Un bel exemple de développement durable par JL Moudenc

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

Connaissez-vous le Parc de Monlong ? Situé en lisière du quartier du Mirail-Bellefontaine, c’est le dernier-né des espaces verts municipaux toulousains. Avec Francoise de Veyrinas, nous l’avions inscrit au Grand Projet de Ville (GPV), et voulu exemplaire du développement durable ; et c’est à Pierre Cohen qu’il est revenu de l’inaugurer il y quelques semaines, après l’achèvement des aménagements. Des aménagements sommaires pour ne pas altérer le cadre naturel façonné par le temps.

 

Ici, l’idée de développement durable a été prise en compte dans toute la richesse de sa dimension, et non réduite à son aspect environnemental, certes essentiel. Ainsi, le caractère solidaire de cette réalisation est il très marqué, avec un but clairement affiché de renforcement de la cohésion sociale au profit de familles en situation de grande fragilité, habitant pour la plupart les immeubles voisins.

 

Sur 4 hectares, à la place de friches végétales informes et inaccessibles, on trouve désormais, tout à la fois, un parc public boisé, des jardins familiaux et des jardins partagés. C’est un écrin de verdure méconnu, doté d’une richesse biologique et paysagère significative. Le parc est un lieu de promenade naturel, ouvert à tous ; il peut aussi accueillir des visites à thèmes dans un but d’éducation à l’environnement, des classes d’enfants par exemple.

 

Au total, 61 parcelles de 100 mètres carrés chacune permettent aux familles (tirées au sort et habitant obligatoirement dans les quartiers voisins) de cultiver des légumes, salades et autres produits utiles pour la consommation familiale. A côté des jardins familiaux classiques, que nous avons développés à Toulouse ces dernières années (à la Marcaissonne, à Gramont, etc…), le jardin partagé est un concept plus nouveau, qui établit une utilisation collective, à but social ou culturel ou pédagogique, grâce à l’intervention d’associations spécialisées, des centres sociaux ou des régies des quartiers proches.

 

Aménager la campagne à la ville est rarement possible ; cependant quand une opportunité existe, il faut la saisir, faire respirer la ville en quelque sorte, et profiter de cette convivialité environnementale retrouvée pour tisser des liens entre les gens et briser l’anonymat de la grande cité. Certains bords de Garonne, aux extrémités de Toulouse, la zone à urbaniser entre la route de Labège et la route de Revel, la grande zone végétale au nord-ouest de la Garonne près de Ginestous, recèlent d’un potentiel apte à répondre à ces objectifs. Que la municipalité saisissent ces occasions !


Jean-Luc MOUDENC

Maire de Toulouse de 2004 à 2008

http://moudenc.unblog.fr

Publié dans Actualités locales

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