Nouveau Centre 31 : Régulation, paradis fiscal mais aussi enfer fiscal…

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

Régulation, paradis fiscal mais aussi enfer fiscal…


Les hommes politiques, de droite comme de gauche, ont tendance à pointer du doigt les « paradis fiscaux » tout en pronant une plus grande régulation. Mais comme d’habitude, il serait souhaitable de balayer devant sa propre porte avant d’aller critiquer le voisin.

Tout d’abord comment définir une régulation ? De manière technique, elle se définit par rapport à un point dit de « consigne ». Ainsi lorsque la valeur surveillée a tendance à dépasser la consigne, le mécanisme de régulation permet d’ajuster la valeur à la baisse, et inversement si la valeur à tendance à la baisse, le mécanisme de régulation permet d’ajuster à la hausse la valeur, pour ramener, dans les deux cas, vers le « point de consigne ».

Ensuite vouloir plus de régulation dans le domaine financier : mais à quel niveau ? Car aujourd’hui en France, près de 55% du PIB passe dans les prélèvements étatiques.

On doit donc s’interroger sur ce point de consigne, c'est-à-dire la hauteur des prélèvements ramenés au Produit Intérieur Brut (PIB). Ce niveau détermine ainsi le choix de société dans lequel nous voulons vivre. Voulons-nous par exemple un point de consigne à 100% comme dans un système communiste ?

Car entre l’illusoire système collectiviste et l’anarchie économique (ce qui fait qu’un Etat ne prélèverait aucun impôt et qu’aucun service public ne pourrait être mis en place : c’est à dire que le point de consigne serait à 0% de prélèvements) qui ne sont que des dénis de démocratie et de la personne humaine, il existe la place pour définir ce que tout à chacun appelle de ces vœux.

Cependant la France est loin d’être un exemple et est ainsi devenue incapable de s’appliquer la moindre règle de régulation. Nous sommes en dérive permanente de nos finances publiques. Aussi, si certains sont en mesure de qualifier un pays de « paradis fiscal », il est nécessaire que les nouvelles règles économiques apportent aussi la notion d’un pays qui serait un « enfer fiscal ». Un point de consigne convergent entre les pays de la planète avec une fenêtre en plus et en moins autour de ce point peut se définir : sans sombrer dans l’orthodoxie, on aurait alors un semblant de vérité des paradis et des enfers fiscaux.

Dans le budget de l’état, la part la plus importante se traduit dans les traitements, pensions et salaires des fonctionnaires. Certes, nombre de fonctionnaires se sentant menacés, parleront de qualité de service public et que celui-ci ne peut pas être rentable…mais ceux-ci oublieront de se rappeller que leurs salaires sont payés sur les prélèvements fiscaux et que derrière ces prélèvements, il y a les travailleurs salariés et non salariés. Si notre Etat était efficace, et donc de qualité, cela se saurait et nous nous poserions pas ce type de question : nous attirerions les investisseurs du monde entier !!!

Car ici rappelons une des définitions admises de la qualité : aptitude d'un produit ou d'un service à satisfaire, au moindre coût et dans les moindres délais les besoins des utilisateurs. Appliquer la qualité, c’est aussi une forme de régulation au bénéfice de tous.

Le Nouveau Centre se doit être le porteur de cette recherche du point d’équilibre nécessaire à un développement harmonieux et équitable de la société pour le profit de tous. Notre pays pourra redevenir un porteur d’espoir, non plus uniquement dans le fondement des droits de l’homme, mais aussi dans la responsabilité qu’ont les hommes à l’égard de l’avenir.

Patrick AUBIN
Délégué à la structuration du territoire
Fédération Nouveau Centre de Haute Garonne

Publié dans Toulouse 2008

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CapituleInfos 23/01/2009 07:30

UMP31 : le péché originel de Christine de Veyrac...http://www.capituleinfos.fr/

CapituleInfos 18/01/2009 19:54

Le résumé des voeux pathétiques de Pierre Cohen aux Toulousains vendredi, salle des illustres :www.capituleinfos.fr

J.D.Delaire 17/01/2009 18:56

Notre ami que je connais bien, est un surdoué, un intellectuel des broussailles, dans sa jeunesse il était giscardien ! Moi j'étais un "intéllectruel" pragmatique et gaulliste !Mais je l'aime bien quand même !

Marielle 17/01/2009 16:03

Fidèle lectrice de ce blog , c'est la première fois que je ne comprends pas une publication ... ni la fonction de "délégué de la stucturation du territoire " quésaco ? et qui est le titulaire ?J'ai déjà eu le sentiment que "le Centre " savait ramasser les miettes à droite et à gauche ( il y en a donc  qui balaient devant leur porte ! ) , mais des mots ainsi juxtaposés ne dégagent , pour moi, aucune perspective ... J'attends les commentaires de ce texte impatiemment , à vos plumes pour une traduction lisible par le plus grand nombre des électeurs de la Haute Garonne .