Intervention de Jean-Louis Caccomo le 24/10/07

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)

L'ECONOMIE LIBERALE EST UN PLEONASME!

C est avec un de ces termes forts et percutants que Monsieur CACCOMO, maître de conférence en économie à l’université de Perpignan à interpellé les personnes présentes.

Mercredi 24 Octobre 2007, l’association libérale « Libertés chéries », les cercles libéraux, et l'A.P.Ré- les réformateurs de l'UMP de Jean-Louis CHAVOILLON ont invité Monsieur CACCOMO, pour parler de l’un des sujets des plus brûlants : « Le modèle social Français ».

Pour la rentrée politique de l'A.P.Ré, la qualité était à nouveau au rendez-vous.

Après une très brillante démonstration économique démontrant le rapport de plus en plus déséquilibré entre les charges prélevées par l’état et la part restante aux Français pour vivre et épargner, Monsieur CACCOMO a expliqué que le modèle social Français était voué à l’échec dans son fonctionnement actuel. Il a surtout démontré avec brio que seul le libéralisme permettait à un pays de progresser, d’investir et de produire plus.

Insistant sur la capacité d’épargne comme seul moyen à long terme d’investissement, aujourd’hui la dette et la mauvaise gestion de l’état ponctionnaient fortement cette épargne et par contrecoup empêchait tout investissement productif. Il a ensuite balayé l’ensemble des systèmes de protection sociale, tous en presque faillite, affirmant que ces systèmes sociaux, impulsés par une idéologie ne pouvaient déboucher que sur un fonctionnement totalitaire de l’état. Parmi ses nombreuses affirmations, il a déclaré notamment qu' « aujourd’hui on veut boucher les trous du système de santé, alors que c’est le système lui-même qui doit changer » ou encore « L’administration Française ne peut évoluer, son système est basé sur la création de déficits pour continuer à durer» ou bien enfin  « à chaque fois que l’état crée une taxe ou un impôt nouveau c’est la preuve qu’il ne veut rien faire pour améliorer la gestion de l’état» la recherche de ressources nouvelles prouve la volonté de continuer à dépenser encore plus.

Ces mots très forts étaient bien sûr étayés par des cas très frappants. Prenant l’exemple de sa propre université, il a expliqué qu’un professeur voulant économiser sur l’argent public, pour optimiser des investissements, se voit l’année suivant réduire ses attributions, sous le fallacieux prétexte qu’il ne l’a pas dépensé. La conclusion de cette "farce" n'est bien évidemment que seule une dépense au-delà du budget permet de le faire progresser. Toujours plus de moyens et jamais l’évaluation des résultats.

De nombreux sujets tous plus intéressants que les autres ont été abordés au cours de cette soirée qui s’est prolongée assez tard, l’assistance demandant toujours plus. Après cet exposé de nombreuses personnes ont posé des questions, toutes plus judicieuses les unes que les autres, avec notamment « Aujourd’hui, avec ce qui se passe en France qui dirige l’état ? »  Ou bien « l’endoctrinement permanent des jeunes dans le système scolaire, dont les programmes donnent encore, en économie, la priorité au système marxiste, est-il en cause dans l’impossibilité à changer de modèle social?»

Ces questions intéressantes ont toutes fait l’objet d’une réponse complète et riche, le débat évoluant de l’économie libérale vers un constat d’immobilisme et d’une rupture timide, pour l'instant, du gouvernement actuel. Ce constat a permis de développer des discussions très riches sur cette exception Française qui, des médias aux politiques d’opposition, permet de refuser ce qui a été voté démocratiquement par une majorité de Français. Monsieur CACCOMO, là encore, reprenant ce débat à son compte a expliqué par exemple que Monsieur JOSPIN a justifier la mise en place des 35 heures par la volonté d'une majorité de français qui l'avait porté au pouvoir. A l’opposé, les dispositions du programme de Nicolas SARKOZY, plébiscités par un nombre important de Français (plus de 53% de Français) ne peuvent se mettre en place, compte tenu des blocages antidémocratiques quotidiens organisés par des gens invités à la table des négociation au nom d'un certain dialogue social.

Cherchez l’erreur!

Cette soirée s’est terminée par une dédicace des livres écrits par Monsieur CACCOMO.

Radio plus Toulouse par votre serviteur, fera un interview de Monsieur CACCOMO de 17 heures à 18 heures le premier jeudi de décembre. ( 6 décembre)

Patrick CRASNIER



« Le modèle social Français »…tel est le thème de ce café politique organisé, le 24 octobre 2007 à la « Taverne de Maître Kanter » sous la houlette de « Liberté Chérie », « Le cercle des libéraux » et de l’APRé, les réformateurs de l’UMP. 

Jean Louis CACCOMO, responsable du master « Economie & Management » à l’université de Perpignan, il est l’auteur de nombreux articles scientifiques dans la presse nationale et internationale.

Une fois de plus, l’APRé a fait un choix excellent, pour sa rentrée, en participant à cette réunion qui se déroulait le 24 octobre entre la grève du train et celle des avions.

« Le libéralisme étant avant tout une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie » (Jacques de Guenin)

Le libéralisme se construit sur des bases solides qui sont la liberté, c'est-à-dire assumer sa condition d’homme, et la responsabilité.

Jean louis CACCOMO, dans un discours clair et percutant a donné les raisons pour lesquelles le système social actuel, non seulement était voué à l’échec, mais pouvait conduire au totalitarisme de l’état.

En effet, les droits sociaux, dont nous bénéficions actuellement sont totalement déconnectés de leur origine et donc de leur raison d’être. Ainsi, aujourd’hui, une recette doit être inventée quand une dépense se présente.

De cette façon, les prélèvements sociaux, fiscaux et re-fiscaux ne peuvent pas baisser. Une part de cette dette est financée par notre épargne, la rendant ainsi insuffisante pour son rôle premier : la production de richesses.

Dans cette logique de fuite en avant, un budget consommé incomplètement n’est pas traduit par une économie mais comme une « paresse ». Nos universités sont pleines d’étudiants absents. Vérifier que les inscrits sont présents dans les cours, revenant à « dénoncer »des filières improductives, pourrait, ainsi, faire évoluer l’université vers des filières créatrices de richesses. En fait ceci est essentiellement vu comme un risque de perte de subventions.

De plus, il semblerait qu’une partie non négligeable des étudiants étrangers utilisent l’inscription à l’université Française pour obtenir une carte de séjour et contourner, ainsi, les lois sur l’immigration. Les motivations pour les études semblent, alors, plus que secondaires.

Jean louis CACCOMO a su captivé son auditoire si nous en jugeons par les questions, toutes plus pertinentes les unes que les autres, posées jusqu’à fort tard dans la soirée. Personne n’a vu le temps passer.

De nombreux participants, sans attache à un parti politique, acteurs de la vie économique ont, en faisant part de leur expérience rendu cette soirée vive, intéressante et constructive ; en les remerciant nous leur demandons d’être motivant autour d’eux.

FLORENCE MAZZOLENI
Secrétaire générale adjointe de l’APRé

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patrick CRASNIER 28/10/2007 08:54

POur la bonne comptéhension du début du texte, il faut connaitre le titre de cet article qui n'a pas été reproduit ici il s'agit de        L'ECONOMIE LIBERALE EST UN PLEONASME!

A.P.ré. (Frédéric Guyonnet) 28/10/2007 12:38

Patrick, merci pour cet article. Je viens de modifier et est inseré ton titre.Fred