Les progressistes : message d'Eric Besson

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


Jeudi 4 juin

eric-besson.jpgJe reviens sur mon blog après une longue absence dont je vous prie de m’excuser.
Ce qui m’en a fait sortir ? Ce devrait être la réunion qui me conduit ce matin à Luxembourg pour un conseil de ministres européens de l’intérieur et de l’immigration sur des dossiers cruciaux : l’asile, la lutte contre l’immigration illégale, la protection de nos frontières communes.

 

Ce pourrait être aussi le dernier meeting du Mouvement populaire ce soir à Paris, auquel je participerai.

Mais, avouons le, ce qui me pousse à réagir c’est l’enquête que me consacre le Nouvel Observateur de cette semaine. La journaliste, Agathe Logeart, a visiblement très sérieusement travaillé son sujet, interrogé beaucoup d’élus, exhumé quelques documents vrais dont certains (un article sur le surf…) dont je ne me souviens même pas.

Viennent ensuite la vacherie signée (Ayrault qui prétend que j’essaie de négocier avec lui un poste de Ministre de l’Industrie, ce qui fera bien rire tous ceux qui savent le rôle réel qu’il jouait dans la campagne de 2007), les vacheries anonymes  (quand les journalistes exigeront-ils que les attaques personnelles soient signées ? Ce devrait être un code d’honneur minimal …)  puis le bouquet. Voici fleurir la thèse de « l’agent double ». En gros : j’étais au sein du PS un « agent de liaison » de Nicolas Sarkozy, thèse apparemment tirée d’une phrase d’un livre de Jean-Christophe Cambadélis… «  Camba » m’avait habitué à ce que son intelligence vive et son goût pour les constructions baroques engendrent parfois de sottes élucubrations mais j’ignorais en avoir été victime… Et, sur la foi des témoignages d’un proche du Président (qui a, heureusement, rapidement démenti) on m’aurait vu au QG de campagne de Nicolas Sarkozy bien avant ma rupture avec le PS !

Il faut sans doute que je m’habitue. Etant devenu, de façon inopinée, un « personnage public » il est sans doute logique que mon parcours suscite interrogations légitimes et fantasmes bien curieux.
Dois-je attendre à présent l’enquête qui dévoilera que j’ai adhéré au PS à la demande de Nicolas Sarkozy dans l’unique objectif d’en sortir 15 ans plus tard pour l’aider dans sa campagne présidentielle ? Il faut savoir raison garder, même dans les délires…

Navré donc, de décevoir les futurs enquêteurs. De 1995 à 2007, j’ai eu des relations cordiales avec Nicolas Sarkozy. Lors de la présidentielle de 2007 je n’ai eu aucun contact avec lui avant ce 14 février où j’ai claqué la porte du secrétariat national du PS et de l’équipe de campagne. Je pensais arrêter ma « carrière » politique. Puis Nicolas Sarkozy m’a proposé de la poursuivre avec lui et j’ai accepté. C’est suffisamment inédit pour qu’il ne soit utile d’en rajouter…

La prochaine fois, promis, je vous parlerai de choses plus importantes.

A très bientôt,

Eric Besson

Publié dans Dossiers

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