GRATUIT

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

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Si ce mot devenait un mot interdit par l'éthique nécessaire (et souhaitable) de chaque homme ou femme politique.
En effet, nous ne cessons d'entrendre des politiciens, des candidats parler de gratuité alors que tout le monde sait ou devrait savoir que la gratuité n'existe pas. Il y a toujours quelqu'un, un organisme, des contribuables etc. qui payent.
Ce qui me fait réagir c'est que Roseline Bachelot vient d'annoncer, à grand renfort de publicité qu'un consulation médicale "gratuite" serait offerte au 16/25 ans. Hormis le fait que les médecins devraient travailler pour rien (et là ce serait gratuit) cette consultation ne sera pas gratuite, elle sera payée par ...... et c'est ce blanc que les hommes ou femmes politiques doivent boucher.
Les Français ne sont pas des idiots et sont capable d'entendre qui va payer à la place de l'usager. cette information il faut l'exiger, il faut vraiment qu'elle deviennen la base de toute commuinication politique (de droite comme de gauche) quand il est question de gratuité.
Nous voyons en ce moment de campagnes électorales municipales fleurire les promesses de gratuité de tous ordres. A Toulouse les socialistes veulent faire des transports en commun gratuits, il est important de leur demander qui paye cette gratuité, c'est un exemple parmis tant d'autres.
Par contre on voit des candidats proposer systématiquement, en regard de dispositions de gratuité ou d'aides mettre en face les moyens de financer. Il est singulier que cette habitude ne devienne pas systématique et que les Français dans leur ensemble ne la réclame pas. Souvenez vous des propositions catastrophiques pour la France, financées par personnes et que nous payons cher aujourd'hui. La CMU, les 35 Heures, et bien d'autres.
Alors je propose à tous mes lecteurs de transmettre cette exigeance des citoyens : "GRATUIT N'EXISTE PAS DITES NOUS QUI PAYE"

Source : Patrick Crasnier
www.jazzpote.net

Publié dans Toulouse 2008

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Xav. 02/03/2008 17:34

Je ne me sens pas obligé de soutenir mon candidat.

Je soutiens Jean Luc Moudenc parce que je suis d'accord avec lui.

Et je le soutiens d'autant plus que je ne crois pas aux projets des autres candidats en terme de transports, la gratuité, le tramway circulaire etc etc

C'est aussi simple que ça.

Collectif PDU 02/03/2008 12:23

Xavier, tu ne peux pas dire que le métro est couteux et considérer que la solution est le métro !
Le prolongement du métro jusqu'à Labège, c'est plus de 350 M€ pour 4 km.
Dans un document en octobre, Tisseo estimait qu'un km coutait pour le métro 80 M€ (plus pour Labège à cause du Palays), pour le tramway 20 M€ et pour un bus en site propre 5 M€.

Je regrette, Xavier, que toi comme d'autres, y compris dans l'autre camp, vous vous sentiez obligés de défendre bec et ongles les propositions de vos candidats.
C'est dommage car l'on sent que vous êtes ouverts et réceptifs à certains arguments.
On a le droit de défendre un candidat dans la nuance.

Quelques points de réflexions par rapport à tes remarques.

Ce coût global restera intuitif tant que l'on ne l'étudiera pas.
Ce ne sera pas facile, mais il faut le faire.

Notre projet comporte la même ligne de tram que Moudenc et des projets de lignes de bus banlieue - banlieue comme cohen.
Mais ce n'est pas telle ou telle mesure qui apportera une réponse aux problèmes, seule une politique globale peut permettre de proposer de vraies alternatives à la voiture.
Notre agglomération n'a pas le choix car elle va être de plus en plus asphyxiée par les voitures.

D'accord pour dire que une ligne seule, qui plus est si en plus elle est concurrencée par la voiture, ne sera pas attractive.
Il y a l'exemple sur la RN 113 où le bus en site propre n'est pas super attractif pour l'instant : détour de Castanet (à cause du maire) qui fait perdre du temps, fréquences insuffisantes, plages horaires trop réduites, correspondances bus pas réfléchies (vers Labège notamment), etc. Du coup les gens vont en voiture jusqu'à l'arrêt du métro ou leur boulot.
C'est un ensemble de choses, qui peuvent apparaître minimes qui font la différence entre un mode attractif ou pas.

On ira pas bien loin tant que l'on ne se donnera pas les moyens, que l'on considerera que les transports en commun, c'est :
- seulement gérer des flux,
- pour 10 % de la population et notamment ce qui n'ont pas le choix,
- pour désengorger un peu certaines zones.

Xav. 01/03/2008 19:46

c'est une remarque très juste,

il faut en effet prendre en compte les 'externalités' diverses de l'usage de l'automobile ou de la construction de nouveaux transports en commun.

Mais pour que cela soit juste il faut pouvoir bien évaluer tous les coûts futurs ce qui est très difficile car cela pose à la fois des problèmes de quantification et de projection.

Du coup on s'en tient souvent à des raisonnements intuitifs faute de mieux.

C'est justement un raisonnement intuitif qui m'amène à rejeter les propositions de Mr Cohen en terme de transports et notamment le projet de tramway circulaire que je considère comme une aberration.

D'une part un tel projet sera très couteux, d'autre part il ne satisfera que très peu d'usagers car la densité étant plus faible en périphérie, il parait compliqué de satisfaire les usagers avec uniquement un tram, et si les usagers prennent leur véhicule pour se rendre au tram, ils le prendront pour se rendre directement au point de destination et le tram ne leur servira pas ...

Comme je l'ai dit, un tramway Matabiau-Aéroport et un prolongement des lignes de métro à Labège, l'union et Tournefeuille me paraissent, entre autres, des projets bien plus efficaces.

Collectif PDU 01/03/2008 19:12

Le débat a tendance à se focaliser sur la question de la gratuité des transports en commun (proposition de SIMON, pas reprise telle qu'elle par COHEN).
Au Collectif PDU, nous pensons qu'il faut d'avantage parler de coût global pour les déplacements car ceux-ci ont une dimension fiancière certes, mais aussi économique, sociale et environnementale.

Ce coût global est supporté par les individus, les collectivités locales, l'Etat, les entreprises et notre Planète.
La gratuité dans les transports en commun a un coût. Développer ceux-ci a un coût. Un jeune qui a eu un accident parce qu'il a dû prendre la voiture pour sortir, cela a un coût. Un chômeur qui ne peut accepter un travail car il n'a pas de moyen de locomotion, cela un coût. La pollution, cela un coût.
Il faut faire des choix en pesant tous les éléments.

patrick CRASNIER 01/03/2008 09:53

Merci Fred de faire de la promotion pour mon blog, mais tu as récupéré un fichier avant que je ne corrige les fautes de frappe, donc le même article sur mon blog avec les fautes de frappe corrigées.