Le billet d'Eric Besson

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

 

eric-besson-1.jpg J’ai beau la connaître, je suis toujours surpris par les mœurs de la tribu socialiste.
Prenez les députés socialistes. Lorsque je les croise individuellement, ils sont pour la plupart cordiaux, parfois même chaleureux. Nos échanges sont pacifiés, souvent complices.
Mettez les mêmes en groupe, sur les travées de l’Assemblée. La tribu éructe, invective, insulte.
Leur chef ne déroge pas à la règle. A Charléty, je retrouve François Hollande pour un match de football caritatif. Notre poignée de main est polie, sans plus. Sur le terrain, il se fait plus chaleureux : «  tu as l’air très en forme dis donc » me glisse -t-’il .
Trois jours après, à l’Assemblée nationale, le voici beuglant « et la fracture morale ? » lorsque j’évoque la nécessité de lutter contre la fracture numérique.
Il est des concepts qu’il faut manier avec tact et mesure. Hollande en professeur de morale, c’est un peu comme si je m’érigeais entraîneur d’une équipe de majorettes.


Libéral ET socialiste ?

Bertrand Delanoë a ouvert un débat passionnant et il faut lui reconnaître l’audace d’avoir brisé un tabou il est vrai bien lézardé.
Mais son argumentaire est surprenant.
Rejettant le « social-libéralisme » au nom d’un libéralisme socialiste dont je peine à distinguer les contours. Et peut-on si aisément distinguer un libéralisme d’idées, de mœurs, de « société » par hypothèse vertueux, d’un libéralisme économique diabolisé ?
Bertrand Delanoë a emprunté un chemin risqué pour lui, potentiellement utile pour la gauche et pour le réformisme. Sa thèse mérite un débat approfondi, à peine esquissé ici. J’y reviendrai.

Eric Besson

Publié dans Actualités nationales

Commenter cet article