Elections Européennes : l’Alliance des écologistes indépendants un avenir différent

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

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L’Alliance Ecologiste Indépendante est un souffle nouveau pour la démocratie et pour l’écologie politique. Alors permettez-moi de vous dire mon bonheur, celui de vous parler d’écologie, de rassemblement et d’indépendance de pensée.
Il existe en effet une écologie politique constructive, une écologie qui accompagne son siècle. Que voulons nous, si ce n’est  un espoir : celui de l’avenir, celui d’une vie de qualité pour nos enfants et petits-enfants ?
Que suggérons nous avec force et determination depuis tant d’années : rien d’autre qu’un digne positionnement de la France, en Europe et dans le monde ; rien d’autre que la réalité d’un nouveau modèle économique, sociale et, je l’espère durable pour la planète.
Ne soyez donc pas étonnés de la présence au sein de L’Alliance Ecologiste Indépendante de Génération Ecologie !
Ce sont nos valeurs et nos convictions qui nous réunissent aujourd’hui :
-valeurs qui positionnent l’homme au centre de nos préoccupations
-conviction de la nécessité Européenne
-valeur essentielle qu’est le développement durable reconnu enfin au plus haut niveau de l’Etat
-conviction aussi que le progrès est dans le mouvement, dans la diversité des idées et sans doute aussi dans la reconnaissance d’un comportement souvent décalé, celui d’une force individuelle et collective, celui de l’écologie qui pousse à la remise en cause des modèles trop facilement acquis.

Génération Ecologie, parti politique et écologiste fondé par Brice Lalonde et Jean-Louis Borloo début 1990, parti de presque 20 ans a pour objectif de promouvoir l’Ecologie et le Développement Durable, au dessus du fameux clivage droite gauche que la politique nous impose. Cette démarche, peut être trop en avance sur son temps, n’a pas encore été comprise par les politiques.

Nous proposons donc, avec L’Alliance Ecologiste Indépendante un avenir différent autour d’un grand nombre de propositions que nous avons regroupées en sept thèmes :  les sept urgences.

1) Lutter contre le réchauffement climatique : c’est une politique énergétique et d’aménagement du territoire ambitieuse et cohérente.
2) Mettre en ouvre une politique de préservation de la biodiversité à la hauteur des enjeux : c’est le défi majeur de la décennie.
3) Créer la convergence nécessaire entre écologie et économie pour une qualité de vie partagée : c’est le concept de développement durable.
4) Réconcilier le peuple français avec la politique : c’est le sens de la nouvelle gouvernance.
5) Relever le défi de la santé et de l’éducation : c’est le fondement de l’égalité des chances.
6) Modifier les comportements des citoyens et des collectivités : c’est l’exemplarité de l’état, l’écocitoyenneté et l’éco-responsabilité.
7) Positionner la France en Europe et dans le monde : c’est faire entendre notre voix, par l’exemplarité, devant la mondialisation.

Que voulons nous ?

Nous voulons simplement qu’on instaure en France une société plus écologique donc plus respectueuse de l’environnement et aussi plus solidaire entre les générations.
Nous voulons que la démocratie française ne s’essouffle pas autour d’un bipartisme sclérosant.
Nous voulons que nos idées, nos réflexions soient entendues… et pourquoi pas respectées
Nous voulons soulever la nécessité d’une nouvelle économie.

Que faut-il donc souhaiter en ce début d’année?

Nous voulons l’enthousiasme d’aborder l’avenir malgré cette fameuse crise financière.

Que va-t-il en ressortir, a part des souffrances
-la compréhension des nouveaux équilibres mondiaux ?
-la fragilité de notre politique européenne encore affaiblie par des conflits internes ?
-la vision de notre économie selon nos concepts et nos égoïsmes occidentaux, intoxiquée au pétrole, et encore trop loin d’en être sevrée
-la réalité de notre dépendance à la croissance russe, chinoise, indienne et brésilienne, et de notre impuissance devant le drame africain.
C’est dans ce contexte là qu’il va falloir se faire entendre.
Qu’en sera-t-il de la nécessite de partage des richesses, de la gestion mondiale des matières premières ?
Qu’en sera-t-il de la qualité de l’air et de l’eau ?
Qu’en sera-t-il de l’équilibre alimentaire de la planète ?
Qu’en sera-t-il de la question de la biodiversité ?

Nul ne le sait !
Il faut parier sur la dure réalité économique, sur la nécessité d‘arrêter le gaspillage faute de ne plus pouvoir produire !
Il faut parier sur la prise de conscience que santé et environnement sont étroitement liés, au moins par le déficit de la sécurité sociale, si tel est l’argument qui peut réveiller les consciences !
L’humanisme, c’est le respect de l’homme… c’est le partage, la générosité ! C’est une valeur qui nous éloigne de ce productivisme forcené, de l’utilisation de la science à des fins de rendement capitalistique. C’est certainement une des valeurs fondamentales que nous proposons et qui nous conduit à une réflexion planétaire, à la définition d’un mode de gestion de cette nouvelle économie mondiale.  Etre présent et fort dans ce débat est un devoir.
Encore faut-il que nous sachions « transformer » nos atouts. Que la convivialité, la solidarité, l’envie d’habiter et de vivre ensemble, se fondent sur des engagements durables, des « projets de vie » attachés à des territoires où tous les acteurs présents et intéressés s’engagent dans une dynamique d’action respectueuse de l’homme et des ressources naturelles.
A nous d’avoir l’énergie et l’enthousiasme.
A nous de démontrer, ensemble cette nécessité politique pour demain.
Lourde tache sans doute mais quel magnifique défi que nous pouvons relever ensemble.

Jean-Noël Debroise

Publié dans Européennes 2009

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