Grand contournement routier de Toulouse : des éléments de réponse !

Publié le par A.P.ré. (Xavier Spanghero)

Désiré depuis longtemps par la municipalité, rejeté par les autres candidats majeurs à l'élection municipale, le projet de grand contournement routier de Toulouse déchaine les passions.

Quelle serait l'utilité d'un tel projet ?

L'intérêt principal du grand contournement routier est de limiter le traffic sur le périphérique Toulousain, il permettrait aux automobilistes de se rendre de Montpellier à Bordeaux ou de Pau à Albi (entre autres) sans emprunter l'actuelle rocade. Pour information, le traffic de transit passant par Toulouse devrait augmenter de 60% d'ici 2020.

Les études d'anticipation montrent que si aucun investissement d'envergure n'est réalisé, le périphérique Toulousain sera totalement engorgé sous peu, il en découlerait des conséquences néfastes pour le développement régional et donc l'emploi.

Réduire le traffic de transit, c'est réduire considérablement le traffic de marchandise et donc réduire le traffic de poids-lourds. Les poids-lourds ont un impact très négatif sur le périphérique Toulousain : en plus d'être très polluants et générateurs de bouchons, ils sont source de nombreux accidents, notamment d'accidents de grande ampleur allant de bouchons majeurs lors de renversements jusqu'à des accidents corporels graves.

On peut très facilement imaginer les conséquences en terme de sinistres et de pollution dans 15 ans si les prévisions de progression du traffic s'avèrent justes.

A ces arguments, l'opposition répond qu'il faut remplacer les trajets en voiture par du transport en commun. Elle a tout à fait raison de souligner la nécessité de renforcer l'offre de transports dans l'agglomération mais elle fait l'erreur de raisonner à chiffres constants : on pourrait aujourd'hui se passer d'un grand contournement si on remplaçait des trajets en voiture par du tramway, du bus, du métro, du train.

Mais elle oublie de prendre en considération la densification considérable de la région Toulousaine qui fait que demain, on ne pourra pas. On ne pourra pas car l'accroissement du trafic urbain et de transit sera tel que seule une offre renforcée de transports en commun cumulée à une deuxième rocade permettra d'absorber la totalité des flux. 

En d'autres termes, il ne faut pas opposer les projets les uns aux autres mais les associer et créer des synergies.

De surcroit, une nouvelle offre autoroutière permettrait de désenclaver des villes actuellement défavorisées par le réseau de transport.

Quant au coùt, il est élevé mais une grande partie pourrait être financée par les usagers eux-même selon les principes autoroutiers que nous connaissons.

Pour les plus curieux d'entre vous, je recommande le site contournement-routier-toulouse.com ainsi que www.debatpublic-contournement-toulouse.org.

Ils pourront notamment y trouver les différents projets de tracés avec les aspects positifs, négatifs ainsi que les couts de chaque option. Ils y apprendront aussi que le Conseil Régional n'est pas si opposé au projet qu'il y parait.

Publié dans Actualités locales

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sebastien 06/02/2008 00:02

Les rocades , c'est bien,... encore faut-il pouvoir les atteindre. et c'est le gros problème actuellement. on n'a pas prévu les pénétrantes. que ce soit du coté de St Orens, ou à l'opposé ,du coté de Tournefeuille, il nous manque des axes routiers adaptés pour rejoindre ces rocades.Coté Tournefeuille, l'Arc -en-Ciel est un merveilleux outil, mais il faut chaque matin se taper des bouchons infâmes pour pouvoir l'atteindre, tout simplement parce qu'il n'y  a pas l'infrastructure adéquat.le futur contournement de Toulouse se fera dans 20 ans, en attendant, ne peut-on pas nous donner ces pénétrantes que l'on attend.

Delaire Jacques-Daniel 30/01/2008 11:25

Diriger c'est prévoir ! Nous n'échaperons pas au contournement de Toulouse qui n'est pas que la solution, indispensable avec d'autres complémentaires suggérés ici et là ! Mais 20 ans c'est demain, et plus on tardera, plus cela sera difficile et côuteux !De même que le TGV qui nous amènera au coeur de Paris en 3 heures1/2, il le faut le plus vite possible ! Pas besoin d'un deuxième aéroport dans ce cas ! De plus le prolongement vers Marseille et Barcelonne assureront le développement et la diversification économique et industrielle dont Toulouse a besion ! Regardez la carte, Toulouse est un point de passage obligé et stratégique ! P Cohen et ses amis, devraient aller chez l'ophtalmologique, J L Moudenc a la bonne vision présente et de l'avenir !

Xav. 30/01/2008 11:05

Un statu quo reviendrait à destituer les Toulousains de leur périphérique : l'augementation du traffic de passage saturerait le périphérique et obligerait les résidents à trouver d'autres modes de déplacement.En d'autres termes, le périphérique servirait aux autres plutôt que de servir aux Toulousains.Ton l'exemple est celui d'une bretelle Est et non d'une bretelle Sud Est qui relierait toutes les autoroutes.De plus, tu n'abordes le fait que des mesures incitatives ou cohercitives pourraient obliger de nombreux camions à emprunter le grand contournement. Les entreprises pourraient également s'organiser différement dans leurs implantations futures pour utiliser le contournement plutôt que le périphérique.On peut également appliquer ces hypoyhèses au traffic de voitures.Quant au fret ferroviaire, je suis tout à fait d'accord avec toi, un fret ferroviaire efficace pourrait délester non seulement Toulouse mais la France d'un traffic routier conséquent.Maintenant, au delà des aménagements nécessaires dont tu parles, il y a aussi des réformes qui s'imposent.Malheureusement, nous savons tous que cette modernisation au demeurant nécessaire n'est pas pour demain.

Benoît L. 30/01/2008 10:39

Salut Xav.Ces chiffres sont justes les chiffres du dossier réalisé par l'Etat pour le débat public.Sachant que je n'ai abordé qu'une seule question ci-dessus : montrer que cela ne soulagerait que très très peu la rocade.Mais peut-être as-tu trouvé dans ce dossier d'autres éléments qui prouveraient le contraire ?C'est clair qu'il n'y a pas de solution miracle.Pour le fret de transit, nous proposons la création d'une déviation férrée le long de la vallée de l'Hers, ce qui aura l'avantage en plus d'éloigner certaines matières dangereuses du centre-ville.Mais cela ne peut s'inclure que dans une politique globale visant à favoriser le fret ferroviaire.Bien sûr, ceci ne vaut que pour le "grand transit", mais il n'y a que celui là qui puisse être intéressé par le grand contournement.Pour le fret urbain, on préconise la création d'une ou deux gares multimodales de fret urbain pour que les livraisons dans Toulouse soient essentiellement réalisées par des véhicules adaptés et moins nombreux.

Xav. 30/01/2008 00:18

ton commentaire est intéressant mais :* as-tu vraiment besoin de prendre en exemple les chiffres qui t'arrangent le plus ?* si vous avez des solutions locales, même avec la meilleure volonté du monde vous parviendrez très difficilement à 'peser' sur le traffic de transit ...