Toulouse ville la mieux gérée de France et la moins endettée

Publié le par A.P.ré. (Xavier Spanghero)

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Toulouse, une fois encore, figure en tête du palmarès du magazine Capital des villes les moins endettées et les mieux gérées de France.
Notre ville est familière de ce type de récompense, car elle a été la pionnière, dès le début des années 90, des villes désendettées. Une attitude qui a fait des émules, de nombreuses villes nous ayant suivi dans cette démarche responsable.
Pour certains, avoir des finances saines n’est rien d’autre qu’une coquetterie budgétaire. Lourde erreur, et les Toulousains peuvent en témoigner. Celà fait plus de 15 ans que leurss impôts locaux n’augmentent pas plus vite que l’inflation. Voilà du concret pour le pouvoir d’achat des Toulousains ! Une situation que bien des contribuables nous envient.
Je vois sortir à la faveur de la campagne de curieuses promesses à forte tonalité démagogique. La gratuité des transports notamment. Voilà la fausse bonne idée par excellence qui plombera le pouvoir d’achat, car la gratuité est un leurre, elle n’existe pas. Ce que les usagers ne paient pas, ce sont les contribuables toulousains qui le paieront, et chèrement. Inefficace, cette mesure est aussi inéquitable pour les nombreux contribuables aux revenus modestes qui s’acquittent de leur taxe d’habitation et qui devront supporter une augmentation salée.
Pour ma part, je privilégie l’équité et je préfère travailler à une politique tarifaire dégressive avec laquelle chacun paye selon ses moyens.
La gratuité est une illusion, source d’inégalités qui handicapera lourdement les investissements nécessaires pour développer de nouveaux transports en commun.
Je préfère faire le choix de l’avenir en continuant d’investir massivement sur les grands projets structurants qui améliorent le quotidien des Toulousains.
C’est parce que notre gestion de l’argent public a été exemplaire que nous avons aujourd’hui les moyens pour continuer d’avoir une ambition économique, sociale et écologique encore plus forte pour Toulouse.

Jean-Luc Moudenc

source : http://www.moudenc2008.fr/

Commentaire :

Après le magazine L'équipe qui a classé Toulouse première ville sportive de France pour la qualité de ses installations sportives, l'accès au sport et les résultats de ses clubs, c'est au tour du magazine Capital de placer Toulouse en tête des villes les mieux gérées de France.
Les résultats des spécialistes objectifs apapraissent en totale contradiction avec le bilan que fait l'opposition de l'action municipale.
L'Apré ne peut que souligner la qualité du bilan de l'équipe sortante, reflet des efforts quotidiens de l'ensemble de l'équipe municipale ainsi que le bon positionnement de la ville de Montauban (82) dans le classement.

Publié dans Toulouse 2008

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Courrier Sud Toulouse 22/02/2008 01:09

comment faites-vous pour la mise en forme des posts ?

tout ce que j'avais mis en relief pour plus de clarté a sauté.

Courrier Sud Toulouse 22/02/2008 01:06

Bonsoir à tous, et notamment à Mata Hari,

Votre site de l'Apre est très "vivant".

Je reviens sur le post de Mata Hari qui semble poser quelques interrogations.

Comment peut-on investir sans dette ? En évitant qu'une partie de ton budget ne passe pas au "service de la dette", c'est-à-dire que sur 100 € de recette, tu ne te retrouves pas liée à condamner 10 ou 20 ou 30 € à rembourser la dette sur les années qui suivent l'emprunt. Une partie va aux dépenses d'investissement (fonctionnaires territoriaux, services, etc) et l'autre aux dépenses.
Après, dans un environnement où l'inflation ou

En parlant de statistique et de crédibilité de la presse, je vous mobilise ici des statistiques du journal Les Echos. J'y suis abonné, car j'étudie les questions macro-économiques.
Supplément d'aujourd'hui jeudi 21 février 2008 : "Audit des villes". Page 10 : sur les investissements :

investissement TOTAL par hab (commune + intercommunalité) :
- Paris : 2 275 = 2 275 + NC
- Lyon : 2 461 = 1 089 + 1 372
- Marseille : 2 235 = 1 092 + 1 143
- Lille : 2 406 = 1 099 + 1 306
- Toulouse : 3 041 = 2 499 + 542
- Nice : 2 843 = 1 845 + 999
- Bordeaux : 3 920 = 1 377 + 2 543
- Nantes : 2 712 = 999 + 1 712
- Strasbourg : 2 907 = 1 249 + 1 658
- Toulon : 1 638 = 1 164 + 473
- Rennes : 3 316 = 1 928 + 1 388
- Rouen : 2 100 = 1 378 + 722
- Grenoble : 2 539 = 1 835 + 705
- Montpellier : 4 405 = 1 696 + 2 710
- Metz : 1 659 = 1 346 + 313
- Nancy : 2 470 = 700 + 1 770
- Clermont-Fd : 2 256 = 1 686 + 570
- Tours : 2 047 = 1 088 + 959

Qu'est-ce qu'il en ressort ?

1- un niveau d'investissement TOTAL à Toulouse qui reste élevé parmi les autres villes, Montpellier bénéficiant de la hausse de la pression fiscale de l'intercommunalité dirigée par Georges Frêche (cas que je connais très bien), et Bordeaux de la politique de remise à niveau (urbanisme, transports) de la ville après les dernières années de chabanisme qui en ont fait une "belle endormie".

2- si la communauté d'agglomération investit peu, sa fiscalité étant très très faible (voir la feuille d'impôt : l'intercommunalité ponctionne des poussières), c'est la ville de Toulouse qui investit énormément pour une commune à tel point que la Ville de Toulouse investit davantage qu'une commune et une intercommunalité.

Mon avis personnel ?

Mon avis est seulement méthodologique. Je n'ai pas de jugement à faire sur cette politique pour ne pas rentrer dans les critiques politiciennes.
On peut effectivement investir en ayant des finances saines. Et c'est plutôt logique en finances publiques. D'ailleurs, c'est en vertu de ce principe que de nombreuses villes ont entrepris l'endettement zéro.
Dans un contexte de désistement de l'Etat et de renforcement du poids et de l'autonomie des collectivités territoriales, la question budgétaire est d'autant plus importante que les agences de notations financière ne se chargent plus d'évaluer les entreprises, mais aussi les collectivités territoriales. J'ai le souvenir d'un article des Echos très instructif sur les classements en Europe (l'échelle de compétition se fait plus vaste).
Si je devais éventuellement plaider en faveur de cette politique, ce serait non pas pour critiquer un l'autosatisfecit de Moudenc ou tomber dans l'excès inverse de la facilité communicationnelle, ce serait surtout parce que maintenant, Toulouse, Lyon, Marseille sont comparées à Barcelone, Turin, Amsterdam, Bâle ou Nüremberg par les instituts internationaux de notation pour lesquels les frontières ne comptent pas.

Voilà Mata Hari, j'espère avoir répondu à ta question (je ne sais pas si ça en était une).

Et bon débat entre vous tous.

PS : j'ai eu l'occasion de lire certains d'entre vous ici et là, et je trouve notamment que les avis de "lum" ouvrent des débats intéressants.

lum 09/02/2008 11:16

Ce qui est malhonnête, c'est de compter les investissements consolidés d'un côté (avec tisséo et l'agglo) , mais pas la dette consolidé. Autre précision, Xav, tu dois le savoir, l'endettement pour couvrir le fonctionnement n'est pas possible dans les collectivités locales, donc cela n'est pas une preuve de bonne gestion.Jugeons aux résultats. Oui Toulouse a été gérée avec prudence. Il y a eu des investissements, mais finallement limité, peu de grands projets et de vision à long terme.Cette obcession de la dette 0 (même si tu n'emploies pas le terme) est en effet une spoliation du contribuable : c'est lui qui paye, pour les équipements utilisés demain.Alors même que les taux d'intérêts étant très bas ces dernières années, parfois inférieur à l'inflation, il était financièrement plus avantageu d'emprunter.

Xav. 08/02/2008 11:02

il suffit juste d'avoir les réserves nécessaires. Ca s'appelle de l'auto financement. Tu es sure d'avoir ne serait ce qu'une vague connaissance des principes d'économie ?

Mata Hari 08/02/2008 10:39

Cher IEP31, je suis toute ouïe: expliquer moi comment on investit tout en restant scotché à ce principe de dette 0. Puisque vous n'etes pas "n'importe qui", vous allez pouvoir j'en suis certaine, apporter la lumière à une pauvrette comme moi...