L'A.P.Ré a accueilli Charles Millon le 1er juin 2007

Publié le par A.P.ré. (Frédéric Guyonnet)


DSCI0252bis.JPG     "Les rapports Nord Sud"

 

Vendredi 1 juin 2007

(Charles Millon entouré de Marie-Claire
Danen et de Jean-Louis Chavoillon)
(en partenariat avec AGORA – Club 89 – Pôle débat UMP - Forum des Républicains – Femmes Libertés).

Accueil : composition de la tribune, nombre de participants (environ 100 personnes)
M. Danen présente Charles Millon : Député de l' Ain de 1978 à 1995 et de 1997 à 2002. Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale de 1989 à 1995. Ministre de la défense de 1995 à 1997. Maire de Belley (01) de 1977 à 2001. Conseiller général de l'Ain de 1985 à 1988. Conseiller régional de Rhône-Alpes de 1978 à 2003. Président du Conseil régional de Rhône-Alpes de 1988 à 1999. Conseiller municipal de Lyon (3ème arrondissement) depuis mars 2001, Conseiller Communautaire. Depuis septembre 2003, Ambassadeur représentant la France auprès de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) à Rome.
DSCI0244.JPGOuverture de la réunion par Mme Chantal DOUNOT du club 89 :

« M. Millon, va nous exposer les raisons du bouleversement des rapports Nord-sud, l’analyse qu’il en a fait au cours de sa longue expérience et les pistes qui, selon lui, il faudrait suivre pour, progressivement, sortir le Sud de son ornière. En effet, le sud, anciennement dénommé « tiers monde » a subit dans les années 70 de profonds bouleversements. Une nouvelle classification, du pays le plus pauvre au pays dont l’évolution est la plus avancée, a vu le jour. L’explosion de la démographie ayant conduit à une forte augmentation des migrations.DSCI0242.JPG

Charles Millon prend la parole « Comment gérer le déséquilibre entre les pays émergents et les pays développés ? Les relations entre l’Afrique et l’Europe, notamment la France, concernent plusieurs domaines.

  • Les liens historiques tissés depuis de longues années, ont conférés aux Africains des droits sur nous. Nous devons, maintenant, instaurer des liens constructifs.
  • Nous devons les aider à augmenter leur niveau de vie pour que les migrations diminuent. Pour cela, l’Europe doit traiter les causes et  diminuer les déséquilibres.                                                                            
  • Les Etats Unis, la Russie, la Chine et le Brésil, grands espaces économiquement et politiquement influents, ont révélé le morcellement et l’inorganisation de l’Europe.
  • Sur le plan économique, les ressources sont mal exploitées. Le drame du Darfour est lié à l’accord liant le Soudan et la Chine pour l’exploitation du pétrole.
  • DSCI0246.JPGAprès la chute du mur de Berlin, l’Afrique, n’étant plus le lieu du duel entre pays communistes et capitalistes, a été abandonnée. Les conséquences de cet abandon ont provoqué une prise de conscience suivie de la mise place d’un système d’aide. Cette générosité, sans responsabilité, imposée par les banques, s’est vite avérée être un échec. L’urgence est de mettre en place de nouvelles procédures capables de créer « la chaîne de la richesse ». Il s’agit de ne plus plaquer un modèle tout fait, mais d’inculquer la culture d’entreprise. 
  • Une première option consiste à projeter les Africains dans l’avenir. En remplaçant l’assistance, par la mise en place de la chaîne « Assurance et réassurance », qui à chaque niveau de la production couvre les risques liés aux catastrophes naturelles. Ce système permet la mise place d’un vrai système économique désolidarisé des aléas climatiques.DSCI0250.JPG

L’Afrique possède des ressources naturelles et agricoles capables de générer des richesses. Une deuxième option concerne la mise en place de filières qui permettront e conserver, à chaque étape, la valeur ajoutée. La répartition des risques sera assurée par la création de fonds d’investissements, les organisations internationales ayant à leur charge la création d’environnements favorables à l’installation de ces filières. Elles règleront les conflits, assureront la stabilité politique, l’éducation, la formation, la justice.

L’enjeu est capital. Si l’Europe, et la France notamment, qui par la Francophonie a su garder des liens culturels, abandonne l’Afrique, les grandes zones d’influence se la partageront en fonction de leurs besoins. Si l’Europe est incapable de soutenir l’Afrique, l’Europe perdra toute sa crédibilité.
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L’équipe Rédactionnelle de l’A.P.Ré
(de gauche à droite : Philippe Evrard, Frédéric Guyonnet,
Jean-Jacques Gladin, Florence Mazzoleni, Jean-Louis Chavoillon
Jean-Claude Bayaut-Daban, Charles Millon, Françoise Pellegrino)

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