Victoire écrasante de Barack Obama, premier président noir des USA

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


Le démocrate Barack Obama a remporté mardi une victoire historique et écrasante sur son adversaire républicain John McCain, devenant, à seulement 47 ans, le premier Noir élu président des Etats-Unis.Evénement

"Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons fait aujourd'hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique", a affirmé M. Obama, à l'occasion de son premier discours de président élu, devant une foule oscillant entre joie et émotion, dans l'immense jardin public Grant Park, cerné de gratte-ciels illuminés au bord du lac Michigan à Chicago.

"Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, ce soir est la réponse", a-t-il fait valoir. "C'est votre victoire", a-t-il assuré à ses partisans.

Il a salué son adversaire républicain John McCain qui "a enduré des sacrifices pour l'Amérique que la plupart d'entre nous ne peuvent même pas commencer à imaginer". "Je le félicite" pour sa campagne, a-t-il dit.

M. Obama a également rendu hommage à sa femme Michelle et à ses deux filles, Malia et Sasha, 10 et 7 ans, qui l'accompagnaient à la tribune. Après son discours il a été rejoint par son colistier Joe Biden et sa famille.

Dès l'annonce de la victoire d'Obama, des scènes de liesse ont éclaté dans plusieurs villes américaines. Les quelque 65.000 personnes rassemblées à Grant Park ont laissé éclater leur joie et leur émotion, brandissant des drapeaux américains et des pancartes frappées du slogan "Yes we can" (oui nous le pouvons), du sénateur de l'Illinois.

Le président George W. Bush a appelé celui qui doit lui succéder le 20 janvier pour le féliciter de sa victoire à l'issue d'une "superbe" soirée électorale, a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. Des milliers de personnes se sont massées devant les grilles de la présidence, en scandant "Obama, Obama".

L'adversaire républicain de M. Obama, John McCain a reconnu sa défaite, indiquant à ses partisans, rassemblés à Phoenix (Arizona, sud-ouest) qu'il avait félicité M. Obama. Des sifflets ont accueilli ces paroles.

"Cet échec est le mien pas le vôtre. J'aurais souhaité que le résultat soit différent", a dit le sénateur de l'Arizona, accompagné de sa femme Cindy et de sa colistière Sarah Palin.

"Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement", a ajouté le sénateur âgé de 72 ans qui a failli devenir le président le plus âgé à faire son entrée à la Maison Blanche. Mais son expérience, dont il a joué face à son rival Barack Obama, de 25 ans son cadet, n'a pas suffi à convaincre.

"C'est une élection historique", a-t-il poursuivi. "Je reconnais la signification particulière qu'elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir".

Le président élu va hériter d'une situation économique extrêmement difficile. Les Etats-Unis, et le monde dans leur sillage, traversent la plus grave crise financière depuis celle de 1929. Le pays est engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan. M. Obama a promis de baisser les impôts pour 95% des salariés, d'engager une politique de grands travaux et de garantir une couverture santé pour tous.

Sur le plan international, il a promis de retirer les soldats américains d'Irak "de façon responsable" dans un délai de 16 mois et de concentrer les efforts à la lutte contre Al-Qaïda et les talibans.

Sa tâche pourrait être cependant facilitée par un Congrès qui demeure à majorité démocrate.

Les Américains étaient aussi appelés à renouveler un tiers du Sénat et la totalité de la Chambre des représentants et, selon des résultats partiels, les démocrates avaient ravi cinq sièges aux républicains au Sénat américain ce qui leur permettrait d'avoir 56 sièges sur 100. Les démocrates ont également conforté leur majorité à la Chambre des représentants.

Les Américains se sont massivement mobilisés pour choisir le successeur de l'impopulaire George W. Bush. Le taux de participation a atteint un niveau sans précédent" dans plusieurs Etats clés. Certains experts estimaient qu'entre 130 et 135 millions d'électeurs pourraient avoir voté, contre 120 millions en 2004. Aucun incident majeur n'a été signalé au cours de cette élection.

Aussitôt après l'annonce de la victoire de M. Obama, les marchés d'Asie-Pacifique s'affichaient en forte hausse, portés par un sentiment d'optimisme. Les contrats à terme sur les indices boursiers de la Bourse de New York, censés préfigurer leur évolution future, ont bondi après l'annonce des résultats.

A Paris, l'Elysée a fait savoir que Nicolas Sarkozy avait félicité Barack Obama pour sa "victoire brillante", dans une lettre au président élu des Etats-Unis.

source : Yahoo ! Actualités

Publié dans Dossiers

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Geoffrey L 09/11/2008 18:32

J'ATTENDS DE VOIR CE QUE VA FAIRE O'BAMA, IL A DU PAIN SUR LA PLANCHE.

J.D.Delaire 06/11/2008 21:37

"Dobro pojalovat" mister Obama !
Bienvenue (Dobro Pojalovat, en russe) dans le monde réel, monsieur le président Obama ! Dans un message adressé au Parlement de son pays, son homologue russe, Dimitri Medvedev a décliné aujourd'hui les "mesures de retorsion" que Moscou compte mettre en oeuvre si les Etats-Unis poursuivent l'élargissement de l'Otan et déployent leur bouclier antimissile en Europe de l'Est.

"Le conflit dans le Caucase a servi de prétexte pour introduire en mer Noire des navires de guerre de l'OTAN et imposer à l'Europe des systèmes de défense antimissile. Cela ne manquera pas d'entraîner des mesures de rétorsion russes", a affirmé le chef d'Etat russe.

Il a annoncé sa décision de maintenir en état d'alerte et de suspendre le démantèlement de la division de missiles stratégiques stationnée à Kozelsk, au sud-ouest de Moscou, dotée de missiles RS-18 (SS-19, selon l'Otan) d'une portée de 10.000 km. Il s'est dit prêt "en cas de nécessité (...) pour neutraliser le bouclier antimissile", de déployer dans l'enclave russe de Kaliningrad des missiles de théâtre Iskander (SS-26) d'une portée de 300 kilomètres (photo). La Russie devrait également déployer à Kaliningrad des moyens de lutte électronique pour contrecarrer le bouclier antimissile.

Pinocchio 05/11/2008 22:33

Saluons également le fairplay de McCain, qui donne au passage une leçon de démocratie à certains de nos personnages politiques:
http://toulousoscopie.over-blog.com/article-24458260.html

J.D.Delaire 05/11/2008 17:09

Medvedev fustige les Etats-Unis et annonce le déploiement de missiles


© 2008 AFP (Alexander Nemenov)Dimitry Medvedev le 5 novembre 2008 au KremlinLe président russe, Dmitri Medvedev, a accusé mercredi les Etats-Unis d'être à l'origine de la crise financière internationale et la guerre en Géorgie, et annoncé le déploiement de missiles à Kaliningrad en réponse au bouclier américain.
Au cours de son premier discours annuel à la nation, M. Medvedev a également exprimé l'espoir que la "nouvelle administration américaine" opterait pour de "bonnes relations" avec la Russie, sans citer une seule fois le nom du démocrate Barack Obama, élu mardi 44e président des Etats-Unis.
Intervenant devant les parlementaires, représentants des corps constitués et un parterre de personnalités russes réunis au Kremlin, le président russe a promis de répliquer au déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain en Europe de l'est.
"Pour neutraliser en cas de nécessité le système de défense antimissile, on va déployer dans la région de Kaliningrad le complexe de missiles Iskander", a-t-il déclaré. "Depuis la même région, on va brouiller les nouveaux éléments du système de défense antimissile que les Etats-Unis ont l'intention de déployer" en Pologne et en république Tchèque, a-t-il poursuivi.
© 2008 AFP (Alexander Nemenov)Vue générale de l'assistance pendant le discours de Medvedev le 5 novembre 2008 au KremlinM. Medvedev s'en est aussi pris à Washington à propos de la crise financière internationale, dénonçant les "erreurs" à l'origine de cette crise "qui est loin d'être finie". "En gonflant la bulle financière pour stimuler leur croissance, les Etats-Unis ne se sont pas donné la peine de coordonner leurs efforts avec d'autres participants des marchés et ont ignoré tout sens élémentaire de la mesure", a déclaré M. Medvedev.
Revenant sur la guerre russo-géorgienne dans le Caucase, M. Medvedev a affirmé que la "tragédie de Tskhinvali", capitale de la république séparatiste d'Ossétie du Sud, était "une conséquence de la politique présomptueuse de l'administration américaine".
"Le conflit dans le Caucase a été utilisé comme prétexte pour introduire dans la mer Noire des bateaux de guerre de l'Otan et pour imposer plus vite encore à l'Europe le système de défense antimissile américain ce qui va provoquer des mesures de rétorsion de la Russie", a-t-il ajouté.
© 2008 AFP (Dmitry Astakhov)Dimitry Medvedev le 5 novembre 2008 au KremlinLa tentative de Tbilissi, allié des Etats-Unis, de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud dans la nuit du 7 à 8 août a provoqué une intervention russe en Géorgie et une guerre de cinq jours. "Nous ne reculerons pas dans le Caucase", a prévenu le président russe.
Evoquant la politique intérieure, M. Medvedev a proposé d'allonger à six ans la durée du mandat présidentiel en Russie contre quatre actuellement et celui des députés de la Douma, chambre
CADEAU de la Russie au future président Obama, en souvenir de Bush : Un début de guerre froide, et pour montrer le peu de considération, il ne prononce même pas son nom !

J.D.Delaire 05/11/2008 10:15

Quand on se sera débarassé de ces préjugés, on aura fait un grand pas. Ne plus considérer l'autre par son ethnie, sa couleur, sa philosophie, mais simplement pour ce qu'il est en tant qu'homme.
Si je salue ce vote démocrate et l'élection de Bamack Obama, il ne faut surtout pas croire que l'Amérique ce matin fait une vrai rupture, et que le monde va changer d'un seul coup de baguette magique !

La tache qui attend le nouveau président américain est immense, et il a 2 ans seulement pour agir, avant les élections législatives !

La crise économique mondiale est là, il devra d'abord redresser l'économie américaine tout en respectant une partie sociale de ses promesses de campagne, il a deux guerres à terminer (Irak et Afghanistan) pour s'en sortir sans défaite, et la paix au moyen-orient à faire, sans compter l'Iran, le Pakistan qui sombre dans l'Islamisme et la Corée du Nord, les problèmes économiques générés par la crise pétrolière, la Chine et l'Inde, la Russie et l'Europe... etc... !

Bon courage monsieur le président !