CLUB DE L’ATELIER DES PROFESSIONNELS REFORMISTES
Le travail
Il faut relavoriser le travail en France et favoriser l'épanouissement de chacun dans sa profession. C’est le refus de l’assistanat sans contreparties, il est important que le travail redevienne le centre du système économique.
L’effort et l’engagement
Il est nécessaire que chacun d'entre nous s'investisse au mieux dans le débat public afin que les décisions politiques soient représentatives de la réalité de chacun.
La méritocratie
chaque individu doit être valorisé en fonction des efforts fournis ainsi que des buts atteints.
Le patriotisme
Croire en son pays et agir pour la France d’après.
La liberté
Croire dans l’esprit d’initiative, principale source de richesse et de progrès de notre pays.
L’autorité
Tolérance ne veut pas dire laxisme, il est important de réaffirmer les droits et devoirs de tout citoyen français et être ferme face à la désintégration de notre société
La tolérance
L’accueil des idées de chacun dans le respect de celle des autres.
L’égalité
Ce n’est pas le nivellement par le bas, c’est l’égalité des chances pour tous devant l’avenir.
La morale politique
Promouvoir l’exemplarité des comportements et le respect des engagements publics.
La fraternité
C’est la France solidaire des démunis qui refusent l’assistanat, c’est la différence essentielle avec la charité.
La convivialité
La richesse de notre réflexion viendra de la multiplicité de nos échanges amicalement concertés.
L’Europe
Défendre l’idée européenne, l’Europe là ou il le faut, autant qu’il le faut mais pas plus qu’il ne faut.
Samedi 26 janvier 2008, l’a.pré. avait l’honneur de représenter la majorité municipales à la république des blogs. Accompagné de l'adjoint au maire Jean-Michel Lattes, nous avons défendu nos
couleurs dans une salle qui était loin d’être acquise à notre cause.
Les candidats adversaires de Jean-Luc Moudenc étaient tous présents : Jean-Luc Forget, Pierre Cohen ou encore François Simon. Tous étaient accompagnés de leurs équipes de Webmaster et
Blogmaster.
Le lieu : le Buena Vista place occitane. Le sujet : les transports toulousains.
Nous sommes arrivés dans les premiers en compagnie de Jean-Michel Lattes. François Simon puis Jean-Luc Forget ont suivi. Enfin, Pierre Cohen est arrivé en retard durant l’allocution de M. Forget.
Au tirage au sort c’est le Modem représenté par Jean-Luc Forget qui a commencé : (extrait)
« Il y a une problématique des transports. Les transports sont une urgence, une
priorité.
La ville est au bord de l’asphyxie. Sans mobilité, il manque des accès à la culture, à la consommation. On a imposé des équipements sans écouter les toulousains. Il faut mobiliser les transports. Il y a une problématique d ‘accès dans le centre ville. La rue Alsace Lorraine doit être réaménagée. L’aéroport n’est pas assez desservi.
Par contre, il faut reconnaître ce qui est bien : Le « Vélib » c’est très bien. Cependant, la première chose à faire avant aurait été de créer des pistes cyclables.
Le Métro né en 1983, c’est génial ».
Jean-Michel Lattes qui représentait Jean-Luc Moudenc a continué : (extrait)
« On nous dit que c’est un désastre absolu. Je ne suis pas d’accord. En 2008, à Toulouse
on sera à 125 millions de déplacements. Le 1er choix de Dominique Baudis fût celui du Métro. Le Métro est supérieur en terme de débit à tous les autres moyens de transports courte
distance.
Nous avons l’option de développer un réseau Tramway. Nous pourrions relier Blagnac.
Pour ce qui est de l’aéroport seulement 20 % des personnes qui s’y rendent sont des toulousains. Il ne faut pas oublier que l’aéroport est présent à Blagnac pour tout le Midi-Pyrénées.
Une prolongation du tramway sur Labége et l’Union serait une bonne chose. Un réseau en étoile permet d’affiner l’offre de transport. Grâce à ces dernières années, nous sommes passés de 500 Bus
diesel à 0 aujourd’hui. Nous multiplions les accès vélos. Nous continuons à le développer aux frontières de la périphérie. » (Jean-Michel Lattes a rappelé qu’il utilisait le vélo et était
d’ailleurs venu par ce moyen de transport à ce débat. En questionnant les autres intervenants, seul François Simon a répondu qu’il était venu à pied).
Puis ce fut le tour de François Simon de « l’autre liste » (extrême gauche) : (extrait)
« On fera peut être 5, 10, ou 8 % lors de ces élections et je suis ravi que notre idée du
tramway circulaire revient au cœur des débats. Il faut continuer à développer les rues piétonnes. Le transport en voiture au centre ville ne doit plus être possible. Il faut penser à la planète.
Il faut une exigence écologique et sociale. Il faut rétablir les lignes de bus qui ont été décalés par les travaux du métro. Il faut développer les transports en commun dans les banlieues. Il
faut développer les transports nocturnes pour les travailleurs en horaires décalés. Il faut prolonger la ligne E de l’autre coté de la ville. Il faut un contournement pour les trains transportant
des marchandises classées SEVESO et qui arrivent gare Matabiau. Il faut développer les pistes cyclables et les stations vélos en agglomérations. Au lieu de dépenser 1 milliards d’euros pour une
seconde rocade pourquoi la ville n’injecterait pas cet argent dans les transports en commun. La gratuité des transports représenterait un coût supplémentaire de 35 millions d’euros (pour
Jean-Michel Lattes il s’agit plutôt de 50 millions). Pour financer ce coût supplémentaire, il faut imposé les contribuables de l’équivalent de 2 ou 3 pleins d’essence sur leurs impôts. Cela
devrait représenter une augmentation de 100 à 200 €/an pour ceux qui seraient imposables. La gratuité des transports leur permettra de faire des économies par la suite ».
Enfin, Pierre Cohen (PS-PCF-Verts) a terminé la présentation : (extrait)
« Nous avons accumulé du retard avec le métro. La ville s’est recroquevillée sur elle
même. Il faut un véritable maillage Bus/Métro. Le bus créé le lien social. Pour les personnes à mobilité réduite c’est nécessaire. Il faut un plan d’urgence rapide. La voiture doit être de moins
en moins utilisée dans la ville. L’idée du tramway n’est pas une revanche de 1983. Tramway fait plus de kilomètres et est moins cher. Pourquoi l’équipe municipale sortante n’a pas fait de
partenariat avec le Conseil Général ? Le ticket du métro est cher. Il faut une gratuité pour les jeunes de moins de 26 ans. Il faut mettre autour d’une table : chefs d’entreprises,
salariés, acteurs de la vie économique. Il y a un enjeu urbain.»
Puis une question sur le coût des propositions leur a été posé :
François Simon : « une nouvelle rocade coûte 14 millions par kilomètre. Nous ferions une économie d’1 milliard. De plus en imposant les contribuables de l’équivalent de 2 à 3 pleins d’essence par an, nous pourrions avoir la gratuité totale des transports. Nous pourrions exploiter également les voies d’eau (canal du midi et Garonne) ».
(Se tournant vers Pierre Cohen, il dit : et j’espère que cette municipalité nous la gagnerons ensemble).
Jean-Michel Lattes : « la nouvelle rocade sera une concession. Seul les usagers payeront. Le coût n’est donc pas d’1 milliard. La gratuité des transports : NON. Il y a déjà 40 % des usagers à Toulouse qui bénéficient de la gratuité. Je trouverais anormal qu’un étudiant qui vient de l’Aveyron bénéficie de la gratuité grâce au sacrifice du contribuable toulousain. En ce qui concerne les voies d’eau : un transport qui va à 4km/h c’est bien pour le tourisme beaucoup moins pour les riverains. »
Pierre Cohen : « On en est là car le Conseil Général a été viré de Tisseo. Nous pouvons faire financer notre projet par le Conseil Général et le Conseil Régional. Les navettes fluviales vont plus vite que 4km/h mais ne sont pas un enjeu. »
Jean-Luc Forget : « Nous avons la possibilité d’un retour à la dette. Nous ne sommes pas partisans de la dette zéro. La gratuité n’est pas la justice. Nous ne pouvons généraliser la notion de « jeunes » et de gratuité. La gratuité pour ceux qui sont en recherche d’emploi : OUI. On peut parfaitement faire des délégations de service publique ».
Pour terminer les sujets de l’aéroport et des usagers de l’avion ont été vaguement traités.

Construisons tous ensemble
la France d’A.P.Ré
* L’A.P.Ré, se veut être un club de réflexions politiques et de propositions, dont l’exemplarité des comportements et le respect des engagements constituent la clé de voûte.
* Nos membres souhaitent, tous ensemble, être un relais de la société civile vers le monde politique, jouer le rôle d’agitateurs d’idées, être une caisse de résonance de la diversité de la majorité présidentielle ainsi qu'un élément fédérateur de son unité.
* Nous croyons dans la politique pour défendre la création de richesses dans notre pays.
* Nous pensons que le combat des idées vaut mieux que celui des personnes
* Nous donnons à chacun la liberté de proposer, de créer, de participer, d’innover, de s’engager pour construire la France de demain.
* Nous souhaitons par notre réflexion nous engager sur le chemin du renouveau et inventer une autre manière de faire de la politique en donnant la parole à tous nos membres en leur permettant de participer au débat d’idées pour défendre ses convictions.
* Pour réussir toute réforme, il faut s’appuyer sur un dialogue social, la majorité présidentielle s’y engage, c’est pourquoi nous proposons à chaque membre de prendre part délibérément aux décisions essentielles qui vont bâtir la France d’après.
* Nous proposons, une réunion mensuelle, des commissions dirigées par un maître d’atelier où sont débattus différents thèmes.
Jean-Louis CHAVOILLON
Président de l’A.P.Ré.
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