Panama et l'élection présidentielle de 2009

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


Actuellement en vacances au Panama, je vis la campagne présidentielle avec un grand interêt. Même si le pays est l'un des plus corrompu du monde, il y a un état d'esprit que je n'ai pas connu en France. Les meeting sont un mélange de show à l'américaine et de fête de village.
Des camions arborant les couleurs des candidats mettent à fond les musiques latines écrites pour chacun d'eux. Les petites filles dansent sur ces rythmes et les parents de differentes convictions discutent sans probleme. De nombreuses maisons et voitures ont les photos ou les symboles du candidat soutenu par la famille. Et tout ceci dans le pur respect de chacun. (J'imagine ma voiture ou mon appartement aux couleurs de Sarkozy, je les retrouveraient sacagé le lendemain en France pays de la Liberté...).
Une chose interressante à Panama : Pour ne pas pouvoir se servir de l'appareil publique, le Président de la République ne peut pas se présenter 2 fois de suite. Idem, le premier ministre ou un ministre faisant état de candidature, doit démissioner de sa fonction. Le Président est élu pour 5 ans.

L'élection présidentielle au Panama se déroulera le 3 mai 2009. Pour succéder à Martín Torrijos (P.R.D. Parti révolutionnaire démocratique) ils sont nombreux. Le P.R.D. est en pleine primaire pour partager 3 pré-candidats : Balbina Herrera, ex-ministre du Logement, le  maire de Panama, Juan Carlos Navarro, et Laurentino “Nito” Cortizo. Le choix devrait se faire entre les deux premiers. Le candidat qui sera choisi par le parti au pouvoir affrontera le champion de l'opposition, l'homme d'affaires Ricardo Martinelli, qui dirige le Parti du changement démocratique et Jose Luis Varela  (Panamenista : le second parti du Pays).



Il est assez difficile de placer sur un échiquier politique chacun de ces candidats. Le P.R.D. est plutot un parti de centre gauche pourtant lorsque l'on regarde le pays, il y a tout du libéralisme.
 Un salaire minimum au environ de 200 USD par mois. La Police fait le minimum pour 400 USD par mois. Pour se sortir d'une mauvaise affaire un petit billet et ils ne vous embetent plus. Chacun vend ce qu'il veut dans la rue sans controle. Une securité sociale trés faible. Pas de contrat de travail fixe. A chaque élection les salariés du publique (banque, poste...) peuvent etre remplacés dans leur integralité du jour au lendemain selon le parti qui gagne. Les prix sont établit selon la tete du client... Martín Torrijos, le Président actuel a refusé toutes les propositions d'Hugo Chavez concernant une aide pétroliére du Venezuela contre un passage facilité au niveau du Canal de Panama.

Le pays regroupe plusieurs peuples indiens et de nombreux americains qui viennent chercher des terres peu cheres. Les francais viennent de plus en plus s'y installer également car le dollars américain qui est la monnaie du pays avec la Balboa permet d'y faire de jolis placements.

Fred GUYONNET

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