EXCLUSIF A.P.Ré : Compte rendu de mandat avec Alain CHATILLON le 6/05/09

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


Le 6 mai 2009 a eu lieu à  la mairie de CARAMAN le dernier compte rendu de mandat du sénateur Alain CHATILLON devant un parterre d’élus locaux toute tendance confondue.

Loin de la politique politicienne et fidèle à sa promesse de rendre compte auprès des « grands électeurs », cette initiative a été saluée par l’assistance.

L’A.P.Ré, l’une des passerelles de la société civile vers le Politique, soucieux de  rassembler notre famille politique dans son ensemble, s’est rendue en délégation à cette réunion sur l’invitation du Sénateur- Maire de REVEL.

Après le mot d’accueil du Maire de CARAMAN, Alain CHATILLON a évoqué son début de mandat en insistant sur la qualité du travail de la haute chambre et en présentant sa méthode, issue de la société civile, qui consiste à être un homme de terrain et un relais au niveau local.

 

Développant un exposé dense, ce dernier a évoqué plusieurs points :

 

Tout d’abord, l’importance de l’agriculture dans notre région en insistant sur le fait que celle-ci était à la croisée des chemins avec la fin de la PAC fin 2012. Rappelant auprès du Ministre Michel BARNIER l’importance des aides agricoles (40% du budget européen), Alain CHATILLON a mis en garde les pouvoirs publics afin que ces derniers ne soient pas broyés par la réforme de la PAC. Plaidant pour une Europe plus proche du terrain, il a insisté pour que les fonctionnaires français soient plus présents à Bruxelles  tout en rendant compte régulièrement auprès des responsables agricoles et des PME. Loin de rester sur une position immobiliste, le Sénateur a souligné l’importance de prévoir et d’anticiper l’évolution du monde agricole qui doit s’inscrire dans le sillon du développement durable avec une agriculture raisonnée et des agriculteurs mieux organisés. L’importance du rôle joué par le pôle AGRIMIP, présidée par notre hôte, a été réaffirmée en indiquant sa mission de mieux orienter la recherche publique ou privée vers l’agroalimentaire. Pour conclure ce chapitre plusieurs points  tels que le problème des bio carburants, l’insuffisance des revenus des éleveurs, la bio diversité…ont été évoqués.

 

Le second thème abordé par le sénateur a été l’impact de la crise sur notre économie. Rappelant que l’Etat a mis 320 milliards d’euros en garantie pour garantir les actifs des banques, Alain CHATILLON  a mis en évidence le faible niveau de capitalisation de nos groupes bancaires et a plaidé pour un renforcement de l’assurance crédit qui pourrait s’insérer dans une prise de participation lors d’une augmentation de capital de certaines entreprises afin de leur donner les moyens de se développer. Evoquant l’aide au secteur automobile, c’est une enveloppe de 4,3 milliards d’euros que le gouvernement a mis sur la table. Au-delà de cette mesure, Alain CHATILLON a évoqué l’idée d’une « fracture de la consommation » en indiquant que nos comportements ont changé ; la réduction de notre budget alimentaire en est l’illustration pertinente avec une chute de 22% à 14% en 12 ans. Les loisirs, internet, le portable… ont bousculé la donne.

Un temps a également été consacré aux dossiers chauds du moment avec notamment l’entreprise MOLEX ; Alain CHATILLON a eu le courage, au-delà du drame social qu’il convient d’accompagner, de préciser que cette entreprise évoluait sur un marché difficile. SNECMA ne s’y était pas trompé en vendant à MOLEX l’activité connectique qui depuis n’a jamais été renforcé. De plus, un monologue et non un dialogue s’est développé entre syndicats et direction ne facilitant pas une solution de sortie. Alain CHATILLON a plaidé pour la création d’une société d’économie mixte (Etat-Région- Département – Secteur Privé) dont la mission serait la réindustrialisation du bassin d’emploi.

Alain CHATILLON a ensuite développé 2 idées qui lui sont chères avec le rôle que pourrait jouer OSEO dans le développement des entreprises ; ce dernier rachetant les bâtiments des entreprises propriétaires, le fruit de la vente serait réinjecté dans le capital des sociétés pour assurer leur développement. Autre point évoqué par le Sénateur, l’idée d’une TVA sociale taxant les produits importés écartant ainsi la thèse développée par certains sur la nécessité de relancer l’activité économique par la consommation.

Face à la crise, Alain CHATILLON a plaidé pour une Europe a géométrie variable avec la nécessité d’avoir un noyau dur capable de répondre à la guerre économique que subit l’Europe (foie gras, fromage…).

Devant des élus locaux, il était impensable d’échapper au thème lié au projet de  réforme des collectivités et de son financement. Alain CHATILLON a considéré que la suppression de la taxe professionnelle qui représente une source principale de financement pour les collectivités locales  (budget de 29 milliards d’euros) était une grave erreur et sa substitution par la taxe carbone, après discussion avec Jean-Louis BORLOO, ne compenserait pas sa disparition. Il a plaidé ensuite pour un regroupement des collectivités locales par mesure d’économie avec un couple Commune et Communauté urbaine et un couple Région et Département.

Jean-Louis CHAVOILLON a  questionné le sénateur en rappelant que le sénat ne bénéficiant pas d’une image dynamique, la pertinence  d’une réforme du scrutin de la Haute Chambre pouvait se poser. Enfin rappelant qu’Alain CHATILLON venait de la société civile, le président de l’A.P.Ré a demandé à  son hôte, son avis sur la mise en place d’un statut de l’élu pour mieux représenter la société civile. Ce dernier a approuvé l’idée en évoquant la notion de passerelle entre le privé et l’administration. Un échange s’est ensuite installé avec la salle.

La réunion s’est terminée par le verre de l’amitié.

Publié dans Actualités locales

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