Universités bloquées : L'Extrême gauche contre la démocratie...

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

Je prends ma plume pour vous parler d'un sujet qui me tient à coeur : les tentatives de blocages de nos universités par les organisations d'extrême gauche.

    De quoi s'agit-il ?
 
Il s'agit pour s'opposer à la réforme de l'université de bloquer l'accès de nos universités A TOUS LES ETUDIANTS.
 
    Comment cela se passe-t-il ?
 
En général, les syndicats étudiants d'extrême gauche (AGET, UNEF) organisent une Assemblée Générale dans un amphi quelconque puis convoquent tous leurs sympathisants respectifs. Le jour de l'AG, les responsables de ces organisations antidémocratiques "filtrent" l'accès à l'AG, en d'autres termes : ILS BLOQUENT L'ACCES A L'AG POUR LES ETUDIANTS QUI N'ADHERENT PAS A LEURS IDEES.
 
    Comment est voté le blocage ?
 
Malgré ça, au cas où une petite opposition subsiste, un VOTE A MAIN LEVEE de la motion proposée est organisé, quelque fois de la sorte (véridique) :
(organisateur) - qui est contre la motion ?
personne n'ose lever la main
(organisateur) - qui s'abstient ?
personne n'ose lever la main
(organisateur) - la motion est adoptée à l'unanimité.
 
Résultat : la semaine dernière, 500 gauchistes révolutionnaires ont voté le blocage de l'université du Mirail qui accueille environ 17 500 étudiants soit 35 FOIS le nombre total de votants.
 
    Que se passe-t-il concrètement ?
 
Une fois la motion votée, les extrémistes bloquent l'université avec souvent le concours d'une ADMINISTRATION UNIVERSITAIRE COMPLAISANTE. Les étudiants ne peuvent étudier, les cours sont reportés à des dates ultérieures, éventuellement, les examens sont reportés.
 
    Qui est le plus affecté par les blocages ?
 
Les étudiants qui travaillent pour financer leurs études sont souvent très affectés par ces blocages car leur emploi du temps serré ne leur permet pas par la suite d'absorber de grosses charges de cours et de travail en fin de semestre pour rattrapper le retard accumulé lors des blocages.
 
Les étudiants résidant loin de leur lieu d'étude et particulièrement les étudiants des DOM des TOM ou Africains peuvent être amenés à ne pas se présenter si les examens sont décalés car ils ont souvent acheté bien à l'avance des billets d'avion qui ne sont pas toujours déplaçables. S'ils se présentent, ils peuvent en contre partie perdre leur seule occasion de l'année de rentrer voir leur famille.
 
Il existe d'autres cas où un décalage d'examen peut provoquer une collision avec un stage à l'étranger ou autre problème difficile à résoudre.
 
En conclusion ce sont donc les ETUDIANTS LES PLUS DEMUNIS ET LES PLUS FAIBLES QUI SONT LE PLUS AFFECTES par les blocages des universités.
 
Pour toutes ces raisons puisque le blocage des universités est antidémocratique, qu'il ne sert que des intérêts politiques et qu'il dessert les intérêts étudiants, qu'il accroit les inégalités entre les étudiants, je vous demande de signer comme moi les pétitions contre les blocages et de favoriser toute initiative permettant le libre accès à nos universités qui ne doivent pas devenir demain des zones de non droit.

http://apre.over-blog.com/article-13736065.html

Xavier Spanghero

Publié dans Dossiers

Commenter cet article

Bah voyons !!! 05/02/2009 22:09

Nan mais de toute manière notre bon président ne reculera pas devant l'ampleur du mouvement et surtout pour sauver notre planète il va construire des centrales nucléaires en chocolat au lait car il va baisser sa tva qui est tout de même de 16,9 % ce qui est inadmissible !!!!Pécresse veut nous faire manger du pain !! Sarkozy y rajoute du chocolat au lait c'est pas ti magnifique ça :)

gauchedecombat 01/02/2009 01:47

là où la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie....

G. 31/01/2009 22:58

Le sondage et l'outil statistique en général sont bien évidemment des outils qui peuvent se révéler extrèmement dangereux. Cependant je pense qu'un sondage quelqu'il soit, est dangereux et qu'il ne peut aucunement être représentatif d'une réalité. Les échantillons d'individus intérrogés n'etant trés souvent que peu représentatifs, le sondage en devient subjectif. Ainsi je vous conseil vivement de visiter le site suivant: http://sauvonslastatistiquepublique.org/ .Enfin il est des fois où il n'est pas nécéssaire d'user d'outils statistiques afin de connaitre l'opinion des individus, mais plutôt d'aller sur le terrain en discuter avec eux. De plus en contexte de crise, qu'elle soit, comme aujourd'hui, politique, culturelle, financière, économique, ou même peut-être idéologique, je ne pense pas que l'Etat francais ait un réél bénéfice à tirer d'une publication statistique correspondant à la réalité. Enfin, je ne dirais pas que nous somme dans un pays totalitariste, ou monocratique, car lorsque l'on connait l'existance de l'appel d'offre gouvernementale pronant des "veilles d'opinions", visant à "prévenir" les messages politisés postés sur les forums ou lieu de réflexion internet tels celui-ci. je vous laisse l'adresse suivante traitant de ce sujet: http://scideralle.org/Appel-d-offre-Veille-de-l-opinion.html .

gauchedecombat 29/01/2009 21:09

d'un côté, un sondage présumé (merci de donne rla soruce) qui dirait que 61 % n'apprécieraient pas la grève, alors que trois jour splutôt un autre affirmait que près de 75 ,% des français l'apporuvaient... faudrait savoir ! on ne peut direr l'inverse et son contraire..

G. 28/01/2009 21:08

Bonjour, après lecture de ces commentaires je me suis vu contraint de répondre à ces accusations et affirmations vulgaires.
Pour commencer un petit extrait du site « Le Parisien.fr », ou, autrement dit, un exemple d'une certaine légitimité de la structure d'opposition actuelle vis à vis de la multitude de réformes promises par N. Sarkozy.

« C'est vrai que l'on risque d'assister à un mouvement important. Et ceci pour deux raisons. Tout d'abord, il y a une unité syndicale totale, ce qui ne s'est pas produit depuis la mobilisation contre le CPE en 2006. Et puis le capital sympathie dans l'opinion est très élevé. On n'a pas connu ça depuis 1995. Il est même plus important qu'à l'époque: 69% des Français sont cette fois favorables à la grève de demain, contre 65% en 1995, selon un sondage CSA. Cela veut dire que le mouvement va être très suivi et soutenu par l'opinion publique. »
Grèves
Tout sur la grève du jeudi 29 janvier. « Le Parisien.Fr »

Afin de répondre à une déclaration pitoyable qui est la suivante:

« Je trouve l'UMP bien môle à ce sujet, comme il y a pas si longtemps ! Nous serons peut-être amené à manifester en masse nous aussi en faveur des réformes et contre les bloqueurs de la société !

Faut dire que la loi d'autonomie est une très bonne loi »

Je me vois contraint de vous proposer une pré-analyse de la LRU, effectuée par des étudiants et chercheurs des UFR de sciences humaines, de droit politique, ainsi que de l'UFR d'histoire de Caen.
Ceci est une pré-analyse et elle pourra être approfondie.

Article L141-1 du code de l’éducation :
« La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation, et à la culture; l’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’Etat » (et aussi al. 3 du préambule de la Constitution de 1946).
 
Le 4 août 2007 a été votée la loi dite « Relative aux libertés et responsabilités des universités ». Si le constat d’une défaillance de l’Université, pour assurer sa mission d’enseignement de qualité, est claire pour tous, toute réforme n’en est pas pour autant bienvenue. Déjà refusée sur le fond à deux reprises (2003 et 2005), cette loi s’inscrit pleinement dans la logique des réformes libérales engagées depuis plusieurs années.
La réforme dite « LMD » (2002), sous couvert d’une harmonisation européenne des systèmes d’éducation, a en réalité entériné une inégalité des diplômes.
La dernière loi sur la recherche (LOPRI, 2005) a en partie soumis la recherche aux investisseurs privés.
La loi d’autonomie, dernière étape de ce processus, introduit massivement les intérêts privés dans la gouvernance et le financement des universités. Il ne s’agit donc pas de « rupture » mais bien de continuité.
 
Cette loi, sous couvert d’une résolution miraculeuse de la double crise de l’Université et de l’emploi, a été élaborée en catimini et votée pendant l’été pour éviter toute contestation. Pourtant de nombreuses mises en garde ont été envoyées au gouvernement. Ainsi différentes institutions se sont prononcées contre cette réforme :
· Le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche) du 22 juin 2007,
· 25 Conseils d’administration d’universités (dont Caen),
· De nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives (ANDES, ATTAC, CFDT, CGT, FAGE, FCPE, FO, FSE, FSU, LDH, Les Verts, PC, PS, UNEF, UNL, UNSA, Sauvons la Recherche, SUD, Syndicat de la Magistrature...).
 
Tout comme pour l’adoption et l’acceptation du LMD, cette nouvelle réforme est censée améliorer le fonctionnement des universités françaises. Une simple loi, votée à la va-vite pendant l’été serait donc le remède miracle. Mais alors pourquoi n’avoir organiser aucune réelle concertation avec les acteurs des universités ?
        Voici notre analyse de ce texte qui vous permettra de voir les enjeux réels de cette loi.
 
Démocratie bafouée :
 
Actuellement, l’administration des universités est composée de 3 conseils : le Conseil Scientifique (CS), et le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) détiennent le pouvoir de proposition, le Conseil d’Administration (CA) détient le pouvoir décisionnel.
Désormais, le CS et le CEVU perdent toute initiative et seront simplement consultés, au profit d’un CA tout-puissant (Art. 8 et 9).
Dans ce contexte, la nouvelle composition du CA est d’autant plus problématique (Art. 7) :
 
La représentativité des personnalités extérieures, nommées par le Président de l’université, est augmentée au dépend des personnels IATOSS et des étudiants. De plus, le nombre de membres au CA est réduit de 2 à 3 fois, accentuant ainsi une centralisation du pouvoir au profit direct du Président. En bon chef d’entreprise, celui-ci pourra :
· Gérer la masse salariale : droit de véto sur les recrutements, attributions de primes, recrutement d’étudiants (sous-payés)  pour des activités de tutorat et de service en bibliothèque, recrutement de contractuels pour toutes tâches ( Art. 19 et 22),
· Avoir une voix prépondérante lors d’une égalité de voix au CA (Art. 7).
 
Financements des universités : des inégalités croissantes.
 
           Le bilan est clair, l’université n’a pas assez de moyens. En effet, depuis déjà de nombreuses années, l’Etat ne finance plus l’université à la hauteur de ses besoins : bâtiments hors normes d’incendie depuis 2000 à Caen, manque criant de personnels, manque d’amphis, de salles, d’ordinateurs et la liste est longue… De plus, ces budgets annuels, déjà largement insuffisants, ne sont versés dans les faits qu’à hauteur de 80 % dans la plupart des universités.
 
Voici les solutions proposées par le gouvernement :
· Transfert de la pleine propriété des locaux publics à l’université. Celle-ci pourra les vendre ou les louer (alors qu’ils sont déjà en nombre et en état insuffisant) (Art. 32 et 33).
· L’université doit se vendre auprès des entreprises privées : par manque de moyens, les universités cherchent de nouveaux modes de financement. L’un est l’investissement des entreprises (Art. 28). Bien sûr, celles-ci ne sont pas là pour faire de la charité : diminution du coût d’investissement dans les formations et la recherche, trouver de la main-d'œuvre formée spécifiquement à leurs propres besoins rendant dépendant le diplômé à l’entreprise... Les entreprises choisiront ainsi de financer les filières jugées utiles et rentables, accentuant ainsi les inégalités entre universités et entre filières. De plus, est à craindre une remise en cause de l’indépendance des cursus universitaires vis-à-vis des entreprises qui les financeront.
· Le dernier moyen : la hausse des frais d’inscription ! Celle-ci, censée « responsabiliser les étudiants », va surtout instaurer une inégalité sociale dans l’accessibilité aux études supérieures. Chaque année ces frais augmentent en moyenne de 5 % / an et au regard des pays voisins sont appelés à exploser : Portugal 850 €, Allemagne 1000 €, Angleterre 3900 €…. Rappelons qu’aujourd’hui l’université est le dernier lieu où l’on peut accéder aux études supérieures de manière plus ou moins abordable. Notre ancien Premier ministre n’est pas de cet avis : « Il faudra trouver d’autres sources de financement pour nos universités [...] La seule solution crédible  […] repose sur une augmentation considérable des frais de scolarité  » (Discours sur l’enseignement supérieur, fév. 2007, Dominique de Villepin).
 
Des conditions d’études et de travail au rabais :
 
Aujourd’hui le recrutement d’un Enseignant-chercheur s’effectue devant la « commission de spécialistes » de la filière concernée. La loi supprime ces différentes commissions pour créer un « comité de sélection », dont les membres, pour moitié au moins extérieurs à l’établissement, sont proposés par le Président de l’université et nommés par le CA. Ensuite le CA propose au ministre « une liste de candidats classés par ordre de préférence » (Art. 25). Enfin ce nouveau « Président tout puissant » possède un droit de veto absolu sur les recrutements. Quelles compétences ont une instance administrative et politique (le CA) et surtout le Président pour former ce comité théoriquement composé « en majorité de spécialistes de la discipline » ?
Ainsi, tout recrutement sera soumis au bon vouloir de quelques personnes, voire d’une seule, facilitant d’autant, en l’absence expresse de contrôle, le copinage et autres abus déjà en cours.
 
 De plus, l’embauche de contractuels sera généralisée : « Le Président peut recruter pour une durée déterminée ou indéterminée des agents contractuels pour occuper des fonctions techniques ou administratives correspondant à des emplois de catégorie A [ou] pour assurer des fonctions d’enseignements ou de recherche » (Art. 19).
 
Pour le personnel technique et administratif, leurs conditions de travail n’en seront que plus précarisées (salaires plus bas, flexibilité augmentée) laissant un peu plus à l’abandon une université en ruine. Un service public de qualité passe par de bonnes conditions de travail des salariés.
Pour le personnel enseignant, une concurrence s’installera, où chacun devra négocier son salaire. Les moins bons et moins connus seront précarisés et certains grands pontes de l’enseignement seront privilégiés. L’inégalité dans la qualité de l’enseignement sera donc généralisée et institutionnalisée, mettant en place des universités de secondes zones et des universités d’excellences.
L’université devient une entreprise, les règles de gestion publique sont oubliées. Elle pourra embaucher quiconque sans minimum requis (de salaire ou de compétence) au détriment de la qualité de l’enseignement public.
 
Pour les étudiants, les conditions d’étude déplorables dans lesquelles nous vivons déjà ne doivent pas nous laisser accepter une loi qui, sous couvert d’une amélioration de ces conditions, ne fera qu’accentuer les inégalités.
Il est effectivement urgent de s’occuper de l’enseignement supérieur et de la recherche mis à mal depuis de trop nombreuses années par des politiques libérales. L’éducation et la recherche n’ont pas à plier devant les exigences du marché économique. De nombreuses réformes sont souhaitables, en voici quelques pistes de réflexions :
· Création d’une véritable politique financière comprenant un investissement public massif pour l’amélioration et l’entretien des bâtiments, une véritable politique de l’emploi répondant à la pénurie actuelle
· Création d’un véritable statut de Doctorant et ne plus lui attribuer cette place à cheval entre le chercheur et l’étudiant.
· Réappropriation du pouvoir par les acteurs de l’université et éviction des 3 représentants du MEDEF au CA.
 
Voilà sur ce point.

Deuxième citation extraordinairement regrettable:

« En général, les syndicats étudiants d'extrême gauche (AGET, UNEF) organisent une Assemblée Générale dans un amphi quelconque puis convoquent tous leurs sympathisants respectifs. Le jour de l'AG, les responsables de ces organisations antidémocratiques "filtrent" l'accès à l'AG, en d'autres termes : ILS BLOQUENT L'ACCES A L'AG POUR LES ETUDIANTS QUI N'ADHERENT PAS A LEURS IDEES.

En conclusion ce sont donc les ETUDIANTS LES PLUS DEMUNIS ET LES PLUS FAIBLES QUI SONT LE PLUS AFFECTES par les blocages des universités. »


Premièrement, vous devriez noter qu'en aucun cas l'UNEF est considérée comme de l'extrême gauche, provenant d'une scission d'avec la FSE, étant alors considérée comme « peu radicalisée »
De plus une « Assemblée générale » est comme son nom l'indique: « générale ». De plus j'aimerais que vous puissiez me dire en quoi une Assemblée Générale puisse être « antidémocratique » sachant que, fondamentalement, elle est par principe une base de la structure démocratique.
Vos propos sont injuriant, et votre réflexion quelque peu vulgaire. Vous devriez privilègier une certaine altérité à celle-ci.


Enfin, je voudrais vous faire part de ma réflexion en vue de la citation suivante.

« Je trouve l'UMP bien môle à ce sujet, comme il y a pas si longtemps ! Nous serons peut-être amené à manifester en masse nous aussi en faveur des réformes et contre les bloqueurs de la société !

Faut dire que la loi d'autonomie est une très bonne loi,

J'espère aussi que la démocratie reprendra ses droits dans nos universités car à force de blocages idiots et intempestifs et de reports de mesures urgents, les universités perdent le peu de crédit qu'elles avaient encore face aux grandes écoles et même, face aux écoles privées. »

Vous souhaitez que la démocratie « reprennent ses  droits ». Je pense que vous n'avez que très mal compris, analysé et interprété la LRU, que vous ne connaissez que trop peu le contenu de la PRL, ou du rapport Hetzel.
Et sachez qu'en temps qu'étudiant de sociologie politique et d'anthropologie du pouvoir, il est possible de trouver votre discours très peu mature et plutôt du registre positiviste.
Je vous souhaite de reprendre votre réflexion sur les principes fondamentaux du rôle universitaire ainsi que de l'idéologie démocratique.