Qui est Hugo Chavez, le président du Venezuela ?

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


Hugo Rafael Chávez Frías, est né le 28 juillet 1954 à Sabaneta (Venezuela).
Fils de deux enseignants, Hugo Chavez étudit les Sciences et Arts Militaires. Il commencera par suite des études de sciences politiques qu’il ne terminera pas. Marié deux fois et aujourd’hui séparé, il a quatre enfants. Il commencera sa carrière dans les forces armées vénézuéliennes et prendra le grade de Lieutenant-Colonel.

Au sein de l’armée il va créer le Movimiento Bolivariano Revolucionario 200 d’inspiration socialiste.

En 1992, Hugo Chavez tente un coup d’état contre le président Carlos Andres Perez élu démocratiquement. Il va échouer et être emprisonné durant prés de 2 années. Ses amis tenteront une seconde fois un coup d’état fin 1992. En 1994, le sociologue Rafael Caldera accède pour la seconde fois au pouvoir et fait un geste en faveur de Chavez en le libérant. Chavez cherche des appuis et va se rapprocher de l’antisioniste et négationniste Norbeto Ceresole. Il le soutiendra tout au long de son accession au pouvoir en 1999, date à laquelle Chavez remporte l’élection présidentielle.

Il est important ici de noter les deux tentatives de coups d’état de Chavez et de son groupe puis les liens étroits qu’il a établit avec des personnes comme Ceresole souvent taxé à juste titre de néo-nazi. En 2006, Chavez reconnaitra cette amitié, évoquant « un grand ami » et « un intellectuel respectable ». Souvenez vous il y a peu, au sommet Ibero-Americain. Chavez lance un « ustedes saben que es Jose Maria Aznar, este señor es un fascista » (trad : savez-vous qui est José Maria Aznar ? ce monsieur est un fasciste). Nous croyons rêver lorsque l’on connaît l’histoire de Chavez. Il est persuadé que José Maria Aznar a soutenu un coup d’état contre lui en 2002. C’est assez risible lorsque l’on sait que Chavez a voulu prendre le pouvoir comme cela. Le Roi Juan Carlos lui jetera en pleine figure « Porque no te callas » (trad. Pourquoi ne la ferme tu pas ?).



Le 30 juillet 2006, Hugo Chávez, a déclaré que les opérations de l’armée israélienne au Liban étaient comparables aux « actes d'Hitler » et a évoqué un « fascisme israélien » à cette occasion.
Le 3 août 2006, Hugo Chávez annonce qu'il rompt ses relations diplomatiques avec Israel qu'il accuse de « génocide » envers les palestiniens. Hugo Chavez a toujours soutenu les FARC que se soit en diplomatie, par des armes ou par des transferts de fonds.
En mars 2008, suite à la forte tension diplomatique provoquée par la liquidation par la Colombie du numéro deux des FARC, Paul Reyes, Chávez, a lancé publiquement : « La Colombie est devenue l'Israël de l'Amérique latine ». Des propos qui sont insoutenables.

Hugo Chavez n’en est pas à ses premiers faits. Il décide de faire défiler les militaires le 4 février pour feter sa première tentative de coup d’état. Il fait appeler le Venezuela : La république bolivarienne du Venezuela. Il passe le mandat du Président de la république de 5 à 6 ans. Chavez affirmera a plusieurs reprises que les chefs de l’opposition sont pires qu’Hitler. Il y aura pourtant de fortes soupçons de fraudes lors des élections suivantes qui confirmeront Chavez au pouvoir. Il décidera d’ailleurs de supprimer le fait qu’un Président ne peut se représenter que 2 fois. Il peut désormais se présenter à chaque élections, à vie.

Le 24 octobre 2007, le socialisme est inscrit dans la constitution du Venezuela : pour de nombreux opposants, il s'agit d'une remise en cause du pluralisme politique Chávez a menacé les membres des Forces armées en disant que ceux qui n'approuvaient pas la politique du Président n'y avaient pas leur place. Aujourd’hui tout le parlement vénézuélien appartient au MVR (Parti chaviste) puisque l'opposition a boycotté les dernières législatives.


En 2007, la commission nationale des télécommunications refusa de renouveler la licence de la chaine de télévision RCTV non favorable au président. La concession hertzienne ainsi libérée a été attribuée à la nouvelle télévision publique Teves. Plusieurs milliers d'étudiants ont manifesté contre cette décision. Le maire de Caracas a considéré que « Le gouvernement ferme les chaînes critiques car il ne veut pas qu'on voie ces manifestations. ». Pour contrer les opposants, Chávez a demandé à ses partisans de former des « conseils étudiants », qui pourraient recevoir 600 millions de dollars de l'État.

Plus tard, le ministre de la communication vénézuélien Willian Lara a accusé Globovision, une autre chaine privée, de diffuser des images subliminales appelant à l'assassinat du président Chavez. Le président de Globovision a dénoncé ces allégations comme « ridicules ». Parlant de « fascisme » à propos de Globovision, Chávez a ordonné à la chaine de « se calmer, autrement c'est moi qui vais leur infliger le calmant ». Une fois par semaine, toutes les chaînes de télévision et stations de radio publique interrompent leur programmation et transmettent intégralement et en direct les discours d'Hugo Chávez.

Entre 1999 et 2006, les médias ont dû relayer ces discours à 1 339 reprises.

En 2005, dans le cadre de la doctrine de « Défense intégrale de la nation », Chávez a annoncé la création d'une grande « réserve militaire » pouvant atteindre 1,5 million de personnes soit 6% de la population du pays.
Tous les citoyens, les fonctionnaires ainsi que les étrangers présents au Venezuela sont désormais obligés, par les articles 16 et 24 de la loi de mai 2008, à coopérer avec les services de renseignements et avec les milices favorables au président Chavez. Le 20 septembre 2006, lors d'un discours à l'assemblée générale de l’ ONU, il qualifie le président américain de « menteur » de « tyran » et de « diable ».

Le 13 septembre 2006, il exprime publiquement ses doutes portant sur la version du gouvernement américain des attentats du 11 septembre en s'interrogent sur un possible dynamitage des tours jumelles et l'usage d'un missile pour frapper le Pentagone : « Un avion serait tombé sur le Pentagone. Mensonge ! À moins que ce soit un avion invisible ! » Au nom de l’anti-impérialisme, Chávez désire une disparition pure et simple du Fond Monétaire International, qu'il qualifie de « Dracula ».

Le président Hugo Chavez a annoncé en juin 2006 qu'il se rendrait en Iran et en Corée du Nord qui revendique la possession de l'arme nucléaire, pour « renforcer ses alliances stratégiques ».

Le Journal « Le Monde » dénonce la corruption du régime en particulier grâce aux pétrodollars. Selon le journal français, Hugo Chávez aurait multiplié les structures destinées à « siphonner » les ressources de la Compagnie pétrolière nationale du Venezuela ainsi que les réserves de la Banque centrale. La branche locale de Transparency International avance également que le Venezuela se trouvait parmi les pays les plus corrompus d'Amérique latine, au même titre que le Paraguay, le Nicaragua ou le Panama et que, désormais, le baromètre de la corruption de cette organisation le situe au sommet du classement régional, juste après Haïti. Les réserves de la Banque centrale ont été arbitrairement plafonnées à 30 milliards de dollars, l'excédent de 7 à 10 milliards de dollars étant mis à la disposition du Président de la République.

José Bové, Olivier Besancenot, ou encore Jean-Luc Melenchon soutiennent Hugo Chavez.

Frédéric GUYONNET

Publié dans Dossiers

Commenter cet article

gim 11/09/2009 18:39

BOnjour,Tout ce qui est ecrit est malheurement pur les venezueliens qui ont a subir e regisme  Chaviste. Et s'il vous plait, me faites pas le coup d'y mettre le pieds, j'y ai vecu un an.Mais ce qui me bouleverse le plus et le film de Oliver Stone....Bref..

Tony Fuster 04/08/2009 08:40

Bonjour, Je viens de trouver une nouvelle information dans Ouest France d' hier :Hugo Chavez a retiré leur concession à 34 radios et télévisions et averti 200 autres stations et émissions étaient menacées. Le pouvoir accuse ces stations de ne pas s'être conformées à la nouvelle réglementation en vigueur...

Fred 02/08/2009 21:27

Ce dernier commentaire me fait extremement plaisir. Je vois tout à fait quel type de persponnage vous êtes et bien là vous vous trompez...1er) je connais très très bien l'amerique latine et notamment le Venezuela.2eme) j'y ai effectivement mis les pieds3eme) à l'époque de cet article, j'ai écris ces lignes en collaboration avec des locaux du Venezuela. Ils m'ont donné des infos que je n'avais pas, ils ont relu l'article et me l'ont validé...Vous pouvez les contacter si vous n'êtes pas d'accord, la pluspart font parti des Amis de l'A.P.Ré. sur Facebook et vive sous la dictature de Chavez et ils en ONT MARRE.Ca me met vraiment très en colére que vous puissiez defendre un tel personnage.

sieramo 02/08/2009 20:08

encore des infos incompletes ....une interprétation completement subjective et fausse. on vois bien que vous avez  jamais mis les peids làba monsieur avec tout le réspect,  vous faites de la manipulation ...verifiés tes sources

Fred 15/08/2008 16:42

Et non mon pauvre, tout est vrai. Ces infos arrivent directement d'amis venezueliens recoupees par des archives francaises... Documentez vous avant de dire que tout est faux...