EDF coupures d'éléctricté : sanctionner les responsables des coupures illégales

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

Entretien avec Bernard Lassus, DRH d’ERDF

ERDF va (peut-être) sanctionner les responsables des coupures illégales


Source : IFRAP

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Bernard Lassus, directeur des Ressources Humaines et de la Communication d’ERDF (Electricité Réseau Distribution France) répond à l’article de l’iFRAP les sabotages chez EDF et condamne les coupures d’électricité et de gaz par les agents grévistes d’ERDF.

Propos recueillis par Agnès Verdier-Molinié

Agnès Verdier-Molinié : Des actes de malveillance ont été perpétrés à l’occasion des dernières grèves sur le réseau électrique et sur le réseau de gaz. Des particuliers mais aussi des entreprises et même un hôpital ont été touchés par ces coupures. Quelle est la position d’ERDF, qu’on a finalement peu entendu, sur le sujet ?

Bernard Lassus : Nous n’avions pas connu de tels actes de malveillance à ce niveau là depuis 1995, voire 1987. Il faut savoir qu’on est dans un conflit à plusieurs niveaux. L’un concerne plus particulièrement l’entreprise Electricité Réseau Distribution France (ERDF) et l’autre la branche des IEG (industries électriques et gazières) à laquelle nous appartenons. Les revendications des grévistes portent notamment sur une augmentation des salaires.

« Ces actes, qui ne s’inscrivent pas dans l’exercice normal du droit de grève, mettent en cause la sécurité des clients et des agents d’intervention d’ERDF et sont contraires à l’esprit de service public qui anime la majorité des salariés. » Bernard Lassus

 

Je vous rappelle que l’année 2008 a été celle de la réforme du régime spécial des IEG et qu’à ce titre diverses dispositions salariales ont été négociées au niveau de la branche. Elles ont d’ailleurs abouti à une augmentation moyenne équivalente à 4,8% des salaires annuels.

Depuis le début du conflit social la direction d’ERDF a tenu 7 réunions de négociations.  
Au cours de ces discussions, nous avons essayé de trouver un équilibre entre les attentes exprimées par les organisations syndicales et les contraintes financières de l’entreprise. Les tempêtes, la crise mondiale, le ralentissement des consommations d’électricité (- 4% au dernier trimestre 2008), le retard dans l’actualisation du tarif d’acheminement, tout cela a produit des écarts sensibles avec les hypothèses qui ont fondé les projections budgétaires pour 2009.

En moyenne le mouvement social a mobilisé  entre 0,35% et 8,92% des 46 000 salariés de l’entreprise, hors journées nationales de mobilisation dont le point culminant a été atteint le 9 avril dernier avec 28,72% de grévistes.

Dès que nous sommes entrés dans le conflit, début avril, la direction d’ERDF a constaté des actes de malveillance (coupures "sauvages", passages en heures creuses, dégradations de matériels...) commis sur ses installations par une minorité de personnes. Ces exactions ont été centrées principalement en région parisienne, dans le Nord et dans le Sud Ouest de la France. Ces actes, qui ne s’inscrivent pas dans l’exercice normal du droit de grève, mettent en cause la sécurité des clients et des agents d’intervention d’ERDF et sont contraires à l’esprit de service public qui anime la majorité des salariés.

Nous les avons condamnés avec la plus grande fermeté en portant plainte systématiquement et en engageant des procédures disciplinaires à l’encontre des auteurs de ces actes. Il est vrai que nous aurions pu le faire sur notre site internet.

Agnès Verdier-Molinié : Quel est le nombre de coupures enregistré, que ce soit pour le gaz ou l’électricité et les coupables vont-ils être sanctionnés ?

Bernard Lassus : Il est encore trop tôt pour avancer des chiffres. Tout ce que je peux vous dire c’est que des procédures disciplinaires sont actuellement engagées au niveau local et que des plaintes ont été déposées auprès du procureur de la république des tribunaux concernés. Les mesures disciplinaires sont une prérogative du management local et nous n’avons pas forcément une visibilité globale de la situation.

Des sanctions seront prises en application de l’article 6 du statut national du personnel des industries électriques et gazières (voir le statut sur légifrance )et du code du travail. Des enquêtes de police sont en cours pour identifier les coupables. Cela prendra du temps.

Article 6 du statut national du personnel des industries électriques et gazières

Article Annexe, art. 6

Sanctions disciplinaires

Paragraphe 1.

Les sanctions disciplinaires applicables aux agents statutaires suivant la gravité des fautes commises, sont :  
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Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.  6° La mise à la retraite d’office.

Paragraphe 2.

Les deux premières sanctions de cet énuméré sont directement infligées par le chef de service. Au-delà du troisième avertissement ou blâme, l’agent récidiviste sera obligatoirement déféré devant la commission supérieure nationale pour les agents des échelles 15 à 20 (cadres) et la commission secondaire du personnel pour les agents des échelles 1 à 15 (ouvriers, employés, agents de maîtrise). Les autres sanctions sont proposées par la commission compétente au directeur de l’exploitation ou du service, qui notifie, par écrit, à l’intéressé, sa décision. En cas de faute grave, le directeur peut décider sous sa propre responsabilité de relever immédiatement l’agent de son service avec privation partielle ou totale de son traitement pour une durée n’excédant pas un mois, jusqu’à proposition de sanction par la commission compétente.

Cette commission devra, dans ce cas, formuler son avis au plus tard dans le délai d’un mois.

Paragraphe 3.

L’agent appelé à comparaître devant la commission compétente doit en être informé quatre jours à l’avance. S’il en formule la demande au directeur de l’exploitation, il obtient immédiatement communication de son dossier, y compris le rapport présenté contre lui ; il peut présenter sa défense par mémoire écrit et se faire assister, devant la commission, par un agent statutaire de son choix ou par un représentant de l’organisation syndicale à laquelle il appartient.

Paragraphe 4.

Pour chaque affaire, un rapporteur, membre de la commission, est désigné par le président de la commission secondaire du personnel ; il présente un rapport écrit et établit un procès-verbal également écrit des débats et des décisions prises.

Publié dans Actualités nationales

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Jérome 16/07/2009 07:23

salut bling bling,Moi aussi je suis un peu comme toi j'ai des convictions. Je ne suis pas aussi extreme que toi car dire que je n'ai jamais voté à droite et que je ne voterais jamais à droite est faux. Pour moi la droite n'est pas le diable non plus. Je vote réguliérement pour les hommes. J'ai voté Giscard, je n'ai jamais voté Mitterrand ou Chirac. Je me suis abstenu au duel Lepen - Chirac, j'ai voté aux cantonales socialistes, aux européennes Modem, je l'avoue j'ai voté sarko au second tour, je ne pouvais imaginer Royal présidente c'est impossible, quelle catastrophe, j'aime beaucoup Valls, Charasse, Rocard, Santini, Morin, Hamon, Veil, fabius, Borloo, ...etcJe ne respecte pas : Royal, Hollande, Aubry, Montebourg, Bayrou, Besencenot, LePen, Cohn Bendit, Sarkozy, Lefevre, Novelli, Madelin, Raffarin, Chirac, Villepin, ...Voilà tu vois un peu qui je suis...

bling bling 13/07/2009 18:32

"Je pense que tu es jeune et que tu n'as pas connu les années Mitterrand et que c'est pour ça que tu ne comprends pas ma position. Ce que tu reproches à Sarko c'est peut être : ses vacances payés par Boloré, son mariage avec Bruni, l'ouverture, ..... je ne sais pas.Si tu avais connus les années Mitterrand et les socialistes qui sont toujours à la tête du parti encore aujourd'hui. Sarko n'a pas fait 1/4 de ce qu'à fait l'autre"Désolé, tu te trompes sur mon âge et pour te le prouver, je peux te dire que j'étais à la Bastille le soir du 10 mai 1981 ! Bien entendu que je fais partie des nombreux déçus du socialisme en France et Mitterrand, ce n'est pas non plus ma tasse de thé. Je n'ai jamais voté socialiste un 1er tour d'élection, je l'ai toujours fait au 2nd tour pour voter contre la droite.Mais la grosse différence entre Sarko et Mitterrand, c'est que le second était d'une intelligence au dessus de la moyenne. Bien entendu que Mitterrand a été un grand manipulateur et a trahi le peuple de gauche. Mais, jamais un président de la République n'a fait autant de dégâts en 2 ans que le président actuel et jamais il n'y a eu autant de personnes qui ne le supportent pas. 

M Les censeurs 12/07/2009 23:44

On va pouvoir rebaptiser Ségolène Royal "Anastasia" (du nom que l'on donnait à la censure sous Louis XVIII, quand elle était représentée par une mégère armée d'une gigantesque paire de ciseaux).
Oui, Ségolène a le bras long et le ciseau facile, en tout cas dans sa région poitevine, où se tiennent actuellement les Francofolies dans la bonne ville de La Rochelle. Du moins ce qu'affirme avec force Jean-Louis Foulquier , le fondateur de l'évenement.
Mais de quelle censure parle-t-on ? L'affaire a commencé avec l'annonce de la déprogrammation du "rappeur" Orelsan, auteur controversé de "Sale Pute", un morceau qui avait déjà suscité la colère en 2007, quand des blogueuses avaient réclamé que le clip soit retiré de DailyMotion, pour incitation à la violence (le texte est il est vrai gratiné, avec des tirades comme '"On verra comment tu suces quand je'te déboiterai la mâchoire" (pour vous faire une idée, c'est ici). D'une élégance rare !
Depuis, Orelsan avait renoncé à interpréter ce titre sur scène et à l'inclure dans ses albums.
Dès ce matin, Cali, lui-même à l'affiche des Francofolies, se déclarait scandalisé et faisait savoir aux médias qu'il ne tolérait aucune forme de censure. Aussi, par solidarité avec Orelsan (qui certes n'en mérite pas tant, mais, bah...), il refusait lui-même de se produire au festival. L'artiste perpignanais évoquait "une nouvelle flèche décochée dans le coeur des libertés" et considérait que par cette décision, le festival se discréditait totalement.
Sans doute agacé d'être injustement pris pour cible, Jean-Louis Foulquier, fondateur des Francofolies, a décidé de mettre les choses au point. Il a commencé par déclarer que Cali aurait dû réfléchir avant d'accuser les organisateurs car, "c'est Segolène Royal qui est l'instigatrice de tout ça."
Ça balance aussi à La Rochelle...
C'était au micro de RTL. Foulquier a expliqué que Ségolène Royal lui avait mis le couteau sous la gorge :" Ségolène Royal s'est positionnée en maître-chanteuse, c'était Orelsan ou les subventions de la Région". Aie !
Plutôt colère, Foulquier a ajouté à propos de Cali, " soutien sans faille de Ségolène Royal" : "Est-ce qu'il va aller chanter dans ses concerts de soutien et de fraternité pour une femme qui clame la censure ?"
Du côté de Ségolène, silence total: on entend les mouches voler. Sa com doit se triturer le cerveau pour justifier son choix. Elle va sûrement nous parler de la dignité de la femme. Mais les artistes auront beau jeu de répondre que l'art peut tout se permettre et que, jusqu'à présent, les oeuvres de Sade ou de Gabriel Matzneff sont toujours en vente libre.
Quant à Cali, il va lui falloir, lui aussi, trouver des excuses à Ségolène. On attend avec impatience de voir ce qu'il va nous chanter...
Sans doute pas au courant de qui a signé "le crime" les artistes ont continué a contesté la déprogrammation du rappeur. Ce soir c'est Olivia Ruiz qui a ouvert le concert en le dédiant à " Celui qui n'est pas là, Monsieur Orelsan"...

Jerome 10/07/2009 07:35

Je ne soutient pas l'UMP non pas pour le type qu'il y a à la tête de l'état mais pour la politique économique de l'UMP. Je pense que tu es jeune et que tu n'as pas connu les années Mitterrand et que c'est pour ça que tu ne comprends pas ma position. Ce que tu reproches à Sarko c'est peut être : ses vacances payés par Boloré, son mariage avec Bruni, l'ouverture, ..... je ne sais pas.Si tu avais connus les années Mitterrand et les socialistes qui sont toujours à la tête du parti encore aujourd'hui. Sarko n'a pas fait 1/4 de ce qu'à fait l'autre :imagine un peu, les écoutes téléphoniques, les ventres d'armes, les frégates de taiwan, je veux dire il baigne pas encore dans des affaires comme ça laissons lui la presemption  d'innocence. Mitterand avait acheter une maison avec l'argent de l'état pour sa maitresse, il lui faisait passé les vacances dansq les plus grands hotel d'Egypte, Maroc... au frais de l'état. Il recevais de gros avantages du milliardaire Berge. Il a fait l'ouverture à droite. Je te rappelle qu'il a bossé pour Pétain à ces débuts. Il a reçu Kadhafi à déjeuner alors que nos 2 armées se battaient sur le terrain, il a financé le FN pour qu'il divise la droite certainement avec des fonds public, le budget n'a jamais été aussi obscure que sous Mitterrand, et Castro reçu copmme un roi alors que les prisons cubaines sont pleines d'opposant au régime... et Canal + monté grace à Mitterrand et les autres chaines qu'il avaient réussi à mettre dans sa poche... Enfin hje suis désolé mais Mitterrand c'est le symbole de la réussite des socialos.... Sarko n'a pas fait 1/4 de ce qu'à fait le président socialiste et personne ne disait rien. C'est fou je suis obligé de defendre sarko ça me dégoute mais je deteste les injustices. Je n'admets pas que l'on continue à creuser la dette de l'état, que l'on ne reformes pas les rémuneration et les doubles fonctions des élus...

bling bling 09/07/2009 13:26

@jérome,Désolé pour l'erreur ! Mais alors, tu t'es égaré sur ce site  ?! PS et UMP, ce n'est tout de même pas tout à fait pareil, je m'en rends compte depuis mai 2007, surtout avec le type qui sévit à l'Elysée. Même si les dirigeants du PS sont tout à fait pitoyables.