L'idée d'une interdiction du voile intégral progresse en France

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

L'idée d'une interdiction en France des différentes formes de voile musulman couvrant le corps et le visage a été défendue jeudi par un membre du gouvernement, la secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara.

Son intervention va plus loin que l'initiative d'une soixantaine de députés qui demandent la création d'une commission d'enquête parlementaire sur ce qu'ils perçoivent comme le développement du port de ce type de vêtement, vu comme une "atteinte aux libertés fondamentales" des femmes.

Le débat relance la question du port du voile en France, pays laïc qui ne reconnaît et ne subventionne aucun culte mais abrite la plus importante communauté de personnes de confession, de culture ou d'origine musulmane en Europe.

"Vous savez ce que je pense du voile, mais alors la burqa c'est encore pire. Ce n'est que l'expression visible et physique des fondamentalistes. Moi, je suis pour l'interdiction", a dit sur France Inter Fadela Amara, ancienne présidente d'une association militant pour l'émancipation des femmes.

 

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a abondé dans le même sens, sans prôner explicitement l'interdiction de ce type de vêtement. "Il est hors de question qu'on voie en France des femmes couvertes de la tête aux pieds, en tout cas la République n'a pas à l'encourager (...) la burqa est une oppression", a-t-il dit sur I-télé.

 

En bémol, le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a déclaré qu'à titre personnel il s'opposait à l'interdiction en raison du principe de liberté de conscience. "Toucher à cet équilibre me paraît risqué", a-t-il dit sur France Info.

 

AMBIGUÏTÉ

 

Les députés impliqués dans l'initiative parlent de burqa, forme particulière de vêtement intégral grillagé au niveau des yeux provenant de l'Afghanistan, et de niqab, une version répandue dans les pays du Golfe laissant les yeux apparents.

Dans l'exposé des motifs de la proposition de résolution demandant une commission d'enquête, qui est désormais soutenue par 63 députés - 48 UMP, sept socialistes, trois communistes, deux Nouveau Centre et trois non inscrits -, André Gerin, député-maire PC de Vénissieux, dans le Rhône, y fait référence.

 

"Nous sommes aujourd'hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête dans de véritables prisons ambulantes ou du niqab qui ne laisse apparaître que les yeux", peut-on y lire.

 

Le texte n'évoque pas les autres formes de voile couvrant le corps et la tête mais laissant le visage apparent.

Depuis 2004, la France interdit le port à l'école de "signes religieux ostensibles", le voile musulman, la kippa juive, le crucifix ou encore le turban sikh.

 

L'esprit de cette disposition approuvée à droite comme à gauche était de faire respecter à l'école républicaine le principe de laïcité et d'empêcher le prosélytisme.

 

Cette loi a été critiquée au niveau européen et dans le monde musulman. Une interdiction extra-scolaire limitée au voile musulman risquerait de se heurter à plusieurs principes fondamentaux, comme la liberté de conscience et de religion.

 

Des tentatives de certaines entreprises privées d'interdire le port du voile à des employées n'étant pas en contact avec le public ont été déclarées illégales par les tribunaux.

 

Tout en déplorant le développement en France d'habitudes vestimentaires qui ne relèvent pas selon lui de l'islam, Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, a estimé mercredi qu'une interdiction contreviendrait à la liberté individuelle.

 

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

soiurce : yahoo !! actalités.

Publié dans Actualités nationales

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Delaire 23/06/2009 14:37

PORT DE LA BURQA EN FRANCE
L'Assemblée nationale crée une mission d'information parlementaire
Une mission parlementaire comprenant 32 députés de tous bords va travailler pendant six mois sur la question du port du voile intégral en France, a annoncé mardi le président de l'Assemblée nationale. Selon nos informations, Bernard Accoyer a préféré la mission d'information à la commission d'enquête parlementaire en raison du sujet. "Elle permet de mener un travail de réflexion sans stigmatisation", a défendu le patron du perchoir. Cette mission, qui sera mise en place en juillet, comprendra 17 députés UMP, 11 socialistes et radicaux, deux élus Nouveau Centre (NC) et deux élus GDR (groupe des députés Verts et communistes). La décision a été prise à l'unanimité lors de la conférence des présidents, qui réunit chaque mardi matin les présidents des différents groupes politiques pour fixer l'ordre du jour de l'Assemblée. Cette initiative intervient au lendemain d'une forte condamnation du voile intégral par Nicolas Sarkozy. La burqa ne sera " pas la bienvenue sur le territoire de la République ", a déclaré le chef de l'État devant le Congrès, à Versailles, affirmant que le voile intégral n'était pas un "problème religieux", mais de "liberté" et de "dignité de la femme".

JD Delaire 23/06/2009 07:30



Ce voile est une prison ambulante et n'est pas acceptable au pays des droits de l'homme et de la femme !

M 23/06/2009 07:29

Joli billet, je vais m'attirer les foudres mais j'assume : je suis contre le voile intégral. Le hidjab seul devrait être accepté, mon quartier près de la côte pavée, devient le théatre de femmes voilées de noir de la tête au pied. Un jour, je m'y habituerai peut être, mais c'est un choc de voir ça, quand il fait 30° dehors. Plus choquant encore, les petites filles voilées de la tête au pied, là ça me rend dingue, c'est mon féminisme exarcerbé peut être. Il faut légiférer et protéger les jeunes filles qui souvent sont contraintes de le porter.

JL Chavoillon 23/06/2009 07:29

Interrogé par France-Soir, le géopolitologue Alexandre Del Valle revient sur les dangers de la situation en Iran, alors que les autorités tentent d’étouffer la contestation.
FRANCE-SOIR. Qui est réellement au pouvoir en Iran ? Ahmadinejad ? L’ayatollah Khamenei ? ALEXANDRE DEL VALLE : Depuis la révolution islamique et la Constitution de 1979 instaurée par l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny, le pouvoir en Iran découle de Dieu (principe de « gouvernement jurisprudentiel ou religieux », en perse « Vilayet al Faqih »), par l’intermédiaire du Clergé chiite. Au Sommet de la République islamique se trouve le « Guide », autorité politico-religieuse suprême. Celui-ci, Khomeiny hier, Ali Khamenei aujourd’hui, commande le pouvoir exécutif visible, détenu par le Président de la République : actuellement Mahmoud Ahmadinéjad. FS : Aujourd'hui adversaires, Moussavi et Ahmadinejad ont-ils réellement deux idéologies opposées ? ADV : Pas réellement. N’oublions pas que Moussavi a du sang sur les mains, qu’il fut Premier Ministre du tyran révolutionnaire Ruhollah Khomeiny, et qu’il n’aurait pas pu se présenter comme candidat s’il ne faisait pas partie du « système ». On peut ainsi le comparer à un autre leader khomeyniste « historique », lui aussi « modéré » ou « réformateur » : Mohammed Khatami, qui fut le président de l’ouverture, et tendit la main, en 1997, aux Etats-Unis. Mais certains ont analysé les années Khatami comme le moment où l’on a « endormi l’Occident » et où la Révolution islamique a relancé en toute quiétude son programme nucléaire. Par ailleurs, Moussavi n’a pas pardonné à ses successeurs et au Guide d’avoir supprimé la fonction de Premier Ministre qu’il occupa. FS : Jusqu'où la contestation peut-elle s'étendre ? ADV : Même si Moussavi vient du « système », il se peut qu’il entame une rupture plus ou moins forte avec le régime, si le Guide Khamenei, le Président Ahmadinéjad et les Gardiens de la Révolution décidaient d’engager des répressions sans précédents, ce qui n’est pas inévitable. Les jeunes iraniens qui défilent ne sont pas tous des contre-révolutionnaires : ils revendiquent la légitimité semi-« démocratique » du régime. Je n’exclus certes pas le basculement du pays dans la guerre civile, mais ce scénario pourra être du moins encore quelques temps compromis par le sentiment nationaliste, et l’esprit de corps sur lequel table Ahmadinéjad face aux « pressions occidentales ».
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Alexandre del Valle, Vice-président de la Droite libr


Delaire 21/06/2009 12:15

Ce voile est une prison ambulante et n'est pas acceptable au pays des droits de l'homme et de la femme !