et de la période de Vichy, fait la grandeur de la France.


            Les amis de Hortefeux ne cessent de défendre l’idée que le bilan de la colonisation
est positif tandis que lui-même a déclaré, concernant le rôle historique du régime de Vichy, qu’ « on en a ras le bol de cette histoire du passé ».


            Les multiples propos racistes de Brice Hortefeux ne sont évidemment pas des
dérapages mais traduisent le fond de sa pensée.


            Il est difficile de savoir si les rumeurs sur l’appartenance passée du ministre au
GUD sont exactes mais force est de constater qu’il gère son ministère exactement comme s’il s’inspirait de l’idéologie et des méthodes d’un groupuscule d’extrême-droite.


            La dénonciation calomnieuse opérée à l’encontre du président de SOS, abusivement
accusé d’avoir voulu mettre le feu aux centres de rétention, est révélateur d’un système qui combine délation, racisme et répression ciblée des opposants.


            Nous sommes à la croisée des chemins…