Villiers se tourne vers Sarkozy

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


Crédits photo : Abaca

Jusqu'à présent très critique envers le chef de l'Etat, le président du Mouvement pour la France devrait intégrer en septembre le comité de liaison de la majorité présidentielle, qui réunit l'UMP, le Nouveau Centre et la Gauche moderne.

Jamais avare jusqu'à présent en critiques et déclarations choc envers le chef de l'Etat, Philippe de Villiers met aujourd'hui sa fierté de côté. Selon Libération, l'élu vendéen devrait annoncer courant septembre son entrée au comité de liaison pour la majorité présidentielle. Grande couronne de l'UMP réunissant les déçus du socialisme et du Bayrouisme, de la Gauche moderne au Nouveau centre en passant par Eric Besson, ce comité piloté par Jean-Claude Gaudin entend coordonner le Mouvement populaire et ses partis alliés, notamment à l'approche des élections régionales. «Cette proposition m'a été faite par Nicolas Sarkozy lors de notre dernière rencontre. Il m'a proposé de participer à cette structure. Je pense que ma réponse sera positive», lâchait ce week-end l'intéressé dans les colonnes de Libération.

La faute à des finances en berne et à des résultats peu brillants aux dernières élections. 2,23% au scrutin présidentiel de 2007. 4,8% aux européennes et un seul siège sauvé à Bruxelles : le sien.

 

Un membre de la direction du MPF a beau préciser que «Philippe de Villiers participera en son nom propre à ses travaux, pas en tant que président du MPF», un autre estime qu'«il faut bien se rendre compte que l'électorat ne nous suit pas forcément dans notre stratégie d'opposition au gouvernement». Machine arrière, donc. «J'ai réalisé mes meilleurs scores électoraux quand j'étais dans la majorité présidentielle», reconnaît encore Villiers dans Libération, en faisant référence au scrutin européen de 1994.

 

Ce changement de cap, contraint et soudain, devrait d'une part renforcer l'UMP lors des élections régionales de 2010, et surtout permettre au MPF de survivre à la marge du parti présidentiel, et prendre quelques sièges ici et là. Le poids de Villiers en Vendée pourrait notamment faire repasser à droite les Pays de la Loire, à gauche depuis 2004. Et même s'il continue de refuser à admettre un quelconque intérêt gouvernemental, des bruits de couloir laissent entendre que l'homme du Puy-du-Fou pourrait malgré tout obtenir un maroquin, même modeste, dans un prochain remaniement. «La machine UMP a aujourd'hui tendance à écraser tout le monde. Il vaut mieux donc être à l'intérieur, plutôt que de se cantonner à un statut d'opposant de luxe», note un membre de la direction du MPF.

 

source : le Figaro.fr

Publié dans Dossiers

Commenter cet article

Delaire 18/08/2009 17:28

Si certains veulent me considérer comme un has-been, cela ne me gêne nullement, mais de girouette comme de Villiers pour éponger les dettes et peut-être recevoir un strapontin comme récompense de sa soumission à NS, non merci !Le gaullisme, c'est d'autres valeurs et cela ne prend pas de rides ! Je n'oublie pas qu'au RPF-IE, de Villiers avait déja joué les balances avec Charles...!

Tonio Fuster 18/08/2009 07:06

Je pense comme Sirroco.Philippe De Villiers n'a qu'un adversaire : la gauche. Il ne veut pas revivre 1981 ni continuer à voir les Pays de Loire gerer par des socialos communistes. A priori cela ne géne pas Dupont Aignan. NDP n'a qu'un adversaire : Philippe De villiers.Chercher l'erreur....

SIROCCO 17/08/2009 22:49

EN REPONSE A Mr DELAIRE  AVEC UNE PROSE DE DEBOUT LA REPUBLIQUE DE Mr DUPONT AIGNANT;sur des convictions "GAULLISTES" NE PENSEZ-VOUS PAS QUE LA CLASSE POLITIQUE "DES QADRATS"VOUS CONSIDERE  EN POLITIQUE COMME UN "HAS-BEEN"????ET JE LEUR DONNERAIT RAISON .OSONS DEPASSER LE PASSE ?VERS L'AVENIR;DE NOTRE FAMILLE REUNIE ,SANS CLIVAGE

Delaire 14/08/2009 11:44


De Villiers se renie. Il rejoint Sarkozy



La petite soupe
Philippe de Villiers a cédé ! Il vient de rejoindre la Majorité Présidentielle en acceptant de siéger au Comité de liaison des formations politiques qui soutiennent Nicolas Sarkozy. Cette décision attriste toutes celles et tous ceux qui, même s’ils ne partageaient pas les convictions de Philippe, lui reconnaissaient une certaine constance. Comment le président du MPF peut-il désormais soutenir un Président de la République dont il a contesté récemment les principales décisions (Traité de Lisbonne, retour dans l’OTAN, etc, etc…) ?
Philippe de Villiers pour se justifier, déclare se sentir plus efficace pour incarner le souverainisme à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur. Qui peut sincèrement croire une telle énormité ? Je lui souhaite bon courage !
Ceux qui, lors des élections européennes, me reprochaient de ne pas faire alliance avec Philippe de Villiers, comprennent donc aujourd’hui pourquoi j’étais si méfiant. Je connaissais en effet les contacts réguliers entre Philippe de Villiers et l’Elysée et je me doutais bien qu’un jour ou l’autre cela finirait ainsi. Je ne voulais pas participer à une énième trahison de nos électeurs.
Il nous revient désormais à Debout la République de rassembler toutes celles et tous ceux qui refusent une France abaissée et politicienne. Beaucoup de cadres du MPF nous ont déjà rejoints ou s’apprêtent à le faire. J’ai demandé à toutes nos fédérations de les accueillir à bras ouverts car, n’en doutons pas, la mascarade politique d’aujourd’hui appelle obligatoirement à un sursaut. Il nous revient de le préparer.
Comment croire, en effet, que notre pays puisse continuer à dériver ainsi. La caste dirigeante qui nous gouverne n’osant pas s’attaquer aux racines des problèmes.
Un moment d’ailleurs, nos compatriotes avaient cru que Nicolas Sarkozy en aurait la volonté. Mais les postures ne font pas une politique et la situation se dégrade de jour en jour :


Sur le plan économique, la compétitivité des entreprises françaises s’effondre (euro cher, charges trop lourdes), les PME ferment les unes après les autres et seules, les banques qui tondent les Français, et les entreprises du CAC 40 qui investissent à l’étranger, masquent ce recul historique.


Sur le plan budgétaire, les déficits explosent car seul l’assistanat peut éviter la révolte sociale, nos concitoyens supportant, de moins en moins, deux poids deux mesures qui servent de politique. D’un côté les privilèges, notamment fiscaux, de l’autre le chômage de masse.


La cohésion nationale, enfin, est ruinée par une immigration non contrôlée qui nourrit les ghettos de nos banlieues.
Face à cela, la politique gouvernementale se limite à des effets de manche, à des mesurettes pour se donner l’illusion d’agir mais se refuse à porter le fer sur les causes réelles du mal :


Une Union Européenne qui asphyxie notre économie, par l’Euro cher et le libre échange déloyal. • L’absence de contrôle aux frontières et la pensée unique qui interdisent une vraie politique migratoire.


La proximité avec les grands groupes du CAC 40 et les banquiers, ce qui empêche de mettre l’économie au service du pays.


La volonté de plaire qui consiste à dépenser toujours plus, sans s’assurer des recettes.


Certains me diront : que peut-on faire ? Les Français ont la tête ailleurs, les principaux médias sont très proches du pouvoir, la Gauche ferait bien pire et même Philippe de Villiers abandonne.
Mais c’est justement parce que le couvercle est vissé fermement sur la marmite que cette dernière explosera.
Gardons alors notre cap, affirmons nos convictions républicaines et gaullistes et proposons des mesures très concrètes pour sortir la France de cette crise.
Car le grand paradoxe est que notre pays dispose de quantités d’atouts ; au premier rang desquels les Français qui aimeraient être considérés comme des adultes.
Redonner à notre pays les moyens de maîtriser son destin en encadrant l’Union Européenne, renforcer la compétitivité de notre économie en s’appuyant sur nos PME, garantir la cohésion sociale en combattant les privilèges et en restaurant le modèle républicain, voilà les axes de notre projet.
 Nicolas Dupont-Aignan,Député et président de Debout la République(photo ci-dessus)A t'on promis un marocain à De Villiers, réponse en septembre...!


Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Gaullisme et souveraineté Ecrire un commentaire 0 - Voir le commentaire - Voir les 0 commentaires




Mercredi 12 août 2009